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  • : LE MONDE MINIATURE DE SASGARION
  • : Le monde miniature imaginaire de Sasgarion, qui vit depuis plus de trente ans. Tenté un moment par un diorama classique, une ville miniature au 1/87ème, je suis allé vers quelque chose de plus personnel, foisonnant, sans règles, toujours transformé et renouvelé, mais surtout moins cher ! Bon, c'est aussi, très clairement, une sorte de thérapie, de dérivatif, un moyen de survivre, sans doute...
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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 12:48

 

Résumé des épisodes précédents :

Le mini-monde montvillien et sa cité volante "Sasgarion" n'existent pas. Mais ses habitants l'ignoraient. Et lorsque la Pensée qui est leur source de vie menace de s'éteindre, ils veulent tout faire, avec l'aide d'un étrange et fantasque Mini-Docteur, directement issu d'une association d'idées lointaine, pour sauver leur petite place dans notre réalité de Grands. Réussiront-ils ? A quel prix ? Sauront-ils rester mini-humains ?...

La suite dans la fin, et c'est maintenant...

 

 

Le Sasgarion – Corridor transversal 1, niveau A, borne-com 37 - 20 décembre, 17h20

 

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- Le Mini-Docteur : …Allez… Parle donc, saleté de machine… 5… 5… 5… 3. Allô ?... Allô-allô…

 

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- Le Mini-Docteur : Sois gentille, Machine… Ok, je me doute bien que lorsque ça sonne dans le vide quand on appelle quelqu’un, ce n’est pas de ta faute, mais fais un effort…

- Sandra Matizet : Tiens, il est là…

 

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- Deuredeis : Mini-Docteur ! On vous cherchait. Plusieurs personnes vous ont vu dans le coin et il fallait qu’on vous trouve. C’est une chance que vous ne soyez pas mort samedi soir !

- Le mini-Docteur : Salut les filles ! Merci… C’est vrai, je suis toujours là, bien vivant, et j’en suis le premier étonné… J’essaie vainement d’appeler chez Jemmo, mais personne ne répond. Il était supposé se reposer à la maison après être sorti de l’unité médicale…

- Deuredeis : Il n’y est pas ! Il se passe quelque chose de grave !

- Sandra Matizet : Dis-lui… Il a laissé une lettre… 

 

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- Deuredeis : Jemmo me dit qu’il a accepté de se livrer à une nouvelle expérience dans cette installation. Je ne comprends pas bien, il s’agit de perpétuer la Pensée en attendant que tous les mini-gens puissent la prendre en charge… Et aussi en espérant que l’on trouve un moyen de vider sa tête de tout ce qui s’y trouve en trop… Sandra m’a confirmé qu’on avait construit quelque chose d’important dans des souterrains, sous cette maison.

- Le Mini-Docteur : …Que dites-vous là…

- Deuredeis : Jemmo écrit qu’il a accepté le risque, et tout ce que ça implique pour lui et pour le mini-monde… Il souffrait tellement… Sa mère l’a emmené à bord hier soir.

 

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- Le Mini-Docteur : Où est-il maintenant ?

- Sandra Matizet : Il s’agit d’un projet ultra-secret mais beaucoup de gens du Comité semblent y être allés à reculons… Le Commandant Hardy a lâché le morceau, je sais où c’est !

- Le Mini-Docteur : …Il a accepté le risque pour ce que ça implique… J’ai peur d’avoir fait un peu trop la promotion d’idées généreuses à la con… Le mini-monde est décidément trop grand pour ses épaules ! Qu’est-ce qu’ils lui font faire ?

 

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- Deuredeis : Tout ce qu’on sait, c’est qu’il ne faut pas perdre de temps. On doit descendre dans la cave et encore à près de 8 Grands-mètres dans le sol. Suivez-nous !

- Le Mini-Docteur : A cette profondeur, dans cette région, c’est du sable. C’est évidemment plus pratique. Un projet aussi lourd et je ne suis pas au courant ?! Qu’est-ce que ça veut dire ?

 

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- Sandra Matizet : Il faut descendre au Saspod 1. Il y a là un a un ascenseur pour aller au fond de la cave et encore deux autres pour atteindre l’installation.

 

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- Le Mini-Docteur : Vous êtes sûre qu’on peut descendre comme ça, à la bonne franquette, sans que personne ne nous pose de questions ?

