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  • : LE MONDE MINIATURE DE SASGARION
  • : Le monde miniature imaginaire de Sasgarion, qui vit depuis plus de trente ans. Tenté un moment par un diorama classique, une ville miniature au 1/87ème, je suis allé vers quelque chose de plus personnel, foisonnant, sans règles, toujours transformé et renouvelé, mais surtout moins cher ! Bon, c'est aussi, très clairement, une sorte de thérapie, de dérivatif, un moyen de survivre, sans doute...
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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 19:37

 

Résumé de l’épisode précédent :

La minorité agissante qui souhaite faire revenir le Sasgarion en Montvillange, dans les Terres d’Origine protégées par des Grands quelque part en Savoie, est-elle responsable de l’accident d’un appareil d’exploration ? Les « rebelles » ont-il estimé que les discours et les pétitions ne suffisaient plus et ont-ils pris le risque de tuer des membres de l’équipage ? Ou bien le Sasgarion a-t-il subi un coup de semonce de ce monde plagiste péri-berckois encore inconnu et qui reste très discret ?...

En Montvillange, on se pose moins de questions. Le général Diride a décidé d’attaquer sur plusieurs fronts, comme si faire face aux casteignans ne suffisait pas : à l’aube du 23 juin, son armée franchit la frontière du jardin peuplé par les tribus opalonaises récemment fédérées par Quentovic, le hochet intime de la reine Hazemnout de Mahoning assiégée dans son palais (épisodes 1et 2)…

 

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Très vite, les soldats montvilliens sont d’une humeur massacrante, pas sortables, un peu ours, quoi, comme s’ils avaient dû revenir d’une vieille illusion dont ils savaient pourtant qu’une exposition soudaine à la lumière crue de la spontanéité allait leur briser le cœur…

 

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...Ou peut-être simplement parce qu’ils ne s’attendaient pas à se trouver à 4h30 du matin sous un feu d’artillerie aussi nourri…

 

 

Camp de l’armée montvillienne, frontière d’Opalogne, 14h25.

 

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-         Colonel Fresnize : …Monsieur le Premier Ministre, soyez le bienvenu…

-         Le Premier ministre : Colonel… Bonjour. Quelle est votre situation ?

-         Colonel Fresnize : Notre attaque de ce matin a été difficile mais elle a permis de faire sauter le verrou et de détruire l’artillerie opalonaise. Mais le gros de leurs troupes reste introuvable et on sait qu’ils sont 3 à 5 fois plus nombreux que nous… L’aide de camp du général Diride, Blatteville, a conçu un pan d’invasion et nous attendons… Où est donc le général ? Cela fait plus d’une semaine qu’on ne l’a pas vu…

 

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-         Le Premier ministre : …eh bien… Il arrive. Vous… allez le trouver bien changé, Colonel. Il a viré complètement mystique. Et si j’osais, je dirais qu’il m’inquiète un peu…

-         Colonel Fresnize : Vous êtes en train de me dire qu’il a perdu les pédales ?

-         Le Premier ministre : Chut… 

-         Colonel Blatteville : Messieurs, voici le général !

 

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-         Colonel Fresnize : Mais… Qu’est-ce que… C’est quoi cet uniforme ?

-         Major Fougères : Et c’est quoi ce petit nuage lumineux ?!... Un trucage pour impressioner l'ennemi ?

-         Le Premier ministre : Hh-hhh (soupir)… Euh… Le général est nimbé de gloire, et la gloire, ça brille. Selon lui...

-         Colonel Blatteville : Oui ! Et c’est là la marque d’un destin exceptionnel !

-         Major Fougères : Vous plaisantez…

 

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-         Général Diride : Messieurs ! Quel bonheur de nous voir tous réunis pour une si grande œuvre ! Je vois… Oui ! Je vois une aube subtile et diaphane ! Dans la nébulosité scintillante, une fulgurance cuirassée dominera le Ponant et le long ruban de voyage désormais sans vie sera foulé de six cents pieds fourbus d’avoir chevauché le vent à la poursuite de la gloire finale !

-         Les officiers : … ?

-         Général Diride : …Bon… En clair, nous faisons mouvement à marche forcée et nous attaquons demain matin à 6 heures. Le groupe blindé du major Fougères débordera l’ennemi à l’ouest de Nargorone pour attirer le gros des forces opalonaises vers le village. Notre infanterie aura le champ libre et prendra position sur la route qui est parallèle au front pour couper leurs communications. Fresnize, comme vous le savez, vous commanderez la réserve et le convoi de ravitaillement. Votre destination, Colonel ?

