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  • : LE MONDE MINIATURE DE SASGARION
  • : Le monde miniature imaginaire de Sasgarion, qui vit depuis plus de trente ans. Tenté un moment par un diorama classique, une ville miniature au 1/87ème, je suis allé vers quelque chose de plus personnel, foisonnant, sans règles, toujours transformé et renouvelé, mais surtout moins cher ! Bon, c'est aussi, très clairement, une sorte de thérapie, de dérivatif, un moyen de survivre, sans doute...
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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 11:15

 

Résumé de l'épisode précédent : Tout est bien qui finit bien. Ah, parce que c'est fini ? Oh que non...

 

 

Jeudi 7 juillet 2011

 

A bord du Sasgarion – Poste principal -  3h52 du matin

 

 

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- Gytring : J’aime bien ce service de nuit… Si on peut dégager une constante des 3 semaines que nous avons passées dans la région, et parmi tous les évènements dramatiques que nous avons connus, c’est qu’aucun n’est survenu entre 3 et 4 heures du matin…

- Sandra Matizet : Oui, c’est quand même beau d’être là pour voir ça : ce calme, cette immobilité générale de tout ce qui nous entoure…

 

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- Gytring : Monsieur Hellaindrie, vous pouvez rentrer chez vous. C’est votre quatrième nuit d’astreinte consécutive, elle doit vous paraître bien longue…

- Hellaindrie : Merci, c’est gentil. C’est que samedi, je suis réaffecté aux réparations de la zone de lancement 2. Je risque même de camper dans la section C. Mais on voit le bout du truc.

- Gytring : Profitez du calme, vous aussi…

 

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- Sandra Matizet : …J’ai une alerte détection ! Deux objets de petite taille apparus au nord, à une quinzaine de Mini-km…

- Gytring : Identification ? Trajectoire ?  

- Sandra Matizet : Aucun signal, aucune réponse à notre code. Ils semblent voler ensemble, à vitesse lente et constante, à une altitude de 1 200 ou 1 500 mini-mètres environ.

- Gytring : Ils volent juste au-dessus des toits… Vers la mer, on dirait…

 

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- Officier Mordrenn : Je ne vois que des petits points dans la nuit, sur l’écran.

- Sandra Matizet : Oui, c’est curieux, les nano-sondes en suspension au-dessus de l’hôtel devraient émettre aussi des données télémétriques plus précises. Je ne capte ces objets qu’au radar. Faut-il déclencher l’alerte ?

- Gytring : Lancez l’alerte jaune, uniquement pour la Sécurité et les gardes de permanence, pour l’instant... Ici Poste principal, Contrôleur Gytring, j’appelle la piste 1.

Voix : Oui, Monsieur ?

- Gytring : La section A est mise en alerte jaune. Avez-vous un appareil prêt à partir pour reconnaissance et interception ?

- Voix : Oui, j’envoie l’équipage à bord. Où doivent-ils aller ?

- Gytring : …Environ 15 mini-km vers le nord ou le nord-ouest… Sandra, tu es sûre ? C’est très proche, ça fait seulement 200 mètres pour les Grands…

 

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- Sandra Matizet : Si nous n’avons pas pu les voir avant c’est qu’ils ont dû s’approcher à basse altitude, entre les maisons, auquel cas ce sont des engins pilotés miniatures. C’est d’autant plus suspect… Euh… Ah !... Je n’ai plus rien ! Plus le moindre signal !... Leur dernière position semblait être au-dessus de la rue Rotschild et du grand parking de la Villa Sylvia.

- Gytring : Pour la Sécurité et la piste 1 : On maintient le niveau d’alerte et la reconnaissance aérienne.

 

  

 

Le village de repos – Niveau A de la Section D – 7h50

 

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- Docteur Ibüprofein : Bonjour, Lehnric ! Je passe en coup de vent avant d’aller au bureau !

- Hardy : Le vent reste décidément insaisissable, il fait tomber des arbres et des éléphants bleus au bord des routes, mais il laisse les mains vides…

- Docteur Ibüprofein : Pourquoi tu dis ça…

- Hardy : Peut-être parce que j’espérais te voir plus souvent pendant mes petites vacances, ma petite cure de nostalgie montvillienne dans ce champêtre décor…

- Docteur Ibüprofein : Oui… Je sais… C’est vrai, je t’ai un peu négligé ces jours-ci alors que ça aurait été plus facile pour nous voir cette semaine, mais ce n’était pas prémédité… Le boulot s’est intensifié ces jours-ci. Cette expérience de conditionnement collectif vécue par les Oyatsines est un sujet d’étude passionnant. Il faut aider ces gens à assumer la « descente » pour que leur société ait les meilleures chances de s’adapter à la nouvelle situation, même si elle est plus prometteuse à priori. Prometteuse, mais effrayante quand même…

- Hardy : Si tu te dévoues avec une telle passion pour une bonne cause, tu es un peu, vaguement, pardonnée.  

 

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- Docteur Ibüprofein : Merci

- Hardy : Finalement, ils vont dans le Cantal. Et les recherches dans la baie ?

