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  • : LE MONDE MINIATURE DE SASGARION
  • : Le monde miniature imaginaire de Sasgarion, qui vit depuis plus de trente ans. Tenté un moment par un diorama classique, une ville miniature au 1/87ème, je suis allé vers quelque chose de plus personnel, foisonnant, sans règles, toujours transformé et renouvelé, mais surtout moins cher ! Bon, c'est aussi, très clairement, une sorte de thérapie, de dérivatif, un moyen de survivre, sans doute...
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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 11:19

Résumé de l'épisode précécdent :

Le Sasgarion et son équipage vont pouvoir commencer la colonisation du Jardin d’Arrochelle, à Groffliers, la 25ème base miniature française protégée par les Grands. Ils vont pouvoir respirer un peu. Mais ça ne va pas durer, forcément, sinon, nous ne serions pas là.

 

 

Le jardin du Pas-de-Calais, près du Touquet, où Gecko 14 attend toujours les secours – vendredi 8 juillet – 11h10

 

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- Sandra Matizet : Tiens, le revoilà…

 

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- Le Mini-Docteur : Tout va bien, mes amis ? Oh, mais me voilà au pied des mûres ! Je passais juste pour vous saluer et vous confirmer que le Sasgarion est sauvé et revenu dans l’orbite d’Arrochelle !

- Simon : Dans l’orbite… Oui, nous sommes au courant, nous l’avons entendu par radio. Quant à Monsieur Caudevelle, il a été retardé mais il arrive dans quelques minutes.

 

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- Le Mini-Docteur : Je vois que vous avez changé de site d’atterrissage…

- Hardy : Oui, nous avons détecté du mouvement dans la maison, mais nous n’avons vu personne. Nous avons quand même préféré revenir dans le jardin, le plus doucement possible avec notre engin abîmé…

 

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- Le Mini-Docteur : Vous n’avez vu personne… Ah… C’est vous qui jouez avec ces mûres pas mûres ?

- Simon : Non, elles étaient là…

- Le Mini-Docteur : Je dois prendre congé, mais je reviendrai !

 

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- Le Mini-Docteur : …Ouuuoooh !...

- Hardy : Il vous faut une doublure, pour les cascades… Vous allez revenir, donc…

 

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- Le Mini-Docteur : Oui, dans 54 jours.

- Hardy : C’est précis… Parce qu’il y a une raison à ce retour programmé ?

- Le Mini-Docteur : Oui, mais je ne sais pas encore très bien laquelle.

- Sandra Matizet : Vous nous manquerez ! Nous penserons bien à vous.

- Le Mini-Docteur : Je l’espère bien ! C’est peut-être même nécessaire… Quand certaines circonstances sont réunies, penser aux choses, les imaginer, peut suffire à les faire exister quelque part. C’est peut-être, parfois, la clé de tout. Jusqu’à ce que la pensée s’arrête…

- Simon : J’aime quand vous parlez par énigmes. On ne comprend rien mais on se sent terriblement concerné.

 

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- Le Mini-Docteur : Il est temps de partir, le FFI s’impatiente. Je vous souhaite un bon séjour dans votre jardin d’Arrochellle.

- Hardy : Encore merci pour tout, Mini-Docteur.

- Le Mini-Docteur : …Mais dites-moi… Il n’y a vraiment rien ici qui vous étonne ?...   

- Simon : Si, vous. Mais nous sommes des gens discrets.

- Le Mini-Docteur : …Intéressant… Bon, eh ben puisque tout le monde est content… A très bientôt mes amis !

 

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- Sandra Matizet : A force de le fréquenter, on sera peut-être moins étonné…

- Simon : Je ne vois pas ce qui le perturbait. Pour une fois que nous sommes au calme et en sécurité…

 

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A bord du Sasgarion, quelques semaines plus tard…

 

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- Docteur Ibüprofein : Colonie d’Arrochelle, rapport de situation du 31 août 2011. Depuis hier, je suis chargée par le gouvernement de coordonner les services sanitaires et médicaux du site. Voilà 8 semaines que nous sommes ici et notre installation est bien avancée. Le jardin d’Arrochelle est vaste, agréable et paisible. L’essentiel des habitants réside dans la serre, où une cité se construit.