 

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-         Colonel Fresnize : Euh… Askarl… Laskar…

-         Colonel Blatteville : Asklarundaro. C’est une clairière bien dégagée au bout du fossé qui est derrière le second massif de fleurs, sur la droite à l’embranchement. Il y a un pont, mais trop loin. Vous devrez descendre dans le fossé, qui est bien sec, et marcher environ 2 heures.

 

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-         Colonel Fresnize : ...Asklarundaro… Oui.

-         Général Diride : …Asklarundaro… Fort bien, Messieurs ! En route ! Ayez de la foi et de la volonté ! A demain !

 

-         Colonel Fresnize : Vous aviez raison… Il est bizarre… Et ce petit nuage à la con qui le suit partout, c’est ridicule !

-         Major Fougères : Oui, et ça ne doit pas être pratique pour conduire ! Il est nimbé de gloire ? Et si on le dénimbe, il explose ?

-         Le Premier ministre : Messieurs… Messieurs… Je crois qu’il n’est plus tout à fait humain… Mais vous avez vos ordres, au moins, respectez-les, eux.

-         Colonel Fresnize : Sérieusement, vous faites encore confiance à un général habillé en fée, vous ? Il a besoin… d’aide, c’est évident…

-         Colonel Blatteville : Oulah !... Soyez plus conciliant, mon ami, ou vous pourriez finir jeté en pâture aux fourmis ! Les ordres sont clairs, et ce plan est excellent puisque c’est le mien. Au travail !

 

Le soir venant, le général escalade une motte pour observer le pays qu’il s’apprête à conquérir.

 

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En réalité il ne peut plus rien voir à cette heure tardive où le ciel est encore vaguement bleu mais le sol tout noir. Aveuglé par sa gloire et sa confiance inébralable en lui, il ne voit plus qu'une lumière artificielle.

 

   

A bord du Sasgarion, dans une salle du niveau A, 23 juin, 21h30

Les membres du CRI au complet organisent d’urgence un congrès clandestin exceptionnel, ainsi qu’il est prévu dans les statuts.

 

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-         Üwosien : Allons, allons, faites silence, on ne s’entend plus ! Le Colonel Houderlain arrive. Il va tout nous expliquer en détail.

-         Houderlain : Laissez, Professeur, à quoi bon expliquer de nouveau ce qui nous motive, même à ceux qui ne sont là qu’en dilettante…

-         Les gens : Oooh !!...

 

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-         Argawaen : Colonel, nous sommes tous d’accord pour militer en faveur du rapatriement du Sasgarion. Mais pas par n’importe quel moyen ! Ce qui s’est passé hier est très grave ! Cela porte atteinte à notre vocation première qui est d’assurer la survie de la communauté !

-         Houderlain : Vous en parlez comme si nous étions directement responsables… Cet appareil a été abattu par une puissance étrangère inconnue, qu’il vaut mieux éviter et laisser sagement dans son coin, pendant que nous retournerons dans le nôtre où nous avons mieux à faire !

-         Argawaen : C’est faux ! Il y a eu sabotage !

 

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-         Houderlain : C’est absurde. D’ailleurs il n’y a aucune preuve matérielle et l’équipage s’en est finalement bien tiré. Nous ne devons pas nous laisser déstabiliser par des rumeurs hostiles, ni perdre de vue notre objectif. En cela nous sommes appuyés par les plus hautes autorités militaires montvilliennes à bord, à savoir les généraux ici présents Platier et d’Orchisagne.

-         Wilfrid : Ne soyez pas ridicule ! Ce sont des officiers à la retraite qui ont été évacués par faveur spéciale ! Ils n’ont aucune affectation ni aucune autorité !

-         Général d’Orchisagne : Houderlain, cette atmosphère de trahison me pèse grave ! Il va falloir calmer un peu ces civils ! Agissez ! Contactez Diride !

-         Les gens : Quoi ?!... Hein ?!... Mais comment ?!... Alors c’était vrai ?...

 

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-         Houderlain : Euh… Il est vrai que nous avons à bord une station d’émission secrète. Secrète pour la sécurité de vous tous, bien sûr. Je vais voir avec le général Diride de quelle façon, sans mettre qui que ce soit en danger, nous pouvons pousser le Comité de commandement de ramener le vaisseau là où est sa vraie place, en Montvillange. Chez nous ! Pour le salut de la nation.