- Docteur Ibüprofein : En ce qui nous concerne, elles ont cessé depuis mardi, le 5 juillet. Mais nous avons réaménagé une partie intacte de la cité souterraine pour une centaine de personnes qui vont poursuivre la mission, pendant quelques temps. Quand nous serons installés à Groffliers, nous serons juste à côté d’eux pour leur apporter l’aide nécessaire… Et donc, oui, le Cantal. Il paraît que les Grands de Brocéliande ne sont pas ravis de leur choix. On m’a dit qu’ils espéraient déjà accueillir le Sasgarion, en vain. Ils semblent beaucoup tenir à valoriser la vaste zone protégée dont ils disposent… Et je me rends compte, en disant cela, que nous sommes en train de parler boulot. Cela t’est interdit par la cure, je ne devrais même pas te donner les nouvelles.

 

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- Hardy : Les nouvelles me manquent. Ce qui manque ici, également, c’est un jardin, un peu de verdure, quoi.

- Docteur Ibüprofein : Nous n’avons pas la place.

- Hardy : Un jardinet, alors… Avec des fausses plantes.

- Docteur Ibüprofein : Ce ne serait pas très joli. L’Amiral a bien une plante en plastique dans son bureau et je sais qu’il lui parle, pour entretenir une illusion de vie… Tu veux finir comme ça ?... Et puis que ferions-nous d’un jardinet, alors que nous allons cette nuit décoller pour un magnifique domaine où la nature est riche et parfaitement maîtrisée ?... Attends… Je n’y crois pas !

 

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- Hardy : Quoi ?

- Docteur Ibüprofein : Tu es encore à bord du Sasgarion et tu le regrettes déjà ?! C’est ça ? C’est l’aventure qui va te manquer. Tu sais que ça n’a pas beaucoup de sens : nous avons des mois et des mois de travail et d’explorations pour découvrir la baie d’Authie et l’embouchure de la rivière. Que ce soit dans les airs, dans la chambre 313 ou à Groffliers, tu restes le chef des opérations extrieures.

- Hardy : Oui, mais je m’ennuie déjà. Et c’est un peu triste de savoir que ce vaisseau ne volera plus… On sait ce qu’on perd mais pas ce qu’on va trouver. En fait, je me sens parfaitement reposé et apte à reprendre mon poste. Considérons la cure comme terminée. D’ailleurs, tu vois, je suis prêt à partir.

 

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- Docteur Ibüprofein : Tu es supposé rester là jusqu’à samedi.

- Hardy : Eh ben « samedi-rien » du tout ! Allez, je sors d’ici !

 

 

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- Docteur Ibüprofein : …Attends-moi, j’ai un certificat à faire…

- Hardy : Envoie-le par e-mail !

 

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Professeur Décalon : Tiens ! Vous revoilà !

Hardy : Bonjour-bonjour !

 

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« Bonjour Commandant !

-          Tiens ? Déjà ?

-          Le Commandant sur la passerelle !

-          Vous êtes revenu ?

 

- Hardy : Je n’étais pas parti bien loin ! Bonjour à tous !... Bonjour Gytring.

 

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- Gytring : Monsieur, votre place est chaude.

- Hardy : Merci. Je suis content… Rassuré de vous retrouver tous.

 

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- Chardonville : Bienvenu chez vous.

- Hardy : Merci… Quelles sont les nouvelles ?

 

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- Chardonville : Une brève alerte de détection aérienne cette nuit, classée sans suite. Les préparatifs du décollage se poursuivent, nous quittons le Voltaire comme prévu cette nuit à 00h30. Les Grands suivront le vol par radio, étant donné qu’ils n’avaient rien pour descendre 3 étages plus bas et livrer un vaisseau miniature de plus de 4 grands-mètres de long… Les réparations de la base mobile sont en cours, elle devrait être rendue opérationnelle début août. Mais comme nous n’avons établi aucun programme pour les 8 semaines à venir, c’est la seule chose sur laquelle on peut se la jouer cool. La base de sauvetage des Oyatsines est en fonction et elle est ravie du matériel que nous lui avons livré. Ensuite, j’ai ici un rapport détaillé sur la migration de leur peuple. Et un autre rapport, sur l’installation des montvilliens de Diride à Stella. La communication officielle y est toujours aussi folklorique et sommaire, mais des civils nous ont fait part de plaintes de femmes de plusieurs soldats. Des soldats qui ne sont pas revenus du désert calogien avec les autres hommes de Fresnize.

- Hardy : …Il y a tant de gens morts ou perdus à retrouver là-bas… Bien. Au travail !

 

 

Vendredi 8 juillet – 00h28

 

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- Hardy : Poste principal à Navigation. Heure H – 2 minutes. Commandant Brandoren, nous sommes prêts, tout est OK.

- Voix de Brandoren : Merci, Commandant Hardy. Je prends la main.

- Hardy : Ok, je me couche. Enfin, je passe.

 

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- Hardy : Position ?

- Gytring : Nous survolons la jetée de la base nautique en direction de la plage. Le virage s’effectuera au-dessus de la dune pénétrante dans 10 minutes. Monsieur Brandoren a augmenté la vitesse en raison du vent de tribord.

 

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- Sandra Matizet : Alerte déclenchée dans la section C-2 ! Commandant, j’ai un appel urgent de la borne-com 41 ! Je passe sur Grand écran.

- Une voix : …tendez oui ou merde ?!

- Hardy : On vous entend et on vous voit.

 

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- Glairemann : Ici le technicien Glairemann ! Des hommes armés ont investi le secteur ! Ils nous ont virés de la zone des réparations !

