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  • : LE MONDE MINIATURE DE SASGARION
  • LE MONDE MINIATURE DE SASGARION
  • : figurines diorama monde imaginaire 1/72ème cosmos 1999 Culture
  • : Le monde miniature imaginaire de Sasgarion, qui vit depuis plus de trente ans. Tenté un moment par un diorama classique, une ville miniature au 1/87ème, je suis allé vers quelque chose de plus personnel, foisonnant, sans règles, toujours transformé et renouvelé, mais surtout moins cher ! Bon, c'est aussi, très clairement, une sorte de thérapie, de dérivatif, un moyen de survivre, sans doute. Egalement ici, les contes de la Forêt Enchantée, des chansons...
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Mercredi 5 avril 2006 3 05 /04 /Avr /2006 21:42

MORSURES

 

(5 mars 1995 - Petit exercice de sensualité avec Gilles au cinéma. Sur l'écran : Florent Pagny dans un lavomatic)

 

Oui, j'ai le mors aux dents

Pour retenir un moment

Ces mots faciles qui attendent

Trop tendres pour se vendre

 

J'aime avoir tant faim

De ton corps, de tes mains

J'aime ce petit goût d'enfin

Et toi qui mords si bien

 

Oui, j'ai le mors aux dents

Et des visions devant l'écran

De visages pâles découpés

En profils lointains, non concernés

 

En projection... Très privée

Ton sourire avait illuminé

Le velours sordide des sièges usés

Etalés comme un écran blasé

 

J'y lisais trop bien

J'y libérais enfin

Une faim tant désirée

Une dimension recherchée

 

Car j'avais tant faim

De pouvoir braver enfin 

La ville, les gens, les Autres

Cette salle sera nôtre

 

Car j'avais trop faim

De dépasser mes airs incertains

Faim de me retrouver avec toi

Et de ton talent à faire le chat !

 

Oui, j'ai le mors aux dents

Avec ce film... Surprenant

"Tom est tout seul", en somme

Mais seul est tout homme

 

Oui, j'ai le mors aux dents

J'avais avant toi le vide en dedans

Triste, devenu incroyant

La rencontre du Cygne imposant

Et de l'Opossum, impossible ?

 

Et pourtant, Nous sommes partis pour cette aventure

La peau marquée de nos morsures

Puis, heureux, je vis se libérer

En hiver, ce gars-là sur les galets   

Par daniel - Publié dans : oyats
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Mercredi 5 avril 2006 3 05 /04 /Avr /2006 21:27

LE TEMPS QUI PAST

(souvenir d'Irlande et de Claude, 16 février 1995 - Daniel)

 

A quoi bon verser trop de larmes

Sur le temps qui past

Ne jamais l'oublier, sans drames

Il distraira le coeur et l'âme

Pas besoin qu'il soit là en vrai

Seulement en ruminer le réchauffé

A Paris, en forêt, à Belfast

Il nous écrasera de bon coeur

Le temps qui past, le temps qui past...

 

Il est passé, croyez cette harangue

Alors que tout semblait mourir

Faner en silence, se ternir

Un fait étrange

 

Il s'est produit, contre toute attente

La douce occasion d'un heureux partage

Pour rendre moins fades des images

Un drôle d'ange, un drôle d'ange

 

J'ai des visions des rues de Belfast

En courant derrière le temps qui past

Et, revenant sur des jours morts

J'essaie de les vivre encore

 

J'ai des visions attristées

Des quais, des briques rouges de Belfast

De maisons semblables face à face

Un soir humide d'Ormeaux Street

Sous la neige, à Lisburn Road, un porche qui luit

Dans la nuit du temps bien passé

 

"Past", ça veut dire "passé", il passe et nous terrasse

C'est fou ce temps qui past

Or, depuis que tu as parlé

Et écrit, le temps s'est comme arrêté

Et je t'ai mieux regardé, Passé

 

Depuis qu'est né février

Mes hivers sont devenus froids

Sur les vieilles joies, les plaisirs bien lisses

Une épice nouvelle s'immisce

Et dans les choses du temps qui past

Toujours, dans mes rêves, je t'embrast...