 

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Le Sasgarion, la cité volante montvillienne, a trouvé sa place dans une petite maison attenante qui est devenue son garage. Le vaisseau est encore un lieu de vie et de travail pour environ 200 personnes. Les autres découvrent un autre mode de vie dans la serre ou dans des villages à l’extérieur. La colonie s’est agrandie de plusieurs centaines de montvilliens de Stella, depuis que le général Diride a été mis hors course. On trouve aussi des casteignans, des oyatsines qui ont choisi de ne pas aller en Auvergne, et 250 calogiens qui vivent dans le tiers nord du jardin, la partie la plus boisée. Notre population est à ce jour de 1 287 personnes, toutes en bonne santé.

 

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La vie est douce mais très active, ici. L’Amiral Enondradel et le Comité de Commandement du Sasgarion dirigent la colonie, avec des représentants des autres communautés. En décembre, nous élirons un petit parlement et un président (ou une présidente…). Le large éventail de compétences rassemblé en ces lieux, la discipline et la parfaite organisation de notre équipage ont permis de réaliser très vite de belles choses pour améliorer notre situation, avec bien sûr l’aide de la famille des Grands Protecteurs qui nous a accueillis.

 

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La section scientifique a repris son programme d’études du milieu ambiant. La base dunaire mobile s’est envolée il y a 3 jours vers la crête des dunes qui borde la baie, à moins d’un Grand-km d’ici. Les explorations vont s’étendre à tout l’estuaire de la rivière, sur les deux rives. Cette région qui a connu, à différentes époques, d’importantes fréquentations d’hommes miniatures, a sans doute encore beaucoup à nous apprendre. Et la première question que nous nous posons est « pourquoi ici ? ».

 

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Notre mystérieux et fantasque allié, le Mini-Docteur, n’est pas en mesure de répondre au moins à cette question-là : il n’a pas reparu depuis le jour où tout a failli basculer dans l’horreur, lors de l’enlèvement du Sasgarion. Tout s’est finalement terminé favorablement, malgré les morts et blessés que nous avons dû déplorer. On peut enfin espérer, nos nouvelles conditions d’existence nous le permettent, que le temps des difficultés et de l’insécurité est à présent derrière nous…

 

 

 

 

Baie d'Authie, 31 août 2011, midi.

 

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« Gecko 11 à la base… Gecko 11 à la base… Je survole actuellement le platier en direction de l’est. La marée est haute.

 

 

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- Simon : Ben reçu, Gecko 11. Vous devriez bientôt être en vue du bidon bleu près duquel les lumières on été aperçues cette nuit.

- Le pilote : Je dois réduire l’altitude, les mouettes ont l’air très excité !

- Simon : Frankel, vous avez entendu ?

 

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- Commandant Frankel : Oui. Je vais devoir rappeler cet appareil, s’il est en danger. La météo est agitée, aujourd’hui, on prévoit des passages orageux toute la journée. Par ailleurs, je ne crois pas beaucoup au succès de cette reconnaissance. La position de ces lumières vues par Gecko 4 était très approximative. Le fait qu’en plein jour un bidon bleu attire l’œil ne prouve rien.

- Voix de Simon : C’est le seul abri valable dans le coin. Si des oyatsines isolés, comme nous le pensons, vivent dans cette région, les gros détritus qui jonchent la plage sont comme un bienfait de la nature pour eux. Mais les grandes marées vont tout recouvrir et on ne peut pas regarder sans rien faire…

 

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- Frankel : Lieutenant Mourkeuz, quelle est votre situation ?