- Hardy : Qu’est-ce que ça veut dire ?... Sandra, appelez l’officier Meurmenigs sur la piste 2 !

- Sandra Matizet : J’ai déjà essayé, mais personne ne répond.

- Hardy : …Des hommes armés… Glairemann, décrivez-les !

- Glairemann : Ils ont un uniforme montvillien !

- Chardonville : Hardy… La Section énergétique n° 2 est juste à côté de la piste 2, à un niveau en-dessous…

 

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- Hardy : Colonel Jollas, enfin voyons !! Je veux des réponses !!

- Jollas : Je ne comprends pas. Il y a des appels d’alerte de plusieurs compartiments. Les gens de la section se sont enfuis ou ont été évacués de force. Un bande armée surgie d’on ne sait où est en train de prendre le contrôle de la zone.

- Hardy : Mais d’est absurde ! Et on dit que ce sont des soldats montviliens !

- Jollas : Je vais voir sur place et réunir sur certains points périphériques les hommes disponibles.

 

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- Hardy : Il faut très vite connaître l’état de la menace ! La section énergétique 2 ne répond plus et c’est très grave. C’est elle qui fournit les machines de propulsion ! Allez-y ! Isolez toute la section C, sur tous les niveaux et faites évacuer ! Allô, j’appelle la Navigation ! Nous sommes en alerte rouge ! Réduisez la vitesse et l’altitude, et mettez-nous en sustentation par les réacteurs ventraux ! Sandra, diffusez l’alerte sur toutes les bornes-com et donnez les itinéraires d’évacuation. Section médicale ?...

- Une voix : Oui, Monsieur ?

- Hardy : Rapport de l’OVMD, je vous prie.

- La voix : Aucun signe vital défaillant à bord !

Hardy : C’est toujours ça… Mais qui sont ces hommes ?... Pourquoi ?... On est en plein cauchemar…

- Chardonville : Ils sont là dans un but précis, nous ne tarderons pas à avoir de leurs nouvelles.

 

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- Gytring : Commandant, on signale une baisse des niveaux d’énergie dans les salles des machines. Toutes les piles semblent être déconnectées par groupes successifs.

- Hardy : Peuvent-ils aussi couper l’alimentation par les réserves ?

- Gytring : Oui. Il leur suffit d’éteindre le disjoncteur général de la centrale.

 

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- Sandra Matizet : Commandant… Un appel de la section énergétique n° 2…

- Chardonville : Nous y voilà…

- Hardy : Connectez-nous. Je veux le son et l’image.

 

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- Hardy : Le général Diride !...

- Diride : Bonsoir. Je m’adresse aux officiers responsables du Sasgarion. Comme vous le savez déjà, mes hommes et moi contrôlons un secteur névralgique du vaisseau. Je vous appelle au calme et surtout ne tentez rien d’inconsidéré… Nous pourrons ensuite discuter paisiblement. Sachez que nous sommes à bord depuis près d’une vingtaine d’heures et vous imaginez bien que nous avons eu le temps de nous préparer à contrer toute initiative de votre part, qui ne pourrait qu’avoir des effets malheureux !

 

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- Hardy : …Discuter paisiblement… Vous commettez ici un acte de piraterie, rien de moins. Ce n’est pas une démarche paisible ! Et qu’avez-vous fait de votre habit de lumière ?

 

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- Diride : Ah, Commandant Hardy… Je l’ai échangé contre un costume plus pratique. Pour une opération commando réussie, il faut éviter de trop scintiller.

- Voix de Hardy : Qu’est-ce qui vous prend ? Croyez-vous vraiment capturer et surtout garder le Sasgarion de cette manière ? C’est absurde ! Voué à l’échec. Vous êtes minable !

- Diride : Faites le coq tant que vous voudrez, si ça vous soulage. Pensez surtout à l’instant présent et à la manière dont vous allez préserver la vie de vos passagers…

 

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- Diride : Vous constaterez vite que je n’ai gardé comme otages que les 3 techniciens présents ici. Je n’en ai pas besoin de plus. Vous savez pertinemment que sans l’alimentation par la section 2, vous ne pouvez plus faire fonctionner les hélices de propulsion. Et l’alimentation auxiliaire, avec le renfort des réservoirs d’hélium, permettra de garder le vaisseau en vol statique pour une durée de 30 minutes au maximum. Je suis bien renseigné, m’étant intéressé de près à la construction du Sasgarion en Montvillange…

 

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- Diride : Le disjoncteur général est sous notre contrôle. Je ne vous redonnerai l’énergie nécessaire, par intermittence, que lorsque nous serons tous d’accord, en personnes civilisées, sur l’exécution sans faille de mes ordres… Ce gros bouton jaune sera à la fois votre carotte et votre bâton. Si vous m’obéissez, le vaisseau pourra repartir, en suivant un nouveau cap. Et si vous transgressez mes règles, je coupe tout à nouveau !

 

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- Hardy : C’est de la folie pure. Qu’espère-t-il donc ?

- Chardonville : Détourner le vaisseau, manifestement. Le conduire sur leur base à Stella, j’imagine…

- Hardy : Chez un Grand Protecteur ? Tout ça n’a pas de sens ! Si nous appelons Monsieur Asselin, il va tout de suite donner des consignes pour prendre en charge le Sasgarion dès son arrivée ! A quoi tout cela peut-il servir ? Oui, d’ailleurs, appelez-le tout de suite !