 

(il va falloir que j'arrête de faire des chansons peuplées d'ange à tous les étages ! Ce n'est plus le Paradis, c'est une volière...)

Par daniel - Publié dans : oyats
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Samedi 1 avril 2006 6 01 /04 /Avr /2006 12:59

LE BISOU DE LA MORT - Par Daniel - Episode 1

 

Résumé : En Casteigne, 30 ans après la disparition de Radegonde, un ménestrel à la belle petite gueule d'ange parcourt la forêt et envoûte les foules. Une biche folle, amoureuse de lui, tue les femmes qui veulent le séduire, bien qu'il soit pédé comme au moins deux phoques et demi. Un jeune éditeur homo de parchemins érotiques, Rumonaque, militant passif à la MBA (Méchantes Blattes Académy), est chargé de l'enquête par son seigneur de père, qui a fort honte de lui et veut encore en faire un homme...

 

Bonjour à tous, mes chers petits amis !

Oyez, oyez cette aventure qui commence ici !

 

Nous voilà revenus devant cette roue du temps qui fuit

Et qui nous autorise certaines magies.

 

Je m'en vas vous conter l'étrange fait divers

Qui secoua jadis le royaume fier,

La riche Casteigne, orpheline depuis un an

De Flaive, son roi le plus puissant.

 

Les temps avaient fort vite changé en Casteigne

Et la bride tomba d'elle-même à la fin du règne.

Les fantasmes et les passions longtemps réfreinés

Se libérèrent après avoir été tenus au secret.

 

La société évolua dans ce qu'elle avait de plus gluant et permissif ;

Les actes les plus simples de la vie ne s'admettaient que jouissifs ;

A l'heure où l'ordre laissait la place aux désirs,

Les arts connurent un flamboyant devenir .

 

Partout, on riait et chantait pour célébrer

L'aube nouvelle d'un monde à réinventer.

Les troupes de saltimbanques couraient alors les bois

Dans le souci d'honorer leurs nombreux contrats.

 

Et la voûte feuillue abritait, le soir tombant,

Des festins joyeux autour des feux ronflants.

Un des artistes les plus réputés de cette époque fantasque

Etait Sodomislas, du bienheureux pays sangliaque.

 

Sa voix claire, portée par le doux frémissement de sa lyre,

Charmait les épouses qui minaudaient en rêvant au pire,

Pendant que certains maris aux sens déployés

Goûtaient fort le vacillement de leur virilité.

 

Les filles flattaient avec audace les vieux nobles esseulés,

L'amour fleurissait aussi entre les brebis et leurs bergers,

Et les tendres éphèbes, par l'éclat de Phoebé caressés,

S'éclipsaient sous les remparts avec les hallebardiers...

 

Ces jours sans nuages foisonnaient de vie

Et plus vivantes encore étaient les nuits ;

La Casteigne et l'Eléborance s'étaient réconciliées dans l'Amour

Et ses différentes natures, tout cela semblait sans retour.

 

Quel heureux temps, voué aux plaisirs et aux chansons,

Où les hommes se donnaient la main au lieu de se filer des gnons !

 

Il arriva un jour que notre baladin se produisit dans un village de Casteigne

Et toute vie s'interrompit au profit du spectacle longtemps annoncé,

Dans cette vallée sombre que parfois un soleil courageux baigne,

Sans vraiment apporter de joie et de chaleur à la communauté.

 

Le jeune prodige chanta donc pour cette populace laborieuse, avide de répit,

A l'instigation du seigneur local, amoureux de tout ce qui était à la mode et dernier cri.

Après un banquet assez peu somptueux à cause de la gêne qui imprégnait ce lieu,

Le poète entama son récital et comme toujours, jamais il n'avait fait mieux !

