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Vendredi 31 mars 2006

(le 16 mars 2001, je me suis permis ce petit règlement de comptes... Sur le thème des mots qui riment en "ute"... Depuis "il" s'est assagi. Le pire, c'est qu'il adoré la chanson !)

 

C'EST CA, PROFUTE  !

 

Tant qu'il en est encore temps, profute !

De la voie que ton seul choix mérute

Ignore donc le sens des joies déconfutes

Ou les affres qu'à ce seul choix on impute !

 

Misère du temps rêvé, évanoui trop vute !

Va noyer dans l'épaisse fumée, les acides volutes,

Ces piteuses sensibleries au kilomutre

Et les encombrantes odeurs de la beauté à compromuttre.

 

Ce sont l'amour et l'utile qui permutent

C'est l'attrait du facile, le goût du néant qui s'égutte

C'est le défi de plaire et les saveurs des variés futres

Qui te remplissent de mépris quand jaillissent les butes !

 

Tant qu'il en est temps, vas-y, profute !

La confiance et l'affection sont des monoluthes,

De lourds suiveurs dont il te faut briser les puttes

Pour qu'ils ne gênent plus le cours de ton malingre comput.

 

Quand tu n'auras plus d'amis mais des clients, encore, profute !

Tu ne seras plus qu'une fausse vierge tueuse qui couine en ut,

Ou la larve molle, plus tard rongée par les mutes,

Désespérée par les pauvres bonheurs qui te quttent.

 

Toi qui n'a rien appris, tu le pourrais mais j'en dute,

Et gare aux naïfs qui croiseront ta rute,

 

Toujours, bien à fond, Profute ! Profute ! Profute !...

Par daniel - Publié dans : oyats
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Vendredi 31 mars 2006

BLOGONS ENSEMBLE - Daniel, 31 mars 2006, 9h00-9h30 - pour N... (sur l'air d'une très belle chanson romantique d'Alain Léamauff)

 

Blogons ensemble, mon amour

Viens, allons bloguer ensemble

Bloquons ensemble, sans retour

Les voies mortes qui ressemblent

 

A ces chemins, mon amour

Qui nous avaient perdus

A travers les détours

Et les désirs sans issue.

 

Blogons ensemble, mon amour

Allons courir la Terre

Sans masques et dis-moi si tu es pour

Laisse-moi un commentaire

 

Allons bloguer sur la mer

La mienne est bien la plus belle

C'est ma joie, c'est mon repaire

Elle te paraîtra irréelle.

 

Blogons ensemble, mon p'tit coeur

Essayons de sauter...

Par-dessus les murs des frayeurs

Ayons le mérite d'exister

 

Allons blaguer, mon amour

Sur les douleurs, les choses tristes

J'escaladerai la plus haute tour

Pour revenir sur la piste.

 

Oui, je t'appelle "Mon Amour"

C'est une formule de style

Eh ben tant pis si je me goure

Au moins, laisse-moi t'être utile

 

Ils sont revenus les beaux jours

Et je t'en souhaite de plus grands

On peut être fous d'amour

Sans jamais être amants.

 

Blogons ensemble, mon amour

Je veux rêver sur la Terre

Du balancier, de ses retours

Je ne vis que de mystères

 

Allons bloguer sur le temps

Avec tous ses vides à remplir

Et je valide mes sentiments

Voilà... Ce que je voulais te dire...

 

(Parfois, les plus belles histoires sont celles qui ne commencent jamais... Chuut ! J'ai dit : Parfois !)

Par daniel - Publié dans : oyats
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Vendredi 31 mars 2006

L'Argile Oubliée - Daniel, 24 nov. 2000

 

Voilà, c'est fait, c'est décidé,

Je décide de m'enterrer ;

Mes abîmes sont bien plus beaux

Quand je les vois de moins haut

Quand je les vois de moins haut.

 

Plutôt que de me complaire

A choir, à pleurer misère,

Je préfère descendre à la pelle

Le rappel de ces joies rebelles

Le rappel de ces joies rebelles.

 

Mes amis, ne croyez pas

Que j'ai cru y croire autant

Vous disiez de cet amour-là

Qu'il ne durerait pas un an.

 

J'ignorais que ma chambre donnait

Sur des siècles qui se reposaient, et

Que les fissures de l'argile sans conscience

D'une eau plus claire pleuraient en silence

D'une eau plus claire pleuraient en silence.

 

J'ignorais que sous mon plancher

La pâle radicelle va chercher

Une once de vie en bas, très loin,

Dans les vides plus grands que les miens

Dans les vides plus grands que les miens.

 

Mes amis, ne croyez pas

Que j'ai pris le goût de la fuite

Je me trompais sur cet amour-là

Comme cette roche, il s'effrite...

 

A tout prendre et pour comprendre,

Faute que la vie me le rende,

Ce délire-là s'est envolé

Alors je vais l'enterrer

Alors, je vais m'enterrer.

 

J'ignorais que ma chambre donnait

Sur ce dédale d'argile oubliée ;

Je le sais, des lieux et des êtres

Dégagent leur propre lumière

Dégagent... Leur propre lumière...

 

(chercher "nasta" et "cataphile" et vous trouverez autre chose...)  

Par daniel - Publié dans : oyats
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