 

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- Diride : Commandant Hardy ? Vous êtes toujours avec moi ?... Je viens de vous envoyer les premières coordonnées vers lesquelles le vaisseau va se diriger, dès que je serai sûr d’avoir toute votre attention et votre coop… Mais arrêtez-le, cet abruti !...

 

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- Diride : Commandant, il va falloir être plus sage que ça ! Actionner le dispositif d’urgence pour réactiver les piles et dévier la puissance était une bonne idée, mais elle vaudra à votre technicien un bon mal de crâne ! Je vois bien qu’il faut vous laisser un léger temps de méditation… Disons que je vous rappelle dans 15 minutes !

- Hardy : Diride !!   

 

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- Docteur Losleer : Il a vraiment le contrôle total du navire ?

- Chardonville : Total, non, mais il détient les moyens de chantage suffisants pour nous obliger à faire ce qu’il veut.

- Hardy : Je me demande ce qu’il a prévu en cas d’attaque… Jollas est sur place, nous ne devrions pas tarder à le savoir.

- Gytring : Commandant, Jollas signale qu’il va bientôt gagner un atelier de maintenance par la coursive latérale tribord, dans la scetion C-2. Il est au nouveau du sas de chargement.

- Hardy : Il est tout près de la centrale. C’est bien… Et pour les coordonnées que Diride nous a transmises ?

- Gytring : C’est sur le hameau de La Folie…

- Hardy : C’est un gag ?

- Chardonville : Non, c’est une étape. Une façon de s’assurer qu’il a bien le contrôle…

 

 

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- Jollas : Hardy, nous sommes devant la porte de l’atelier. Rien à signaler, aucune surveillance. Nous allons entrer.

- Voix de Hardy : Soyez très prudents, encore plus que vous pensez l’être déjà ! On peut craindre quelque chose de très vicelard de sa part…

 

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- Jollas : Nous sommes dans l’atelier. Un groupe tient le sas de chargement et la coursive. Toujours rien en vue. Nous allons maintenant atteindre le corridor 18-B…

 

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BANG !!!

- Jollas : Explosion !! Explosion dans le sas !!

 

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- Hardy : Jollas ! Répondez !...

- Voix de Jollas : Ils sont là !! Ils nous tombent dessus !!

 

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- Chardonville : Quelle horreur !... Les choses vont beaucoup trop loin !

- Hardy : Docteur, avez-vous un rapport de votre service ?...

 

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- Diride : Commandant !! Vous ne me prenez pas au sérieux. Vous avais-je oui ou non prévenu ? Il va falloir vire reconsidérer votre comportement si vous ne voulez pas voir vos pertes s’alourdir ! Terminé !

 

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- Un soldat : Général… Vous êtes bien sûr de tout maîtriser ? Cette attaque nous a coûté la majeure partie des explosifs pris dans l’armurerie de la zone de lancement…

- Diride : …Oui… Comme je suis un gentil patron, je ne vous ferai pas pendre pour avoir osé douter de moi, mon garçon. Mais sur le plan pratique, vous avez raison. Les compartiments latéraux sont maintenant impraticables. Pour s’assurer des autres accès, il suffit de restreindre notre périmètre… Hardy… Enondradel… S’il vous plaît, ne faites plus de conneries…

 

 

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- Docteur Losleer : L’OVMD rapporte 2 interruptions de signes vitaux avec constat de décès… Mais… Il y a 3 hommes pour lesquels il n’y a pas de signaux du tout… Hardy… Je crois qu’ils ont été projetés à l’extérieur par l’explosion du sas.

- Hardy : …Gytring, faites décoller un Gecko pour constater les dégâts à l’extérieur… Appelez Jollas, qu’il replie tout son monde hors des limites. On suspend toute activité pour le moment. Je vais chez l’Amiral.

 

 

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- Jollas : Amiral, je suis responsable des services militaires et de la sécurité interne. A ce titre, je reconnais mon échec et j’en assume les conséquences. Veuillez accepter ma démission. Voici mon arme.

- Enondradel : Vous croyez que c’est le moment, Colonel ? Allons, mon ami, je ne vous impute rien du tout. Personne n’aurait pu anticiper à la fois la nature et l’extrême violence de l’attaque dont nous faisons l’objet, qui plus est de la part de nos propres compatriotes. J’avoue mon trouble et mon incompréhension… Hardy, où cela nous mène-t-il ?

- Hardy : A la Folie, Monsieur.

- Enondradel : Pardon ?!

- Hardy : Je veux dire au lieu-dit La Folie-de-Berck, sur la route de Rang-du-Fliers. Nous pensons qu’il s’agit d’une première étape avant de nouvelles consignes qui devraient bientôt arriver. Diride doit reprendre contact dans les 5 minutes qui viennent…

 

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- Jollas : Puisque je vous dis que je suis écrasé par la honte… Allez, prenez mon arme…

- Hardy : Une inspection est en cours sur le flanc du vaisseau. Pour autant que nous le sachions, la porte du sas de chargement du secteur C a été arrachée et 3 hommes ont été lancés dans le vide par une série d’explosions. Il y a 2 autres tués et 4 blessés. Nous ignorons si Diride et ses hommes ont piégé d’autres accès, mais c’est très possible. Pour ce qui est de la gestion du vaisseau lui-même, nous avons pu allonger la marge d’efficacité des systèmes auxiliaires alimentés par la centrale n°1 d’une vingtaine de minutes. Mais le vent d’ouest est fort et la Navigation ne peut pas corriger complètement la dérive. Nous risquons d’être drossés à la dune ou aux arbres si nous ne n’avançons plus.