-         Argawaen : Tiens-tiens… C’est une bonne idée ! Je propose qu’on y aille tous !

-         Houderlain : Nooon !... C’est un lieu hautement secret ! On ne peut pas y aller en procession à 24 personnes !

-         Les gens : On y va tous ! Il faut éclaircir cette histoire !

-         Wilfrid : Il n’y a peut-être même pas de force étrangère menaçante. Si votre fine équipe de techniciens chafouins et de gradés refoulés est responsable d’un acte terroriste manqué, vous en répondrez !

-         Général Platier : Et moi je dis : Si c’est ça les sauveurs de la Montvillange, surtout n’allons pas la sauver !

 

   

Dans la salle de réunion de bureau de l’Amoral Enondradel. 21h45.

 

 

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-         Commissaire Hampföld : Nos pires appréhensions étaient fondées. Gecko 13 a bien été victime d’une charge explosive placée pour détruire ses moteurs et l’ordinateur de bord. C’est une grande chance si l’appareil est tombé sur les plantations et arriver au sol sans être désintégré et tuer ses occupants.

-         Chardonville : A l’appui de la thèse de la… conspiration, j’ai aussi le rapport  de la Section Communications, qui a bien travaillé.

-         Amiral Enondradel : Alors ? Il y a bien eu un contact radio entre ici et la Savoie ? Et un piratage des réseaux internes ?

-         Chardonville : Pas exactement. Un habile technicien, et nous savons qui c’est, a pu bricoler un appareillage qui utilise les fréquences de la téléphonie mobile des Grands. C’est d’autant plus commode et ingénieux, qu’il y a tout prêt d’ici, à Rang-du-Fliers, une importante antenne-relais…  Nos méchants compagnons ont recyclé une puce électronique récupérée sur un mobile trouvé sur un quai à Rouen il y a 3 semaines. Elle avait été remplacée dans les stocks par une fausse… Ils ont un numéro d’appel et utilisent un opérateur, Bouig-sait-faire…

-         Gélagnac : De mieux en mieux… Et où se trouve cette installation ? Elle doit être relativement volumineuse.

-         Le Commissaire : Le CRI est sous survellance…

 

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-         La secrétaire de l’Amiral : Excusez-moi, Messieurs. La Sécurité m’informe que les membres du CRI se déplacent tous ensemble dans le niveau D, vers l’arrière…

-         Colonel Jollas : Oui, vers les hangars où nous entreposons les véhicules civils et le matériel destiné à une colonisation. A moins que ce soit une manif’…

-         Le Commissaire : Ne perdons pas de temps. Jollas, alertez les hommes que vous avez dans le secteur C-2, mais laissez ces gens atteindre leur destination. Nous allons les prendre au piège !

-         Gélagnac : Faites quand même attention… Veillons à ce que tout ceci ne finisse mal pour personne. Ce ne serait pas à notre honneur.

-         Voix d’un garde de sécurité : "Bluibilip" ! Les suspects sont à présent réunis dans le garage n° 19, celui des engins de chantier.

-         Chardonville : Le 19 ? Pourquoi donc ?

-         Le Commissaire : Eh bien ils veulent peut-être faire un peu de terrassement avant le dîner, enfin, écoutez, je ne sais pas, et on s’en fout ! Allons-y !

-         Gélagnac : Non, c’est assez logique. Ces garages sont le meilleur endroit pour cacher quelque chose. On y trouve des camions qui peuvent dissimuler une solide installation de communication !

-         Colonel Jollas : Ici Jollas ! A toutes les équipes : Encerclez le garage 19. Gardez les issues vers les autres niveaux du secteur C-2 et le corridor central !

 

 

Dans le garage n° 19 – 22H10

 

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-         Argawaen : Maintenant, Houderlain, appelez ! Il faut régler ça !

-         Houderlain : Je n’aime pas votre ton ! Avez-vous oublié ce qui est en jeu ?

-         Une femme : Appelez donc ! Je ne sais pas ce que vous avez fichu, mais on ne va pas l’assumer à votre place !

 

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-         Général Platier : Silence ! Mais je rêve ! Nous sommes là justement pour assumer nos choix et demander conseil à nos chefs !