- Le pilote : Je vole en zig-zag entre les touffes d’oyats. Ces saletés de bestiaux ne me lâchent pas !... Ah… On dirait qu’elles sont parties, tout à coup, mon horizon s’est bien dégag… Foutre-belette !! Un Grand !!

 

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“Brlbrbrang”

 

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- Frankel : Mourkeuz ! Que se passe-t-il ?! Où il est ? Klansa, vous l’avez toujours au radar ?

- Klansa : Radar et balise OVMD en réception claire.

- Mourkeuz : …C’est… C’est dément !!

- Frankel : Quoi ?... Rapport, Lieutenant !

 

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- Mourkeuz : C’est un Grand, avec un gros chien… Je l’ai heurté à la poitrine, légèrement, en manoeuvrant pour l’éviter. Je n’avais pas vu que le creux entre les dunes donnait sur une déclivité et qu’il était là, à mon niveau ! Il…

- Frankel : Que fait-il ?

- Mourkeuz : …Rien… Il ne bouge pas… Je suis en vol statique juste devant ses yeux et il… Je fais quoi, Commandant ?! Je fais quoi ?! Il devrait déjà me voir alors que je bouge pas, mais si je bouge ?!...

 

 

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- Frankel : Vous voulez dire qu’il n’a pas réagi ?!

- Mourkeuz : Il n’a rien senti et on dirait qu’il ne me voit pas… Je fais quoi ?! Je demande un ordre clair et formel !

- Frankel : …C’est impossible !

« CHUIII-IIII-IIIII-IIII »

- Frankel : Ooh… Réduisez le son… Lieutenant, c’était quoi ce bruit ?...

- Mourkeuz : Il vient de siffler son chien… Il reprend sa marche... Il s’éloigne… Il ne m’a pas vu, il n’a pas vu l’appareil…

- Frankel : …Rentrez à la base, la mission est annulée.

 

 

 

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- Simon : Je n’ai pas d’explication au sujet de ce qui vient d’arriver…

- Frankel : Il est arrivé souvent dans l’Histoire que des gens miniatures se soient trouvés accidentellement exposés à des Grands. Soit ils ont pu se cacher, soit la rencontre s’est mal terminée pour eux sans que le Grand s’en rende forcément compte… Soit, il est devenu un Protecteur… De toutes les manières, malgré toutes les occasions que notre civilisation a eu de se foutre dans le potage, notre existence est restée un secret, même pour les naturalistes les plus zélés opérant en pleine nature. Mais ça… Un tel accident, entre un de nos engins volants et un Grand, ça n’était jamais arrivé.

- Madame Argawaen : Le résultat de cette unique rencontre est d’autant plus troublant. Cet homme s’est pris un Gecko en pleine poire, il a eu le loisir de l’observer pendant plusieurs dizaines de secondes… Mais il n’a rien senti et rien vu. Consternant.

 

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- Frankel : Je ne sais pas si c’est le mot…

- Madame Argawaen : Je n’en ai pas d’autre, pour le moment.

- Mourkeuz : Moi je dirai que c’était terrifiant et surréaliste, pour l’avoir vécu en direct.

- Simon : Oui, ça me paraît bien, gardons ça.

- Frankel : …Je vais contacter Hardy sur le Sasgarion. Cet incident est d’une extrême gravité, il  doit être consigné et analysé.

 

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- Simon : Envisagez-vous de replier d’urgence la base sur Arrochelle ?

- Frankel : Après une frayeur comme celle-là, oui, je pourrais envisager toutes les mesures de sécurité, même les plus précipitées.

- Madame Argawaen : Mais que faites-vous des bâtiments annexes que nous venons à peine d’installer ? Il faudra les détruire ! Gardons la tête froide et sachons identifier les dangers réellement immédiats, s’il y en a.

- Frankel : Je ne vais rien décider à la seconde. D’abord, j’en réfère au contrôle des missions extérieures…

 

 

 

 

 

A bord du Sasgarion - Salle de conférence du village de repos, niveau A – 11h20.