- Enondradel : Et dire que nous pensions être arrivés au bout des problèmes… Comment ont-ils fait ? Combien peuvent-ils être ? Nous avons près de 200 militaires à bord et on ne peut rien faire ?

 

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- Jollas : Puisque je vous dis que je n’en veux plus, que je n’en suis plus digne ! Prenez-là donc !

- Enondradel : Chhhht…

- Hardy : Non, c’est trop risqué. Ils doivent être 12 ou 15, pas plus. Leur arrivée à bord peut à présent être reliée à une alerte temporaire survenue cette nuit. Des objets volants non identifiés ont été brièvement localisés à une certaine distance avant de disparaître. Le professeur Chardonville, qui a plus d’imagination que moi, estime qu’il s’agissait de 2 hélicoptères. Sans doute fauchés aux Oyatsines, le jour de la catastrophe, dans la confusion générale, par les hommes de Fresnize portés disparus au moment de l’évacuation… Ramenés secrètement à Stella, ils ont servi à emporter Diride jusqu’à l’hôtel Le Voltaire où ils se sont posés de nuit sur la gouttière, près de la fenêtre de la chambre 313. Les agresseurs sont ensuite entrés dans la chambre, ont escaladé le vaisseau jusqu’au toit et sont entrés par la piste 2, toujours en réparation et partiellement ouverte. Il est vraissemblable qu’ils ont passé la journée cachés dans un hangar, comme celui où les partisans de Diride dissimulaient leur émetteur. Ils ont su eux aussi exploiter notre point faible : Il n’y a jamais plus du quart de la surface du vaisseau qui soit occupée en même temps par ses habitants… Ils ont donc pu rester invisibles jusqu’à leur assaut contre le secteur C…

 

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- Enondradel : …Ah ben dites donc… C’est vraiment le professeur qui a déduit tout ça, ou bien le scénariste craint de ne pas être compris des lecteurs ?... Et on sait comment ça va finir ?

- Hardy : Non. Personne ne sait. Pour le moment, c’est Diride qui est maître du jeu. Il vaut mieux ne plus rien tenter contre lui, au moins parce qu’il est urgent de retrouver notre potentiel énergétique. Et puis nous gagnerons du temps. Mais il faut quand même que tout soit fini avant l’aube.

- Enondradel : Mais nous en avons, du temps ?

- Hardy : Tout dépend de l’endroit où il veut nous emmener. Je doute que ce soit Stella.

- Hampföld : En effet, ce ne serait pas très malin et Diride sait bien que nous allons communiquer avec les Grands Protecteurs. Ni Monsieur Asselin, ni Monsieur Codevelle ne sont joignables sur leur numéro spécial pour le moment. Je vais insister jusqu’à ce que nous puissions nous faire entendre à l’extérieur… Commandant, la vie des gens du bord est notre priorité absolue. Il existe une procédure d’évacuation du vaisseau. Avons-nous les moyens de l’entreprendre ?

 

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- Hardy : Oui. Mais la liste n° 1, celle des personnes non indispensables ou non prioritaires et les personnels d’encadrement et de soins, comporte 175 noms. Les 11 Geckos de différents types et en état de marche dont nous disposons ne suffisent même pas à les emporter tous.

- Enondradel : Faudra-t-il demander à Diride sa permission pour déclencher cette opération ?...

- Hardy : Je crains qu’il faille en passer par là.

- Enondradel : Bien… Alors, je vais moi-même boire le calice avec vous au Poste principal et discuter avec ce malade. Au fait, nous n’avons pas répondu à la principale question : Pourquoi ? Je veux dire, quelle suite peut-il espérer d’un tel coup de force qui ne sera admis par personne ?

- Hardy : Nous sommes tous plongés dans la même perplexité, Monsieur… Que fait-on, au sujet du colonel ? Là, il semble très affecté sur le plan émotionnel et je ne sais plus très bien s’il veut vous tendre son arme, ou s’il vous menace avec…

- Enondradel : Oui. Jollas, allez prendre un peu de repos… Et gardez votre arme. Je vous garde aussi. Messieurs, préparez l’évacuation. Si nous devons faire 2 voyages sur la liste n° 1, nous ne pouvons pas envoyer toute la flotte des Geckos à Berck. Les gens seront déposés sur la base des Oyatsines. Prévenez-les.

- Hardy : C’est d’autant mieux qu’il me paraît plus sage de garder les appareils sous la main…

 

 

 

Poste principal – 1h10

 

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- Enondradel : Général Diride ! Etes-vous là ?

- Voix de Diride : Oui. Je suis toujours là quand il faut. Désolé de ce retard, je faisais une petite tournée d’inspection. Je constate avec plaisir que vous avez compris que je ne plaisantais pas, et je suis ravi du calme qui règne à présent. Etiez-vous inquiet du défilement du temps ? Vous allez commencer à manquer d’énergie pour maintenir le vaisseau en l’air, non ?

- Enondradel : Cette folie ne vous portera pas chance. Mais nous sommes d’accord pour écouter ce que vous avez à dire.

 

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- Diride : Vous n’avez qu’à rester calmes et mesurés et vous rendre au point indiqué. D’autres consignes suivront.