 

Sa voix étrange, pourtant audible par toute l'assemblée médusée,

Semblait venir du fond des Temps les plus oniriques et oubliés.

Pas une femme n'était épargnée par le ravissement qui unissait bourgeoise, veuve et pute,

Et de même, jusqu'au plus délicat minet qui, dans l'intimité, couine en ut. 

 

Les dames émues jusques aux larmes barbouillaient leurs dentelles de morve,

Pendant que les maris considéraient le chanteur d'un oeil torve ;

Tant de beauté et de talent absolus lui apportaient une notoriété glorieuse,

Mais ils réveillaient chez certains les violences intérieures les plus envieuses...

 

En retrait de ce public rêveur et conquis, sous l'abri des frondaisons vertes,

Deux yeux de biche, ornés de longs cils, pleuraient d'une rosée discrète.

 

Quel coeur de femme eût pu être sec au point de ne pas, comme les autres,

Verser le délicat sel de la mélancolie douce, parmi cette foule d'apôtres ?

L'émotion atteignait, pour cette spectatrice, une telle force dans la plénitude,

Que plus elle était heureuse, plus elle en pleurait, cachée dans sa végétale solitude...

 

Mais dans le jour qui s'enfuit, la plus provocante des fleurs finit par se refermer.

Et le beau ménestrel s'inclina pour mendier les acclamations, après le dernier couplet.

 

Après les ovations, une meute de femmes de tous âges

Déferla sur le chanteur avec un déchaînement de passion ;

Mis à la peine au milieu de cette pression et de ce babillagen

Le coquet baladin dut s'agripper des deux mains à son pantalon.

 

Une grosse dame plus enthousiaste que les autres, drapée de velours noir,

Ecrasait de ses paluches la tête des frêles concurrentes,

Enjambait les précieuses qui roulaient au sol comme des poires,

Afin de saisir le cou du gracile garçon à la beauté envoûtante.

 

Lui qui l'avait tant ravie et distraite de son veuvage,

Ne put contrôler l'élan démesuré de cette fanatique ;

Il la reçut dans le creux de l'estomac, elle poussa un cri sauvage,

"Je t'aime !" et tous deux churent selon les lois de la mécanique.

 

A peine visible, étouffé par l'ardeur de cette dame couchée sur lui,

Sodomislas ne put qu'écarter les bras dans la boue généreuse ;

On l'entendit couiner faiblement "Merci ! Merci !"

Au milieu du tourbillon de folie furieuse.

 

Autour du fouillis, les mâles riaient en se tenant les côtes ;

A la lueur du grand feu, les ombres s'agitaient comme des diables ;

Sodomislas sortit en rampant de la mêlée provoquée par sa faute

Et courut vers sa tente, poursuivi par la bourgeoise implacable.

 

La nuit reprit ses droits et son calme, autour du logis de toile ;

Nul ne sut ce qu'il advint entre le chanteur et la veuve ;

Certaines mauvaises langues doutaient qu'il lui fasse grand mal,

Car la médisance et la jalousie ne sont pas des habitudes neuves.

 

Au matin, deux garnements envoyés faire de l'eau à la rivière

Trouvèrent la berge encombrée d'une masse confuse et humide ;

C'était là l'ultime couche de la veuve si active naguère,

Assassinée, le fard coulant sur son visage et dans l'eau limpide...

 

Un grand émoi agita la localité, le seigneur fit grand battage

De témoins et de suspicions gratuites qui auraient permis

La résolution rapide, à tout prix, de cet odieux carnage,

Et le retour à la paix de la vallée endormie.

 

Bien sûr, on interrogea, un peu rudement,

Le damoiseau chantant qui avait eu le dernier contact

Avec la victime acharnée à lui ôter ses vêtements,

Qui lui avait imposé le plus intime des pactes...

 

Sodomislas objecta qu'il n'aurait rien eu à gagner

A tuer la pauvre femme avide de la plus haute des victoires !

