Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LE MONDE MINIATURE DE SASGARION
  • : Le monde miniature imaginaire de Sasgarion, qui vit depuis plus de trente ans. Tenté un moment par un diorama classique, une ville miniature au 1/87ème, je suis allé vers quelque chose de plus personnel, foisonnant, sans règles, toujours transformé et renouvelé, mais surtout moins cher ! Bon, c'est aussi, très clairement, une sorte de thérapie, de dérivatif, un moyen de survivre, sans doute...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Liens

21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 11:47

 

Dimanche 26 juin - 7h50

 

DSCF0075s.JPG

 

DSCF0076s.JPG

 

La météo des Grands annonce au moins 3 jours de fortes chaleurs qui feront baver d’envie les juilletistes pataugeant dans leurs campings dans quelques semaines.

Même sur les plages du Pas-de-Calais, on s’attend à ce que le sable fin brûle les pieds dès la mi-journée.

 

  DSCF0048s.JPG

 

  DSCF0050s.JPG

   

Une belle lumière baigne déjà les toits berckois encore vierges de touristes négligés et de leur marmaille pleurnicharde.

 

DSCF0047s.JPG

 

A bord du Sasgarion, les travailleurs les plus matinaux prennent leur deuxième petit déjeuner ensemble dans les zones de loisirs, en regardant par la verrière le grand écran de la chambre 313, Celle-Qui-n’Existait-Pas.

La dame dans la télé : « …Je crois que le président de la République est totalement pénétré de sa fonction, qu’il remplit de façon apaisée et avec la discrétion nécessaire, à l’appui d’un excellent bilan dont les français commencent à voir les effets bénéfiques pour la France… »

 

P1010089wg.JPG 

 

Les gens : « Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! »

 

 

Le matin est clair et calme. C’est la bonne heure pour commencer une mission délicate avec tout l’optimisme que l’on peut encore mobiliser malgré la série d’événements catastrophiques de ces derniers jours.

 

DSCF0080s.JPG

 

P1010012kkk.JPG

 

P10100380bPHOTO HARDY

 

- Commandant Hardy :  Base dunaire Gecko 12, ici le Sasgarion. Etes-vous prêts pour la reconnaissance de terrain ?

 

P1010049sm.JPG

 

- Commandant Frankel : Oui, Commandant. Les procédures de sécurité sont au maximum, les connexions OVMD sont confirmées, le professeur Simon est à mes côtés et il vous fait des bisous.

- Hardy : Merci, Professeur. On me dit que votre femme vous accompagne dans cette expédition… Ce n’est pas très conventionnel de partir en mission en famille.

 

P1010050sm.JPG

 

- Simon : Nous sommes 15, j’emmène près du tiers de notre effectif. Je trouvais assez raisonnable d’inclure dans l’équipe notre médecin. Et puis je n’ai pas pu lui dire non.

- Hardy : Bien. Bonne chance à vous tous. Soyez prudents.

- Simon : Mais oui, comme d’habitude.

- Hardy : …Alors, non : pas comme d’habitude.

 

P1010052sm.JPG

 

- Frankel : Je reste en liaison permanente avec eux.

 

P1010053sm.JPG

 

- Le pilote : Quel est le programme, Professeur ?

- Simon : Le vol de reconnaissance nous indique que le terrain est dégagé à proximité du village abandonné. Nous y avons détecté une structure à demi enfouie dans le sable et qui n’a rien de calogien.

- Le pilote : Sans doute un de ces nombreux détritus laissés par des Grands peu respectueux de leur environnement, comme ces bouteilles en plastique que l’on trouve un peu partout…

 

DSCF0041s.JPG

 

  DSCF0042sgecko4-en-approche.JPG

 

- Simon : Nous ne le saurons qu’en y allant. Nous ferons notre approche en survolant ces ruines, dans le creux des dunes. Si j’étais un Crépusculaire équipé d’engins volants, comme nous en avons eu la preuve cette nuit, ces amas de briques feraient un bon poste avancé, vous ne trouvez pas ?

- Professeur Lodre (chef du service de mini-anthropologie du Sasgarion) : Mais qu’est-ce que c’est ?