- Enondradel : Diride, j’ai une requête à présenter. Etant donné qu’un accident indépendant de notre volonté est toujours possible dans ces circonstances, je demande à pouvoir évacuer une partie des passagers.

- Diride : Je connais les procédures mises en place avant le départ du Sasgarion. Vous parlez de la liste n° 1, n’est-ce pas ? J’accepte que soient envoyées à l’abri ces personnes, pour des raisons de pure humanité…

 

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- Enondradel : Cynisme…

- Diride : Si vous le dites… Je vous redonne de l’énergie pour 15 minutes, le temps pour le vaisseau d’effectuer une manœuvre d’approche sur la base des Oyatsines, dans le désert calogien. C’est le seul endroit où vos appareils trouveront un site éclairé pour l’atterrissage. J’imagine que c’est ce que vous vouliez.

 

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- Enondradel : En effet…

- Diride : Nous sommes donc d’accord. Et toujours pour des raisons de sécurité, je vous invite à regrouper le reste de votre personnel à l’avant, à l’exception des techniciens des salles des machines, bien sûr. Dès que l’évacuation sera terminée, seuls 2 Geckos seront autorisés à rentrer. N’oubliez pas que je contrôle la piste 2 et que je vois tout ce qui entre et sort du vaisseau. Un seul faux pas et je coupe l’énergie, le temps de vous faire mariner un peu.

- Enondradel : Si le Sasgarion tombe, il ne profitera à personne.

- Diride : C’est un risque à courir. Terminé.

 

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- Hardy : Au moins, on discute… Il ne faut pas traîner et diffuser l’appel à évacuer maintenant.

- Enondradel : Dès que l’opération sera finie, on fait route sur le premier site. Nous serions plus efficaces si la base mobile était en fonction.

 

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- Hardy : Je vais voir auprès de Frankel et des ingénieurs. Je pense qu’il serait bon de regrouper le personnel scientifique dans le laboratoire du professeur Gélagnac, près du hangar principal.

- Chardonville : Oui, Amiral. Hardy et moi pensons que ces personnes sont un des enjeux majeurs de ce vaisseau et qu’il faut les tenir prêtes à partir aussi.

- Enondradel : Le personnel scientifique pourrait être un objectif de ce détournement ?

- Chardonville : Plus j’y pense, plus je me dis que Diride ne peut tout organiser seul, ni gérer seul la suite des événements. Où qu’il soit, le Sagarion pourra communiquer. S’il reste près de Berck, il sera d’autant plus facile pour nos Grands Protecteurs de le retrouver… Je crois qu’il y a autre chose. Quelqu’un tire les ficelles dans la recherche d’un bénéfice précis et ça pourrait être un Grand… Vous devriez en informer Monsieur Asselin.

- Enondradel : Décidément… Il se passe cette nuit une infinité de choses que nous n’avions pas prévues… Veuillez vous occuper de ça, Messieurs. Je dois vous quitter quelques minutes…

 

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- Enondradel : Tu ne dois pas rester là, je t’assure. Il peut se passer encore beaucoup de choses terribles à bord.

- Madame Enondradel : Tu crois que c’est facile d’entendre ça et en plus de devoir partir sans toi ? Je comprends bien où est ton devoir, mais ça ne m’oblige pas à partir d’ici. Je n’ai pas peur. Et que je parte ou que je reste, ça n’a pas grande importance pour la communauté.

 

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- Enondradel : Mais ça en a pour moi. Je crois que tu ne mesures pas bien le danger. Moi si, et si les choses tournent mal, je préfère te savoir en sécurité. Tu assisteras le Commissaire Hampföld et Madame Ludnarwera dans votre installation sur le site Arrochelle.

 

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« Ici le contrôle aérien de la piste 1. Mesdames et messieurs, la nuit est classée noire dans le sens des départs. Gecko 4 est en position, dernier appel. L’embarquement à bord de Gecko 7 est terminé. Les personnes inscrites sur les n° 10 et 16 doivent se rendre dans le hangar central pour une sortie à bâbord. Gecko 11, décollage autorisé. »

 

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- Enondradel : C’est le moment. Ne le rate pas. Bonne chance… A nous.

- Madame Enondradel : A très bientôt. Je sais que vous allez lui niquer la tête à ce petit salopard de général.

 

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- Enondradel : …Pour l’instant, c’est plutôt lui qui… Mais niquera bien qui niquera le dernier…

 

 

Poste principal – 1h57

 

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- Gytring : Diride ne nous cause même plus. Il s’est contenté de nous envoyer les nouvelles coordonnées par l’ordinateur. J’ai également transmis la demande pour l’évacuation de la liste n° 2 il y a plus de 20 minutes, mais aucune réponse.

- Chardonville : Il sait donc que nous sommes allés là où il voulait. Le Sasgarion est donc suivi à distance par des complices qui communiquent ave lui par radio ou par téléphone… Pour cette raison, il ne redoute pas les conséquences d’un crash. Il s’arrange pour que le vaisseau puisse être retrouvé, même dans le pire des cas.

- Enondradel : Quelle est cette nouvelle étape ?

- Gytring : Il nous envoie sur l’entrée de l’autoroute des Grands. Nous devrons ensuite suivre une petite route parallèle, à basse altitude et vers le nord.