Et tandis qu'il parlait, on entendait dans sa bourse tinter

Les deniers sûrement laissés pour l'accomplissement du devoir.

 

Le baladin ébahi fut arrêté sur ordre du seigneur ;

Dans le village, les hommes criaient "Qu'on le pende !",

Les femmes déchiraient leurs robes dans une inconsolable douleur,

Déjà, on cherchait un arbre pour que la corde se tende.

 

Le coupable idéal était à la disposition du seigneur ;

Du moins ce dernier le croyait-il, mais on vint lui rappeler

Qu'il s'exposait, en cherchant un tel fautif extérieur,

A subir le courroux des seigneurs plus grands qui l'entouraient.

 

En effet, le magicien de la musique et des mots jouissait de protections

A travers tout le pays, grâce à ses talents déployés ;

Le roi lui-même l'avait tenu en pleurs en son giron

Et Sodomislas, avec ce prince, en Giton s'était diversifié...

 

On ne pouvait impunément imputer à l'être charmant,

Couvert par de si puissants personnages,

Un tragique et hétérosexuel débordement,

Sous peine de politiques dommages...

 

Alors, en privé, le seigneur entendit la confession

Du chanteur à la voix soudain étranglée :

"Oui, Seigneur, je ne fais rien par devant de cette façon ;

Cette femme me laissa mou ; fort déçue, en me payant elle s'en est allée ;

 

Je ne sais ce qu'il advint de cette pauvre âme ensuite ;

Je vous supplie de ne point porter préjudice à mon public

En révélant au monde quelle réalité m'habite !

On lui a fait violence, or, je suis épais comme une trique :!

 

Cette mort me cause grand tourment mais je n'y suis pour rien !

Certains soutiennent le faux car cela les arrange !

Ils craignent pour la vertu des épouses qui me tendent leurs reins,

Cela fait partie du spectacle, mais Seigneur, épargnez-moi la fange !"

 

Le seigneur médita sur le délicat dilemme ;

Il vociféra sur la déliquescence des moeurs de cette époque,

Entre la crainte d'un verdict erroné contre le faiseur de poèmes

Et celle de le voir s'attarder là en bêlant son équivoque.

 

Le seul recours était, pour contrôler la populace,

De chasser l'intrus, en faisant croire à une évasion ;

Mais il fallait aussi, avant qu'un commissaire du roi prenne place,

Mettre la main sur le vrai meurtrier qui avait semé la confusion...

 

A SUIVRE...

Par daniel - Publié dans : oyats
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Vendredi 31 mars 2006 5 31 /03 /Mars /2006 20:21

(sur l'air d'une chanson d'Aznavour, reprise par Shirley Bassey - "When i was young"-. Daniel, vendredi 29 mars 2002, 9h00-9h45)

 

INTERDIT !

 

Interdit

Au long des jours

Qui me restent ici

D'm'en aller aux longs cours

Et de chercher l'image

Qui aura des nuits bercé

Mon âme gourmande d'orages

Et de chances ignorées...

 

Interdit

De m'alourdir de cette quête,

D'aimer trop les soucis,

pour donner une illusion d'être ;

Interdit toujours,

Quand je serai jeune,

Dans le nouveau retour

De vouloir ce qu'on me donne ;

 

Inetrdit !

D'aller au-devant

Des bonheurs compliqués

Et des anges emmerdants !

Interdit enfin,

De chercher dans les brumes

Quand il va surgir, ce poing

Qui veut me tendre l'infortune...

 

Interdit

D'aimer encore,

De compter ce qu'on a joui,

D'idéaliser les corps,

Interdit de croire

Aux retours les meilleurs

Du balancier d'histoires

Alourdi de nos erreurs...

 

Interdit !

De cultiver la terre,

Les plus belles laitues

Des jardins se couvrent de vers ;

Interdit de plonger

La tête la première

Dans l'écume des marées,

Si l'on confond l'eau et la poussière !

 

Interdit !