- Le pilote : Les ruines d’un blockhaus, souvenir de la grande guerre mondiale des Grands. Il y a de nombreuses autres ruines très imposantes qui sortent de plus en plus du sable à chaque marée. Quand j’étais venu en mission ici il y a 6 ans, il n’y avait rien de visible. Le paysage change très vite ici.

 

P1010054sm.JPG

 

- Simon : Nous décollons dès que Frankel nous donne l’autorisation. Si ces Crépusculaires vivent sous le sable, j’aimerais les trouver et nous faire inviter chez eux avant les heures chaudes… ici Gecko 4, nous sommes prêts.

 

 

  DSCF0014s1.JPG

 

P1010057sm.JPG

 

DSCF0016s3.JPG

  

Et l’expédition, après avoir atterri près du village, découvre le passionnant et mystérieux désert calogien. Les aventuriers progressent difficilement dans le sable, autour des traces gigantesques laissées par un Grand qui avait dû passer là quelques minutes auparavant sans se faire repérer, ce qui n’est pas vraiment à la gloire du service de sécurité de la base dunaire. Ou alors, c’était seulement moi.

 

  DSCF0017s4.JPG

 

DSCF0030s.JPG

 

DSCF0033s.JPG

 

 

DSCF0024s.JPG 

 

La forme ronde, blanche et bleue est rapidement retrouvée et investie. Par une porte démontée, les montvilliens pénètrent dans une salle…

 

P1010055sm.JPG 

 

- Madame Simon : Mais… Je connais cet endroit !

- Le pilote : Ben oui, y a pas à tortiller : ça ressemble furieusement à une station mobile d’observation du milieu ambiant montvillienne… C’est même l’ingénieur Wilfrid qui avait conçu ces modèles compacts en les adaptant à d’anciennes boîtes de crème grasse pour la peau utilisées par les Grands…

- Simon : …On n’en fait plus depuis 10 ans. La technologie des Geckos les a remplacées…

- Le pilote : Celle-ci fonctionnait encore récemment, mais il n’y a plus d’énergie. Mais l’intérieur est bien entretenu malgré la porte cassée

- Simon : cela ne prouve rien, la dernière pile est peut-être morte depuis des années et n’importe qui a pu entrer dans la station seulement pour s’abriter. Communiquez son matricule à la base, pour qu’on fasse des recherches.

- Madame Simon : Ory a trouvé un autre bâtiment près de l’arche d’entrée du village.

- Simon : Allons voir ça. « Tnit-tnit » Ory ? Où êtes-vous ?

- Voix d’Ory : Il y a une entrée cachée derrière les pommes de pin. Elle donne sur un tuyau en plastique qui descend en pente douce dans le sol !... C’est un couloir !... Ooh… Mais…

- Simon : Attendez-nous ! 

- Voix d’un garde : « Tnit-tnit » Monsieur ! Vous devez venir voir ça !

 

DSCF0018s.JPG 

 

- Le pilote : Ben, v’là autre chose…

- Un garde : Ce truc ressemble à un de nos hélicoptères !

- Simon : Une version modifiée, je dirais. Il y a des réservoirs sur les côtés, sans doute une motorisation à l’essence ou à l’alcool.

 

DSCF0020s.JPG

 

- Le pilote : En tout cas, celui-là semble en parfait état de marche !

- Simon : Ne nous faisons pas repérer… Signalez à la base et allons voir ce tuyau.

 

 

P1010080sm.JPG

 

- Madame Simon : C’est très joli, ici… On se croirait dans un château.

- Lodre : En tout cas, ce « château » a de l’énergie, lui, il doit être très habité…

 

  P1010081sm.JPG

 

- Simon : Allons-y doucement. Si on rencontre quelqu’un, on sourit et on fait coucou, les gardes aussi, s’il vous plaît.

 

P1010082sm.JPG

 

- Simon : C’est grand… Sécurisez la première salle, nous continuons.

 

P1010085sm.JPG 

 

- Lodre : Toujours personne. Et si on trouve les habitants, qu’est-ce qu’on va bien pouvoir leur dire ?

- Madame Simon : N’ayons seulement pas trop l’air provincial.

- Lodre : A quoi peuvent bien ressembler es Crépusculaires ? Sont-ils blancs et translucides comme les poissons des rivières souterraines ?

 

P1010087sm.JPG

 

- La jeune femme : C’était donc vrai ?! Des étrangers !!