 

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- Hardy : Si Diride communique avec l’extérieur, nous avons un moyen de capter le signal et  de remonter à sa source. Les 2 appareils autorisés sont rentrés, on peut tenter quelque chose, mais il faut ressortir.

- Enondradel : Faites donc ça. Pourquoi refuse-t-il une seconde évacuation ? Il craint de voir trop de monde lui échapper ?

- Chardonville : La liste n° 2 comprend le personnel scientifique. Il le sait. Cela confirme nos soupçons. Quelqu’un s’intéresse à nos laboratoires de nano-sciences et à nos experts…

- Docteur Losleer : Amiral, j’aurais préféré rester à bord. Je suis plus utile ici.

- Enondradel : Non. Je ne garde que les médecins militaires. Le professeur et vous partez dès que possible, avec les autres.

 

 

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- Commandant Frankel : Bien… Mesdames, Messieurs, rapprochez-vous, avancez vers moi, en silence, s’il vous plaît… Kovnic, qu’est-ce que je viens de dire ?... Voilà. Bon… Vous êtes le fleuron de la science montvillienne ! Vous êtes donc une cible de choix pour ces terroristes, enfin, c’est ce que nous pensons. Votre évacuation a été refusée par Diride, mais nous allons la faire quand même !

 

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- Frankel : La base dunaire mobile peut voler, nous en avons la quasi-certitude. Elle peut voler… Mais pas longtemps. Elle est capable d’embarquer beaucoup plus de monde qu’un Gecko. Nous allons donc tous vous emmener, pour des raisons bien compréhensibles de sécurité…

 

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- Docteur Nandhürik : Ah bon… Parce que vous croyez que c’est une idée sécurisante d’entasser tout le fleuron sur un appareil qui peut s’écraser à tout moment ?

- Frankel : C’est une chose affreuse mais qui n’arrivera pas !

 

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- Frankel : Nous allons maintenant nous diriger vers le hangar. Le poste principal va simuler une panne des systèmes de détection aérienne, durant quelques minutes. Juste le temps qu’il nous faudra pour quitter le hangar et nous envoler, dans un silence radio total. Diride ne doit pas se rendre compte que la base mobile, qu’il croit endommagée, s’est barrée. Pour ça, nous allons aveugler le contrôle aérien de la piste 2, qu’il détient… 

 

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- Chardonville : Rassurez-vous, nous avons enfin des nouvelles des Grands berckois. Une voiture est en route et va nous récupérer.

- Docteur Losleer : Qu’est-ce qui va arriver au Sasgarion ?

- Chardonville : Cela s’appelle un enlèvement. Le mieux que nous puissions faire est de nous mettre à l’abri et de rassembler le plus possible d’informations utiles. Ce que Hardy s’apprête à faire aussi.

 

Poste principal – 2h24

 

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- Hardy : Voilà en quoi ça consiste : La mission va employer Gecko 14, qui est équipé de ce dont nous avons besoin. Nous sommes certains que Diride est complice d’un Grand qui dirige toute cette opération. Notre appareil sera en liaison avec vous pour déterminer l’endroit où le Sasgarion doit être récupéré. Il s’agit de tracer les signaux de téléphonie mobile entre Diride et ce, ou ces Grands. Gytring, vous allez composer un à un tous les numéros spéciaux des Grands répertoriés en France. Si c’est bien ce que nous pensons, nous aurons une réception sur celui de la personne que nous cherchons, pourvu que nous soyons assez près.

 

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- Hardy : Gytring, où en sommes-nous du départ de la base mobile ?

- Gytring : C’est fait, elle est en vol depuis 3 minutes. Aucune réaction de l’ennemi.

- Hardy : Nous devons agir vite. Dès que Diride nous communiquera les dernières coordonnées, il faudra décoller et lancer l’opération.

- Enondradel : Comment saurons-nous que ce seront les dernières ?...

- Hardy : Parce qu’il va nous demander d’atterrir, ou au moins de nous rapprocher du sol à un endroit précis. Mademoiselle Sandra Matizet, notre experte en communication, m’accompagne. Ainsi qu’un pilote, 2 gardes de sécurité et Monsieur et Madame Simon, à qui j’ai demandé de rester à bord. Ils connaissent personnellement tous les Grands, ça peut servir… Gytring, je vous donne le commandement du Poste principal. Allons-y, Sandra.

 

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- Gytring : J’avoue que je me sens mieux maintenant que nous passons à l’action…

- Enondradel : Nous avons déjà sauvé près de 250 personnes. Si on pouvait faire quelque chose pour nous aussi, ce serait bien…

 

 

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- L’officier : Mon Général, le GPS confirme que nous approchons du point R. Nous y serons dans quelques minutes.

- Diride : Oui, « R » comme Récupération… Et « R » comme Restons vigilants. C’est le moment où l’équipage peut tenter quelque chose.

- L’officier : Ils ont l’air de filer doux depuis leur fiasco de l’atelier de maintenance…

 

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- Diride : Oui, mais pas parce qu’ils sont résignés. Ils obéissent parce qu’ils sont curieux, parce qu’ils veulent comprendre et adopter des mesures. Je suis certain que les Grands berckois sont déjà en route pour nous retrouver. Le Sasgarion peut leur indiquer sa position à tout moment.

- L’officier : Les Récupérateurs sont supposés bloquer les voies d’accès. Et la campagne est noire, on n’y voit rien.