-         Les gens : « Nos chefs » ?... Qu’est-ce qu’il raconte ?... On croyait que c’était vous…

 

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-         Général Platier : L’émetteur est là, dans la toupie de ce camion ! Allez-y, Houderlain, ces idiots réaliseront peut-être enfin l’importance de ce que nous faisons ! Pensez collectif, que diable !

 

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-         Le Commissaire : Tous nos œufs sont dans le même panier.

-         Colonel Jollas : Moi, je les ai du même côté. Cet uniforme est trop serré. J’ai dû grossir.

-         Le Commissaire : Avec la bonne cuisine du Nord, ça ne va pas s’arranger. A tout le monde : soyez parés à l’intervention !  

 

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-         Voix du général Diride : Je vous demande de penser à ce qui est digne et important ! Le pays a besoin de vous ! Pour la gloire et l'espoir de la Montvillange, je vous guiderai sans faiblir ! Car je suis Moi, pour vous, et vous tous... êtes... Moi ! Soyez fiers ! Notre oeuvre est belle ! Enfin elle le sera après, une fois passés les petits préliminaires douloureux, car c'est la première fois pour beaucoup d'entre vous... Surgissez de l'ombre ! Serrez les fesses et prenez votre destin en main ! Vous devez rassembler le plus de monde possible, surtout parmi les militaires et dans le département Technique ! Il vous faut agir pour prendre le contrôle du Sasgarion et l’éloigner de sa mission inique et désespérée ! La patrie est en danger, répondez à son appel !

-         Houderlain : Notre action aura plus de poids dans l’opinion si les habitants du vaisseau vous entendent, comme le jour de votre déclaration.

-         Wilfrid : …Quoi ?!...

-         Général Diride : Vous aviez bien fait et vous avez bien mérité la reconnaissance de la Nation ! C’était une opération risquée et bien menée. Maintenant, il faut accélérer le processus et endoctriner l’équipage.

-         Général Platier : Parlez-leur ! Nos 2 ingénieurs peuvent rapidement transférer la ligne sur une borne-com qui est à côté et vous faire entendre sur les 70 qui parsèment le vaisseau !

-         Général Diride : Faites-le ! Maintenant !!

-         Le Commissaire : Maintenant !!

 

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 « Halte !! On ne bouge plus !! »  

 

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« Ici le groupe 1. Huit personnes ont forcé le passage dans le corridor 36 ! Les fuyards ont armés ! »

 

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« Ils se dirigent vers la piste de la zone expérimentale 2 ! »

-         Houderlain : Il y a un hélico de reconnaissance toujours prêt à partir sur la piste 2. On le prend et on file !

-         Général Platier : Mais pour aller où ?!

-         Houderlain : Le Sasgarion va entrer dans la base Voltaire dans quelques heures. Nous pourrons l’atteindre avant lui !

-         Général Platier : Les Grands vont nous capturer et nous livrer aux autorités !!

-         Houderlain : …Quand je pense que je me suis fait chier à expliquer aux autres que c’était vous les autorités… Il a bonne mine le futur Commandant du Sasgarion avec ses plumes effilochées ! Rassurez-vous, les Grands n’en feront rien. Les conventions sur l’assistance et la neutralité l’interdisent, vous devriez le savoir ! On file et après… On avisera !

 

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« Noon !! Ne décollez pas, ils referment le sas du toit ! »

 

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-         Général Platier : Pas par là !! A droite !! A droite !! Vous voyez bien qu'on a un toit sur la tête !!

- Houderlain : Mais laissez-moi faire, bon sang ! !

 

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 "Ici la Sécurité. Appel général à toutes les unités d'urgence ! Nous vous invitons à vous rapprochez de la piste 2 du secteur C de façon, euh... urgente !"

 

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-         Général Diride : Ici Diride !... Ici Diride !!... Répondez, Sasgarion !! Rhâââ… Allô, Fresnize ? Allô !! 

-         Colonel Fresnize : Oui mon Général !

-         Général Diride : J’ai perdu le contact avec le Sasgarion ! Je ne sais pas ce qui se passe. A tout hasard, envoyez-moi le camion du matériel de secours ! Je le veux ici avant minuit !!

 

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-         Colonel Fresnize : ...Euh, mon Général… C'est que... Ici, ça ne va pas bien du tout…

-         Général Diride : Idiot ! Je n’a pas que ça à faire ! Je dois aussi localiser l’ennemi et aller à sa rencontre !