- Simon : Euh… Mademoiselle, n’ayez pas d’inquiétude, nous ne sommes pas dangereux. Enfin, je ne crois pas. Je veux dire, pas toujours, ça dépend des circonstances… 

 

P1010088sm.JPG

 

- La jeune femme : Mais… C’est impossible ! Les étrangers, ça n’existe pas ! D’où venez-vous donc ? De la Lune ? Ou d’une autre planète ? C’est incroyable ! Dément ! Comme je suis heureuse de vous rencontrer ! Des êtres venus d’ailleurs ! Depuis combien de temps êtes-vous sur notre planète ? Comment faites-vous pour voler dans la soupe de poussières froides de l’espace ?

- Simon (aux autres) : Alors là, je suis perplexe… En effet, je ne sais pas quoi dire…

- Madame Simon : Mademoiselle, il y a peut-être un malentendu, les choses sont sûrement plus simples qu’il n’y paraît… Je m’appelle Hylina Simon, et je suis montvillienne. N’ayez aucunement peur de nous.

- La jeune femme : Oh, mais je n’ai pas peur ! Je suis juste fascinée !

- Madame Simon : Et… Et lui ? 

- La jeune femme : Oh, mon esclave aussi est fasciné ! Mon nom est Obellia, je suis la fille du conseiller Argousio. C’est tellement excitant ! A ma connaissance, il n’est rien arrivé de tel dans notre monde depuis d’innombrables générations !

- Lodre : Une folle. On est tombé sur une folle. Elle croit qu’on vient de la Lune…

- Le pilote : Et si on se tirait d’ici ?

- Madame Simon : Attendez… S’il vous plaît, Obellia… Nous arrivons de Berck, d’une des bases de nos Grands Protecteurs…

- Obellia : Non. C’est impossible. Un ?... Un « Grand » ?... Vous voulez dire, un Géant ? Il n’y avait qu’un seul Géant Pourvoyeur et il est mort.

 

  P1010090sm.JPG

 

- L’infirmier : Euh… ici le groupe 1. Nous avons trouvé les indigènes… Nous établissons le contact.

- L’homme en rouge : Quelle horreur !! Mon fils, rassemble toute la maisonnée pour traquer ces créatures !! Avec moi, mes gens, Sus !

 

P1010088sm.JPG

 

- Obellia : … J’ai un peu de mal à vous suivre… Vous dites venir d’ailleurs, mais pas de l’espace… De quelle autre partie du monde, alors ?

- Madame Simon : Obellia… parlez-moi du monde…

- Obellia : De tous temps, la planète Bedaoti a été partagée entre les petits hommes des Sables, les Oyatsines, et les Géants de l’Eau. Bédaoti est notre mère nourricière et elle a séparé le continent en deux pays de chaque côté des forêts sombres où il ne faut pas aller et ils ne doivent jamais se rencontrer, sinon, c’est la fin du peuple oyatsine ! Vous devriez savoir ça… Il faut faire très attention aux Géants qui viennent parfois ici, ils ne doivent pas nous voir, jamais !

- Madame Simon : Oui, ça c’est vrai… Mais savez-vous ce qu’il y a autour ?

- Obellia : Autour ? Autour c’est l’espace infini, le soleil qui nous réchauffe mais aussi qui nous brûle mortellement, les étoiles qui sont d’autres soleils pour d’autres planètes, très loin de Bédaoti…

- Madame Simon : Mais le monde, celui-ci est bien plus vaste que v…

 

P1010092sm.JPG

 

- Le jeune homme : Obellia !! Ecarte-toi d’eux !!  

- Obellia : Ciel ! Mon frère !

- Simon : Ah ! Bonjour, Monsieur… Je suis le Pr…

 

P1010095sm.JPG

 

- Le jeune homme : Capturez-les !

- Simon : Bon, ben… On va vous laisser !

- Voix de l’Officier scientifique Ory (spécialisé dans la génétique et le dressage des blattes) : « Tnit-tnit » ! Les hélicoptères ont décollé et font mouvement vers le village !

 

P1010093sms.JPG

 

- Simon : C’est un traquenard… Simon appelle Gecko 4 ! Soyez parés à un décollage d’urgence, nous courons vers vous !