 

 

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- Docteur Losleer : …Un domaine où les découvertes médicales n’impactent pas seulement notre santé au quotidien, mais peut aussi révéler les indices de nos origines. Le croisement des informations historiques et de celles de la recherche génétique nous donne une idée plus précise de ce qui s’est passé, sans pour autant l’expliquer complètement.

 

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- L’homme : J’ai une question, Docteur. La légende de Dame Lydia, la Mère originelle, est-elle démontrée scientifiquement et historiquement ?

- Docteur Losleer : Oui, nous sommes certains que les hommes miniatures ont été « vus » pour la première fois en l’an 1304, à Rouen. Dame Lydia, comme vous le savez tous, n’était pas une « Dame », mais une servante de l’évéché. Son mari était y employé aussi, aux écuries. Lydia Blondel a commencé à mettre au monde des bébés minuscules, par groupes résultant de fécondations multiples d’un même ovule ou de plusieurs ovules simultanément.

 

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Il s’est passé quatre ans avant que les jeunes époux réussissent à surmonter leur effroi puis leur maladresse pour assurer la survie et le développement de ces mini-enfants, qui nécessitaient des soins particuliers. Ils ont été suffisamment rationnels pour ne pas tomber dans la superstition et redouter quelque maléfice. Dans l’intervalle, bien sûr, des centaines de ces bébés, dont la gestation ne durait que 15 semaines, sont morts, mais les époux ne se sont pas découragés, espérant bien voir arriver un jour des enfants normaux. Plus étonnante encore a été la réaction de plusieurs religieux mis dans la confidence et qui ont dû accueillir ces « apparitions » de façon plus positive, un étrange cadeau de Dieu, incarné dans ces micro-créatures qui n’avaient rien de bien méchant ou démoniaque… Ils furent ainsi les premiers Grands Protecteurs.

 

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Par la suite, les « portées » d’enfants miniatures grandirent et révélèrent une intelligence et des capacités cognitives très supérieures à la moyenne des français de l’époque… C’est peut-être pour ça qu’ils ne sont jamais devenus chrétiens…

- Les gens : Ha ha ha ha ha ha ha…

- Docteur Losleer : dès l’âge de 13 ou 14 ans, certains couples de petites gens ont commencé à se reproduire, et le cycle a été lancé. En 1316, la colonie fut installée dans une ferme, dans un village du pays de Caux, à Montville. La civilisation montvillienne était née. C’est là qu’intervient la génétique. Elle nous démontre formellement que tous les peuples miniatures connus sont porteurs du même ADN mitochondrial, issu de la mère des origines : Une Grande, que nous appelons Dame Lydia. Les études menées sur de nombreux oyatsines volontaires le confirment à nouveau.

 

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- Une femme oyatsine : Sait-on ce qu’est devenue Dame Lydia ?

- Docteur Losleer : Oui. On le sait par le témoignage des religieux et par les chroniques de Darwur, le premier historien miniature, né en 1324. Elle a continué à enfanter des petits êtres jusqu’à l’âge de 36 ans. Puis soudain, elle a eu deux enfants de taille « normale », qui ont vécu… Normalement. Elle est décédée en 1259, après avoir survécu à tout dans son étrange vie, même à la peste noire… La question qui reste à élucider, vous le comprenez bien, est : Comment est survenue cette mutation génétique sur une jeune fille normande en 1304 ?...  Nos équipes du Sasgarion cherchent toujours à comprendre. S’agit-il de chimie organique pure, ou bien y a-t-il une part plus subtile que nous ne saisirons jamais ?...

 

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Notre métier est de chercher des réponses, et pas d’en imposer de toutes faites. Et nous serons toujours heureux d’accueillir parmi nous des étudiants courageux, compétents et motivés, mais qui ne sont pas non plus dénués d’une nécessaire part d’humour et de fantaisie, ni de la capacité de rêver ! Je vous remercie. Laissez-moi quelques minutes et je retrouverai ceux d’entre vous qui le voudront bien dans le grand salon. Merci !