D'attendre que la cloche sonne,

Les jours où les indices

Et les peurs tardives cautionnent

Les raisons que j'avais données

De faire attention d'aimer

Quand... Je serai jeune...

 

INTERDIT !

De faire la fête !

Et puis d'aimer rire,

Si c'est juste faire semblant d'être 

Interdit de mourir,

De verser sang et larmes,

Il vaut mieux laisser pourrir

Les fruits annoncés qui sont en panne !

 

Interdit

De laisser venir à moi

La magie des possibles,

Quand je veux rêver dans les bois ;

Interdit pour demain

Et, qui sait, les autres matins...

Et ça... On verra bien...

Par daniel - Publié dans : oyats
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Vendredi 31 mars 2006 5 31 /03 /Mars /2006 20:04

(sur la fermeture du "Commerly" et sur l'air de "Les copains d'abord" - Daniel, mercredi 27 février 2002 - Pour Jean)

 

ON A PERDU LE NORD

 

Connaissiez-vous ce lieu magique,

Dans cette rue où l'on cherche les colchiques

En vain, si simple mais joli,

A côté d'ici ?

 

Il est entré dans la légende

Chez les survivants de la Bande

Qui errent en couinant sur chaque bord

"On a perdu le Nord !".

 

Mais où est donc passé, clament-ils,

Cette taverne trop subtile ?

Penchés sur les portulans,

Affolé, en cherchant

 

Mais bon sang la longitude

De ce Triangle des Bermudes

Qui nous aurait happé âmes et corps

Ce bon sang de Nord.

 

Mignons frustrés, fêtards embrumés,

Ils évoquent ensemble ces soirées

Où le miel de l'accordéon

Coulait des murs saumon,

 

Les cuivres et les vieux papiers,

Paisibles comme dans un grenier,

Ailleurs se foutent de notre gueule,

Le Nord est à eux-seuls !

 

Dans quel pays, Quelle dimension,

Un beau jour retrouvera-t-on

Celui qui avait fait un fanal

De ce lieu cardinal,

 

Pour les amitiés du soir

Et l'énergie du désespoir ?

Mais cette parole est d'or :

Il gardera le Nord !  

 

Par daniel - Publié dans : oyats
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Vendredi 31 mars 2006 5 31 /03 /Mars /2006 19:15

L'Argile Oubliée - Daniel, 24 nov. 2000

 

Voilà, c'est fait, c'est décidé,

Je décide de m'enterrer ;

Mes abîmes sont bien plus beaux

Quand je les vois de moins haut

Quand je les vois de moins haut.

 

Plutôt que de me complaire

A choir, à pleurer misère,

Je préfère descendre à la pelle

Le rappel de ces joies rebelles

Le rappel de ces joies rebelles.

 

Mes amis, ne croyez pas

Que j'ai cru y croire autant

Vous disiez de cet amour-là

Qu'il ne durerait pas un an.

 

J'ignorais que ma chambre donnait

Sur des siècles qui se reposaient, et

Que les fissures de l'argile sans conscience

D'une eau plus claire pleuraient en silence

D'une eau plus claire pleuraient en silence.

 

J'ignorais que sous mon plancher

La pâle radicelle va chercher

Une once de vie en bas, très loin,

Dans les vides plus grands que les miens

Dans les vides plus grands que les miens.

 

Mes amis, ne croyez pas

Que j'ai pris le goût de la fuite

Je me trompais sur cet amour-là

Comme cette roche, il s'effrite...

 

A tout prendre et pour comprendre,

Faute que la vie me le rende,

Ce délire-là s'est envolé

Alors je vais l'enterrer

Alors, je vais m'enterrer.

 

J'ignorais que ma chambre donnait

Sur ce dédale d'argile oubliée ;

Je le sais, des lieux et des êtres

Dégagent leur propre lumière

Dégagent... Leur propre lumière...

 

(chercher "nasta" et "cataphile" et vous trouverez autre chose...)  

Par daniel - Publié dans : oyats
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