- Voix du co-pilote : Eh bien courez de toute la force de vos petites jambes ! Essayez même de courir plus vitre que la meute de soldats inconnus qui dévale la dune vers nous !

 

P1010096sm.JPG

 

- Un serviteur : Attention, Seigneur Argousio ! Vous allez vous faire du mal !

- Argousio : Mais non, je jouis !! Assommez-les proprement, je ne veux pas de sang sur le tapis ! Qu’on les emmène au palais, devant Tellinos !

 

  P1010062sm.JPG

 

Avant que les montvilliens aient pu mettre au point un brainstorming pour examiner leur situation, les voilà entourés par des inconnus armés, au teint farouche et hâlé par la vie au grand air. Le combat est bref.

 

P1010061sm.JPG

 

Un des gardes montvilliens est soudain comme aspiré par le sable mou et disparaît en se débattant désespérément, devant les yeux impuissants et les bras écarquillés de Madame Simon... Quelques secondes plus tard, une transmission de l’Ordinateur de Veille Médicale à Distance annonce à la base dunaire et au Sasgarion un nouveau décès… 

 

P1010063sm.JPG

 

 

Quelque part dans la Baie d'Authie - 16h30

 

  DSCF0096s.JPG

 

DSCF0029s.JPG 

 

DSCF0080s-copie-1.JPG 

 

DSCF0039s.JPG

 

Poste de pilotage de la base dunaire - 16h31

 

P1010111sm.JPG

 

Toujours aucune nouvelle de Gecko 4 depuis l'alerte lancée à 10h07. La base dunaire voit son inquiétude grandir...

 

 

P1010064sm.JPG

 

- Simon : Eh ben voilà, nous sommes leurs prisonniers… J’imagine qu’ils ont aussi pris Gecko 4 et que nous sommes coupés du monde… Enfin, le nôtre… Qu’est-ce que tu as compris de tout ça, toi ? Comment une fille qui semble être de la bonne société peut-elle être aussi naïve et ignorante ?

- Madame Simon : Justement, j’ai l’impression que ce n’est pas une question d’ignorance mais bien d’éducation… Une éducation très filtrée.

- Lodre : Vous voulez dire que ces chimères sur Bédaoti et la soupe de poussières froides, c’est un élément de leur culture ?

- Madame Simon : C’est passionnant. Nous avons là un parfait exemple d’une société dominée par la prudence et la peur, et qui a vécu longtemps en vase clos au point de perdre la connaissance de la réalité de ce qui l’entoure… Regardez cette carte…

 

P1010045sm.JPG

 

…Les Oyatsines croient vraiment qu’ils vivent sur une petite planète qui doit faire 20 Gkm de circonférence à tout casser… Leur culture est même parvenue à nier l’existence de la Terre, qui est trop vaste pour leur perception, l’existence de la diversité et du nombre des Grands, celle des autres peuples miniatures, tout cela sans doute pour des raisons sécuritaires. Ce nom même de « Bédaoti » défini tout leur univers… La Baie d’Authie… On a inculqué à ce peuple une peur panique de tout le milieu environnant, pour le contraindre à une quasi-immobilité dans cette partie du désert protégé par d’épais buissons. Les menaces sont partout et il faut dissuader les Oyatsines de les affronter : la chaleur du soleil, le sable, la mer, les animaux, les Géants… Seule la nuit les rassurait un peu… Oui, c’est passionnant…

 

  P1010067sm.JPG

 

- Le pilote : Moi je trouve ça effrayant. Nous non plus, nous n’existons pas dans leur conception de l’univers. Ils pourraient bien marquer le coup et concrétiser notre inexistence…

- Lodre : Il est clair que ce peuple est manipulé par une élite, une caste de décideurs et de guerriers qui connaît bien, elle, la réalité du monde. Ils nous ont parlé, ils nous ont vus dans le passé, ils recyclent même nos technologies ! C’est de l’obscurantisme, une dictature qui n’a pas les mêmes interdits moraux que nous. Et les tribus calogiennes qui vivent à l’extérieur en sont les premières victimes depuis longtemps.