 

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- Le Mini-docteur : J’ai apprécié votre exposé, docteur Losleer.

- Docteur Losleer : Merci… je ne crois pas vous connaître…

- Le Mini-Docteur : Je sus arrivé ici il y a très peu de temps…

- Docteur Losleer : Je vois. Vous venez de Stella, j’imagine. Comme vous l’avez vu, cet exposé s’adressait surtout aux membres de notre communauté venant du pays des oyatsines, qui a vécu longtemps à l’écart des notions culturelles qui nous paraissent assez banales ou fondamentales. Si nous voulons créer ici une petite université, il faut qu’il y a ait des étudiants dedans, et c’est un bon moyen d’intégration pour des gens venus d’horizons divers.

 

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- Le Mini-Docteur : Ce qui n’est pas banal, de la part d’une scientifique, c’est d’admettre que nous en sommes au stade où la génétique ne pourra peut-être plus tout expliquer…

- Docteur Losleer : Nous ne sommes pas des gens bornés. Tout ce qui est vrai et vérifiable, nous l’accueillons avec joie, même si c’est incongru au premier abord. Et ce qui n’est pas encore vérifiable le sera plus tard. Un jour, nous connaîtrons la cause de cette mutation génétique.

- Le Mini-Docteur : N’est-il pas incongru d’affirmer que pendant sept siècles, les petits hommes ont pu échapper au regard des Grands simplement parce qu’ils étaient plus malins ?

- Docteur Losleer : …C’est pourtant un fait. Plus malins, et beaucoup plus petits aussi, rappelez-vous… Il y a quand même eu des rencontres avec des Grands, et ceux-là sont devenus nos Protecteurs.

 

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- Le Mini-Docteur : Oui… Je comprends… Comme c’est commode... Mais vous n’avez pas exclu la possibilité de quelque chose de plus « subtil », avez-vous dit… Imaginons une intervention extérieure si subtile qu’elle serait indécelable et remettrait en question, si cela se savait, la perception même que nous avons de toute la réalité qui nous ent…

- Docteur Losleer : Où voulez-vous en venir, Monsieur ? Ma démarche est pédagogique et je n’ai rien évoqué qui suggère une interaction surnaturelle, paranormale ou divine… Ce que vous émettez ressemble beaucoup à ce qu’ont vécu les oyatsines (voir épisodes 9, 10 et 11). Mais la base de leur culture était une propagande et une discipline héréditaire qui limitaient leurs mouvements, restreignaient la connaissance, et donc leur champ de perception du réel. Cette question-là a été réglée d’une façon tranquille, diplomate et rationnelle, et acceptée par eux de la même façon… Si vous êtes un gourou, ou si vous en cherchez un, vous faites erreur, je le crains.

 

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- Le Mini-Docteur : Vous êtes charmante. Et encore une fois, bravo et merci pour votre démarche pédagogique. Il se trouve que je m’essaie à la philosophie, à mes heures perdues !

- Docteur Losleer : Merci ! Et pour la philosophie, je vous recommande un petit cercle d’intellos gentils et pas cons, qui se réunit 3 soirs par semaine au Saspod 1. 

- Le Mini-Docteur : Madame, je vous souhaite les plus belles, ou au moins les plus grandes réponses dont vous pouvez rêver…

 

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- Le Mini-Docteur : …Même le subtil a une fin… Et il y a des rêves dont on ne ressort jamais.

 

 

 

 

Une maison dans la campagne d’Arrochelle – 31 août 2011 – 15h00

 

 

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- Deuredeis : Ta mère est toujours aussi peu causante. Est-ce qu’elle est vraiment contente que je sois là ?...