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-         Colonel Fresnize : Alors venez vite à Asklarundaro ! J’ai rencontré l’ennemi et la bataille que vous souhaitiez tant est bien mal engagée ! Nous sommes submergés !!

 

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-         Général Diride : Malheur !! Ma gloire !! Mon destin !!

 

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« Plop ! »

 

 

Poste principal, contrôle des missions - 24 juin, 1h15 du matin.

 

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-         Sandra Matizet : Commandant, le rapport de la Section médicale : En plus des 4 occupants de Gecko 2 qui sont morts sur le coup, il y a 11 blessés dans le secteur C-2, dont 3 sérieusement. La zone de lancement a subi des dommages, ainsi que le sas arrière du toit.

-         Commandant Hardy : Merci Sandra. La Section technique me dit qu’elle n’a pas assez de monde pour tout faire à bord. Les réparations vont prendre une bonne dizaine de jours.  

-         Commissaire Hampföld : Au moins, nous nous en sommes sortis… Et le CRI est étouffé. Nous avons arrêté et interné 6 personnes, dont Üwosien et d’Orchisagne. Les autres sont libres. Au fond, ils ne sont coupable, tout à la fois, que de convictions et de naïveté…

 

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-         Commandant Hardy : C’est une sale affaire… Lormier, vous reprendrez la liste de l’équipage de la base dunaire mobile. Son départ est retardé à la nuit prochaine. Navigation ? Comment se passe notre arrivée ?

-         Voix du poste de navigation : « Bluibilip ! » Navigation à Poste principal. Angle d’injection intra-voltairienne verrouillé. Vitesse 2.5… 2.2… 1.9… Allumage des rotors de sustentation. Atterrissage dans 180 secondes.

-         Commandant Hardy : Poste principal à Station Hôtel Voltaire. Le Sasgarion est en approche finale dans la chambre 313.

-         Bien reçu, Sasgarion ! Maman !! Ils ont là !!

 

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-         Sandra Matizet : « Tnit-tnit ! » Commandant ! Alerte détection ! Un message arrive sur notre fréquence !

-         La voix : Ici la voix du Gardiens des oyats ! Nous vous avions prévenus ! Ne persistez pas à établir un contact qui serait néfaste !

-         Commandant Hardy : Ici le Commandant Hardy. Vous connaissez donc notre position actuelle ?...

-         La voix : Naturellement. Nous savons tout ce qu’il y a à savoir en ce qui vous concerne.

 

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-         Commandant Hardy : Alors vous savez que nous n’avons aucune intention hostile. Nous sommes libres de rallier une de nos bases quand nous le voulons !

-         La voix : Nous ne mettons pas en doute vos bonnes intentions. Mais elles ne nous intéressent pas  et votre arrivée représente un péril pour notre monde. Nous devrons nous défendre.

-         Commandant Hardy : Je conteste ce mépris ! Notre mission est aussi de recueillir des colons montvilliens survivants dans le désert. Nous ne pouvons y faillir ! Le comprenez-vous ?

-         Sandra Matizet : …Le contact est rompu, Commandant.

 

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-         Colonel Jollas : La base dunaire mobile sera vulnérable quand elle s’envolera. Il lui faudra 30 minutes pour atteindre de nuit le site « Digue 1 ». Et autant, quand le jour sera levé, pour rallier la position prévue dans les dunes.

-         Commandant Hardy : Soyez prêt à intercepter une possible attaque. Deux Geckos armés escorterons la base mobile jusqu’au site « Blockhaus 2 ». Au fait, Jollas : Vous êtes son nouveau commandant. Bonne chance…  

 

« Ici Navigation. Atterrissage effectué et optimum. Arrêt des moteurs. » 

 

 

Les courageux montvilliens vont maintenant pouvoir entrer dans la phase la plus active de leurs recherches, dans les dunes et les bois de la Baie d’Authie, dans ce paysage merveilleux qui semble cacher une sourde menace. Bien loin de là, le général Diride se pose maintenant les questions que se posait déjà une bonne partie de son entourage : Où va l’armée montvillienne, vers quelle désastreuse aventure ? Brutalement dénimbé de sa gloire par sa défaite dans un jardin à la française, et privé de ses partisans à bord du Sasgarion, le dictateur le plus petit du monde saura-t-il remonter la pente ?...  

 

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Published by SASGARION
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