- Madame Simon : Bien sûr, nous sommes libres d’estimer que c’est cruel. Nos ancêtres ont eux aussi été confrontés à la nécessité de survivre dans la nature et cela a occasionné bien d’autres coutumes aussi inacceptables de nos jours…

 

P1010068sm.JPG 

 

- Simon : Nous savons que les Oyatsines sont prêts à tuer pour protéger l’équilibre de leur société et la maintenir dans un horizon limité et vide. Je comprends leur souci de préservation, mais là, nous sommes du mauvais côté du manche. Tout est fait pour que nous ne puissions pas provoquer de révolution, je vous le dis. Les Oyatsines n’ont aucune intention de remettre en cause leurs dogmes, puisque tous les dangers qui les entourent sont vrais… Comment pourraient-ils émettre un jugement sur ce qu’ils ne voient pas et peut donc se passer d’explications et même d’existence ?...

 

P1010071sm.JPG

 

- Lodre : Malgré leurs précautions, je pense que leur monde est en déclin… Cela peut les rendre d’autant plus agressifs. Ils reprochent déjà aux calogiens leur vie au grand air qui risque d’attirer le malheur sur eux, et ils les chassent pour ça. Ils ne sont sûrement pas prêts à écouter notre proposition d’alliance et d’évacuation vers un jardin berckois protégé.

 

 P1010072sm.JPG

   

- L’officier Oyatsine : Misérables étrangers ! Voici le Premier Conseiller Tellinos ! Merci de lui faire bon accueil !

- Tellinos : …Voici donc les redoutables intrus qui nous apportent la destruction…

- Simon : Comme vous y allez… Nous sommes une équipe de scientifiques de très haut niveau. On ne détruit pas, on se contente de disséquer.

 

P1010073sm.JPG

 

- Tellinos : C’est peut-être ce que je me propose de faire aussi… Donc, je suis le Conseiller Suprême et Seigneur Gardien des Oyats en titre Otimahon Blokos Tellinos. Mais je vous autorise à m’appeler simplement Tellinos.

- Simon : Je suis le Professeur Deneker Simon. Mais ne m’appelez pas.

- Tellinos : Je suis bien conscient qu’une telle rencontre était inévitable, et qu’elle surviendrait tôt ou tard. J’ai tout tenté pour la retarder. En vain. Vous n’êtes d’une obstination dangereuse !

- Simon : Peut-être, mais nous ne sommes pas hostiles ! Il était nécessaire d’établir un contact avec vous, pour vous apporter notre aide !

- Tellinos : Votre aide ! Une aide bien sûre d’elle et méprisante, qui s’impose quitte à balayer sur son passage une civilisation entière ! Vous apportez le danger dont vous prétendez nous prémunir. La désespérance et la guerre ! C’est dans la nature de votre peuple !

 

P1010075sm.JPG

 

- Simon : Non, nous ne faisons pas la guerre pour rien ! Nous sommes pacifiques !

- Tellinos : C’est faux. Un de vos vaisseaux aériens armés s’est approché cette nuit de notre pays. Notre hélicoptère de patrouille a tenté de lui faire faire demi-tour mais il a été abattu et le pilote est mort, inutilement…

- Simon : C’était un accident. Le pilote de notre appareil a dû se sentir menacé par un objet inconnu. Nous savons qu’il a fait usage de son canon, dont la puissance est seulement supposée faire fuir les oiseaux. Mais vos hélicoptères fonctionnent à l’essence, n’est-ce pas ? Un incendie à dû se déclencher et provoquer la panique des deux pilotes qui n’ont pu empêcher la collision des deux appareils lancés l’un vers l’autre … Ils sont morts tous les deux. C’est le résultat d’un affreux concours de circonstances, un drame imputable à la malchance et non à la malveillance !

- Tellinos : Nous avons beaucoup observé vos semblables pendant les quelques années où ils ont colonisé la Côte d’Opale. Votre civilisation commet trop de dégâts par simple malchance… Et vous ne retenez jamais les leçons de vos erreurs. Mais au fond, vous n’êtes que le reflet, à très petite échelle, de la société de vos Grands Protecteurs. Le monde des Oyatsines est un monde de paix et d’équilibre. Nous voulons être différents de vous et plutôt que de tenter la chance, nous ne tentons rien.