- Jemmo : Elle ne se remet pas de ce qui s’est passé. Elle se jette dans le travail pour ne pas penser… Et elle aime mieux que je ne sois pas seul ici. Il faut aussi que je m’occupe la tête et les mains.

- Deuredeis : Quelle idée aussi de vouloir habiter dans un coin si isolé. Pour venir, je dois emprunter une voiture aux Services généraux de la Serre.

 

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- Jemmo : Je pense que ça lui passera… En attendant, moi, j’aime bien cette maison. On attaque ?

- Deuredeis : Oui. On commence par quoi ?

- Jemmo : On enlève le papier. Les murs seront mis en peinture.

 

 

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- Jemmo : Il est vraiment à chier, ce papier…

- Deuredeis : D’où vient la maison ?

- Jemmo : C’est un Grand d’Amiens qui les fabrique…

 

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SCHRRRAFFFF !!!

 

- Deuredeis : Qu’est-ce que c’est que ce truc ?!... « We’re needed »…

- Jemmo : C’est de l’anglais, ça veut dire qu’on a besoin de moi… Et d’une autre personne. J’ai déjà vu ça dans une série de fiction des Grands, « Chapeau melon et bottes de cuir »…

- Deuredeis : Hein ?...

- Jemmo : C’est absurde. On nous a donné cette maison il y a un mois, et on n’a encore touché à rien… C’est pas logique…

 

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- Le Mini-Docteur : Ne cherchez pas la logique, avec moi ! Bonjour jeune homme, bonjour jeune fille !

- Deuredeis : Oh ! Mais vous êtes le Mini-Docteur ! Je vous ai vu arriver à bord du Sasgarion quand il a été enlevé !

- Jemmo : Qui ?...

 

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- Le Mini-Docteur : Exact ! J’aime être connu et reconnu ! Mais aujourd’hui, c’est pour vous que je viens. Vous êtes bien Monsieur Wilfrid ?

- Jemmo : Pour moi ? Oui… Je suis Monsieur Wilfrid… C’est forcément moi, depuis que mon père est mort au mois de juin…

- Le Mini-Docteur : Ah-ah ?...

- Jemmo : …C’était dans la Baie d’Authie. Il était aux commandes d’un Gecko qui s’est écrasé… (voir épisode 8)

 

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- Le Mini-Docteur : J’ignorais que je tombais dans un contexte émotionnel particulier… En somme, vous « avez tué le père »… En quelque sorte…

- Jemmo : PARDON ?! Mais vous voulez quoi, en fait ?

- Le Mini-Docteur : J’ai besoin de vous pour sauver le monde ! Votre monde !

 

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- Deuredeis : Sauver le monde ? C’est une plaisanterie ?

- Le Mini-Docteur : Hélas non. Pour faire court, la Pensée était déjà devenue paresseuse et maintenant, elle est en danger d’extinction. Les premiers signes apparaissent… Et vous Seul ici pouvez y faire quelque chose ! Ne paniquez pas, ça va se décanter petit à petit.

- Jemmo : En effet, c’est plus clair comme ça… La Pensée ?... Et moi, je fais quoi, là ?

 

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- Le Mini-Docteur : (il se colle lui) …Là, vous …Vous êtes en train d’enlever le papier pour peindre les murs, non ? Mais j’ai un autre boulot sympa à vous proposer ! Non rémunéré. Et nous partons tout de suite. Première chose à faire : Réunir une conférence au sommet !

 

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- Jemmo : sauver le monde… On part sauver le monde, comme ça, au débotté…

- Le Mini-Docteur : Oui, il faut que nous ayons fini au plus tard le 17 décembre à 21h38. Laissez un mot à votre maman. Mademoiselle, venez donc aussi. Un soutien psychologique d’une personne proche lui sera utile… Allez ! En route pour le prochain épisode !

 

 

...La Pensée est en danger ! Et ça, il faudra s'en souvenir. La suite dans le prochain épisode : "La Pensée s'éteint !" 

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Published by SASGARION
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