- Diride : Ne rêvons pas. Oui, ça va les retarder un peu, mais le facteur rapidité reste un élément vital de cette opération. Je ne parierais même pas sur nos chances de réussite.

 

 

A bord de Gecko 14 – 2h50

 

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- Hardy : Il n’y a plus qu’à attendre.

 

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- Sandra Matizet : Gytring a commencé à appeler les numéros. Mais au milieu de la nuit, certains portables seront coupés…

- Hardy : Ce sont justement ceux qui seront ouverts qui nous intéressent. Et l’un d’eux est forcément tout près d’ici.

 

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- Sandra Matizet : Nous commençons notre descente… Près du village de Sorrus…

 

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- Hardy : Parfait. Décollage immédiat. Gytring, nous partons !

- Voix de Gytring : Bien reçu. <

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- Sandra Matizet : …Cinquième numéro, Monsieur Blondel, à Rouen… Rien, pas de réception. Sixième numéro, Famille Lou Bourjou…

- Hardy : En Auvergne ?

- Docteur Simon : Non, à Nantes…

- Le pilote : Commandant, nous sommes en vol. Je ne vois rien en bas, c’est tout sombre. Idéal pour de noirs desseins. Mais nous sommes près des maisons.

- Sandra Matizet : …Rien… Septième numéro… Madame Echaniz, à Luchon…

 

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- Le pilote : Il y a un gros fourgon garé en dessous de nous, dans un chemin, au milieu du bois. Je vois les phares du Sasgarion… Il se met dans l’alignement.

- Hardy : C’est ça ! Posez-vous sur le toit. Ils nous ont peut-être entendus arriver… Ou bien Diride a détecté notre décollage et a donné l’alerte…

 

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- Sandra Matizet : …Toujours rien… Dixième numéro… Madame Le Fouesnant, de Brocéliande… J’ai un signal !!

- Hardy : Vous êtes sûre ?!

- Sandra Matizet : Oui ! Réception sur mobile tout près d’ici ! Je transmets au Sasgarion !

- Docteur Losleer : Vous entendez, on dirait de la musique…

« Last night, the DJ saved my life… »

- Hardy : Quoi ? « La sardine était malade »  ?... Je ne comprends pas bien… C’est un code ?

- Simon : Oubliez, c’est de l’anglais… Nous avons trouvé… Et notre Grand est une Grande. La dame de Brocéliande, qui voulait accueillir le Sasgarion il y a quelques semaines…

 Hardy : Elle tient vraiment à ce que sa forêt soit notre destination finale…

 

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- Docteur Simon : Le fourgon bouge…

- Le pilote : Non, il n’a pas démarré.

- Madame Simon : Pourtant, il remue, vous ne sentez pas ?

- Le pilote : Commandant ! Il y a la tête d’un Grand à bâbord ! Il tient une planche !

- Hardy : Décollage, Ludnerg, vite !

 

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- Ludnerg : Il nous a touchés ! Décrochage ! Attention, tenez-vous !

 

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- Hardy : Est-ce que tout le monde va bien ? Ludnerg, position ?

- Ludnerg : Nous avons atterri, chuté je dirais plutôt, dans un jardin ou un champ… Il y a du mouvement, on dirait…

 

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- Simon : Je confirme la présence de formes de vie de forte masse autour de nous… identification… Ce sont des poules, Commandant.

- Ludnerg : Nous avons perdu la radio. Contact ordinateur avec le Sasgarion rompu. Moteurs… Piles et boosters ventraux intacts, mais la propulsion ne répond pas.

- Docteur Simon : On n’est pas foutu, quand même ?... Si ?...

- Hardy : …Avoir fait tout ça pour finir bêtement picorés dans un jardin du Pas-de-Calais ?... C’est hors de question !... Essayons de réparer ce qui peut l’être… Je vous promets que Diride n’en a pas fini avec nous !!

 

 

A bord du Sasgarion – 3h05

 

 

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- Gytring : Monsieur… La Navigation signale que les moteurs sont tous à l’arrêt… Plusieurs Grands ont entouré le vaisseau de sangles pour le guider sur un haillon électrique… Relancer les boosters maintenant pour nous débattre et gagner du temps serait très dangereux pour nous tous, mais aussi pour eux…  

- Enondradel : Voilà que nous en sommes réduits à les ménager… Où sont nos Grands, Bordel ?

- Gytring : Aux dernières nouvelles, Monsieur Asselin était tout prêt, mais un tronc barrait le passage du chemin à l’est… La base mobile et ses passagers sont sains et saufs, dans sa voiture… Il tente d’appeler Madame Le Fouesnant mais elle ne répond pas.

 

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- Enondradel : Son souci à elle, maintenant, est de se carapater… Qui sait où elle va nous emmener ?... Pas chez elle, ça m’étonnerait… Des nouvelles de Gecko 14 ?

- Gytring : Le contact est rompu, l’OVMD aussi. Rien au radar. Il y a un autre problème : Le fourgon fait barrage à nos signaux radio et GPS. Sans doute un système de brouillage qui faisait partie de leur plan…

- Enondradel : Alors nous sommes seuls… Etat de l’équipage ?

- Gytring : 182 personnes à bord, dont 118 de la Sécurité. Et nous n’avons plus qu’un seul appareil, non armé.

- Enondradel : Je ne voyais pas la fin de notre aventure comme ça… Une suite va être nécessaire, je le crains…

 

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