- Simon : Le malheur viendra sur vous sans que nous y soyons pour quelque chose. Les Grands occupent de plus en plus de place dans cette région. Ils ont même édifié une clôture  qui traverse vos territoires pour délimiter une zone de chasse ! Vous n’êtes plus en sécurité ici. Vous êtes peut-être bien organisés et je vois que vous vous êtes beaucoup inspirés de nos matériels de colonisation… Comment est-ce possible, d’ailleurs, si vous n’avez pas de protecteurs ?

 

P1010073sm.JPG

 

- Tellinos : Nous en avions un. C’était déjà un vieil homme quand il nous a trouvés, et il nous a servi pendant presque 20 ans… Nous lui avons nous-même appris beaucoup de choses sur les Mondes miniatures et  le réseau des Grands qui les protègent depuis des siècles… Mais nous avons insisté pour qu’il ne prenne jamais contact avec eux. Voilà plus de 2 ans que nous ne l’avons pas revu… C’est lui qui nous a apporté la plupart des matériaux, des objets qui ont  permis d’agrandir et d’équiper les souterrains qui composent cette cité, où nous avons regroupé tout notre peuple. Cela représente plus de 14 000 personnes, qui vivent dans des conditions de confort acceptables. La lumière naturelle est aussi présente, canalisée par de nombreux puits à miroirs camouflés, ce qui permet aux gens de voir un peu le ciel, c’est important… Notre énergie vient d’une centrale à essence. C’est la butte que vous avez dû voir sous les pins, à l’est du village, et qui abrite 8 jerrycans enfouis et reliés par des gaines et des tuyaux en plastique pour la maintenance et la distribution… Notre Géant nous a également fourni du matériel montvillien, récupéré ça et là, parfois avec leurs techniciens et pilotes… Pauvre Géant, il était totalement captivé par sa découverte et la mission dont nous l’avons chargé… Nous l’avons peut-être tué à la tâche… Selon la thèse officielle en vigueur, notre Géant Pourvoyeur est mort et il a été rendu à la mer… Un autre est supposé arriver… Un jour. C’est une prophétie utile, elle nous permet de gagner du temps…

- Simon : Voilà : Vous reconnaissez vous-même que votre situation est devenue précaire… J’imagine que les réserves de carburant qui alimente la cité et les hélicos est en voie de tarissement… Vos excès de précautions vous ont coupés des meilleures chances de salut, pour tout votre peuple. Et pour les calogiens que vous massacrez… Mais vous savez aussi que si notre intervention est rendue publique, votre dogme de la planète Bédaoti s’effondrera et votre pouvoir sera alors contesté par ceux auxquels vous avez menti si longtemps…

 

P1010076sm.JPG

 

- Tellinos : Mes motivations ne sont pas aussi égoïstes que vous le pensez. Et vous faites erreur au sujet des calogiens. Ceux que nous capturons sont mis au travail, dans des secteurs isolés, comme la centrale à essence. Notre peuple les isole et ne leur parle pas, mais il ne les tue pas non plus…  Parlons un peu de vous… Votre communauté n’est-elle pas en sursis également ? On raconte de bien terribles choses sur ce qui se passe en Savoie. Vous avez fui votre propre monde et du même coup lui faites courir un gros risque.

- Simon : C’est vrai, nous avons voulu tenter cette aventure seuls, tout en restant en liaison avec le réseau des Grands à travers la France, et en utilisant leurs bases. Notre but est de rencontrer d’autres communautés, connues ou pas. Et de nous établir sur une nouvelle terre plus accueillante.

- Tellinos : Je trouve votre initiative insensée. Si votre vaisseau a un accident ou une panne, et qu’il tombe là où il ne faut pas ?... Ou si vous êtes découverts pendant une de vos escales ?

- Madame Simon : Nous assumons ce risque, parce qu’il a un sens profond pour nous.

- Tellinos : C’est ce qui vous rend si redoutables. Vous êtes prêts à tout. Mais qu’arrivera-t-il si notre monde presque parfait, bien qu’étriqué, s’ouvre soudain à un univers si vaste et compliqué ? Notre société n’y résistera pas, et elle ne peut pas être transposée de la façon que vous envisagez. Ce sera la fin. Nous ne pouvons le permettre et devrons nous adapter aux futures circonstances. Bedaoti doit vivre !

- Simon : Mais nous, que sommes-nous dans tout ça ?

- Tellinos : Des aliens. Une menace de plus, venue de l’espace et de la soupe froide interstellaire… Votre intervention doit être combattue, parce que cela a un sens profond pour nous… Professeur, qu’est-ce qui peut être pire que de laisser un peuple croire à un monde qui n’existe pas ?... Le laisser croire à la fin de ce monde. Et j’ai la douloureuse mission de vous apprendre qu’à force de marcher sur des œufs nous pouvons être amenés à en écraser quelques uns. Je choisis donc la sécurité contre le désespoir.

 

P1010077sm.JPG

 

- Madame Simon : Vous voulez nous tuer ? Croyez-vous que ça dissuadera nos amis du Sasgarion ?

- Tellinos : Vos vies ne sont pas en danger, Madame, si vous avez tous à cœur de respecter nos règles… Quant à vos amis, ils ignorent quel est votre sort et ils ne savent rien de cette cité. Il faut les dissuader, comme vous dites, une fois pour toutes. Une solide attaque aérienne sur votre base mobile achèvera de persuader vos amis que ce pays leur est définitivement interdit !

- Simon : Une attaque ?! Mais vous ne pouvez pas faire ça !

- Tellinos : Mais Monsieur… Elle a déjà commencé…

 

 

 Base dunaire mobile - 17h15 

 

P1010109sm.JPG

 

- "Tnit-tnit ! Tnit-tnit ! Alerte détection, Commandant ! 3 objets volants en approche rapide venant de l'ouest ! 

 

P1010108sm.JPG

 

- Commandant Frankel : D'où est-ce qu'ils sortent ?!

- Le lieutenant : Ils ont dû approcher à basse altitude, cachés par la végétation. J'en détecte 2 autres qui viennent du nord. Ils seront sur nous dans 30 secondes...

- Cdt Frankel : Sécurité, armez vos 2 canons, feu à volonté, et faites évacuer les bâtiments provisoires annexes !

 

DSCF0079s-copie-1.JPG

 

DSCF0088s.JPG

 

- Le lieutenant : Ce sont des hélicoptères ! Ils ressemblent aux nôtres !

- Cdt Frankel : Ne vous y fiez pas, ceux-là sont sûrement moins gentils.

 

DSCF0095s.JPG 

 

 

  P1010099sm.JPG

 

- Le lieutenant : Le bâtiment annexe de biologie est touché ! Ils nous balacent des bombes de poudre à mèche !

- Cdt Frankel : Tirez sur eux, bon sang ! 

 

 

 P1010097sms.JPG

 

P1010098sms.JPG

 

P1010096sms.JPG

 

DSCF0092s-copie-1.JPG 

 

P1010112sm.JPG

 

P1010113sm.JPG 

 

P1010100sm.JPG 

 

 P1010102sm.JPG

 

PHOTO FRANKEL

 

-   Cdt Frankel : Ils nous ont eus ! Où sont-ils maintenant ?

- Le lieutenant : Je ne les vois plus... Je crois qu'ils ont fait demi-tour. Nous en avons abattu un...

- Cdt Frankel : Faites décoller Gecko 11, qu'il nous dise ce qu'il verra de là-haut. A toute la base : donnez-moi un rapport sur les dégâts et les victimes le plus vite possible. 

 

P1010103sm.JPG 

 

Pic d'activité à l'unité médicale, qui reçoit les blessés.

 

P1010107sm.JPG

 

- L'infirmière : Commandant, ici l'unité médicale. Nous avons 6 blessés. Et nous avons perdu le garde Sikomore et Madame Du Platier, l'assistante du professeur Lodre... Pourquoi nous a-t-on fait ça ?!

 

P1010108sm-copie-1.JPG 

 

  - Cdt Frankel : Ces petites saloperies de Crépusculaires veulent sans doute faire pression sur l'expédition qu'ils ont capturée... Et sur le Sasgarion. Cette fois, nous sommes sûrs que nous ne sommes pas les bienvenus.

- Le lieutenant : On fait quoi maintennant ?...

- Cdt Frankel : Gecko 11 va poursuivre les recherches, en attendant les ordres de décollage et de repli de notre base...Nous serons peut-être obligés de battre en retraite, de repartir d'ici la queue entre les jambes. Heureusement, nous avons tous une petite queue, ça ne se verra pas trop...  

 

 

 

 

  A SUIVRE

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by SASGARION
commenter cet article

commentaires