- Sandra Matizet : Je suis officier au Poste principal. Je suis accréditée pour aller partout. Même dans les douches des hommes.

 

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- Le garde : Bonjour, Mademoiselle Sandra. Vous entrez dans une zone à accès sécurisé et limité.

- Sandra Matizet : Nous accompagnons le Mini-Docteur, qui est attendu au laboratoire par le Professeur Gélagnac. Et Mademoiselle Ywarnig est infirmière.

- Le garde : Je vous dis ça en pure forme. Evidemment, vous pouvez passer. Bonne descente.

 

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- Sandra Matizet : Vous voyez, ce n’était pas difficile. Il faut se méfier quand même. Il y a des gades partout.

 

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- Le Mini-Docteur : Plus j’y pense, et plus j’élimine ce qui hors sujet, plus je crois comprendre… Tout ça ressemble au projet 58…

- Deuredeis : Qu’est-ce que c’est ?

- Le Mini-Docteur : Une des nombreuses recherches mémorisées dans l’ordinateur de Gélagnac… Et je suis bien placé pour les connaître toutes, dans les moindres détails, y compris les moyens engagés et les procédures…

 

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- Le mini-Docteur : Oui !! C’set bien ça !! Le projet 58 !! Arrêtez !!

- Deuredeis : Qu’est-ce que vous faites à Jemmo ?!

- Hardy : Ah… J’espérais bien vous voir arriver, Mini-Docteur. Pas pour empêcher ce qui va arriver, mais au cas où vous auriez une meilleure idée dans les minutes qui viennent… Ce projet vous concerne aussi, vous aviez le droit de savoir.

 

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- Le Mini-Docteur : La recherche sur la mise en stase du métabolisme mini-humain… C’est donc ça votre solution pour soulager Jemmo ?

- Commissaire Hampföld : Il ne s’agit pas que de ça. Nos avions déjà résolu de tout faire pour, qu’un jour, nous découvrions le moyen de ne plus rendre la Pensée dépendante d’une seule vie humaine. Et développer sa sauvegarde à un niveau plus collectif. Mais nous avons besoin de temps pour ça. Et qui sait quelle sera la durée de vie de Jemmo ?... Bien sûr, il est jeune, mais un accident est si vite arrivé… Sa mise en hibernation volontaire doit nous permettre de gagner le temps dont notre civilisation a besoin pour inventer ce processus de collectivisation de la Pensée…  

- Le Mini-docteur : « Volontaire » ? C’est une plaisanterie ! Absurde ! Et rose ?! Et les murs sont roses ?! Du rose pur emballer de noirs desseins !

 

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- Enondradel : Il a tout accepté en connaissance de cause. Ce que nous n’avions pas prévu, c’est le trop-plein de pensées que votre transmuteur a déversé dans son cerveau. Sa vie est en danger immédiat, vous le savez…

- Le Mini-Docteur : Oui, bien sûr… Mais je pensais bien me consacrer à trouver une vraie solution pour lui !

- Enondradel : Et le fait que vous soyez encore là montre que vous êtes vous aussi désolidarisé du créateur. Vous êtes un des nôtres à présent, et vous aurez donc le temps pour réfléchir à une solution. 

- Le Mini-Docteur : En tout cas une solution moins cruelle que celle-là !!

- Enondradel : Calmez-vous. Eloignez-le, je vous prie… 

 

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- Le Mini-Docteur : Vous ne ferez pas ça !!

- Gélagnac : Nous n’avions pas le choix… La décision n’a pas été facile à prendre, elle ne nous rend pas spécialement fiers… Mais il faut en passer par là pour voir plus loin.

- Le Mini-Docteur : Et voilà comment les héros du mini-monde cessent d’en être ! Vous étiez tous des gens bien, sympathiques, courageux… Que vous est-il arrivé ?

- Gélagnac : Il est arrivé quelque chose qui nous dépasse tous : Notre réalité a failli s’éteindre, et avec elle ses 700 ans d’histoire et des milliers de gens qui n’avaient sûrement pas mérité ça. Et ça ne doit plus arriver, ni demain, ni dans 50 ans. C’était le prix de l’avenir.

 

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- Deuredeis : …Il était donc volontaire pour ça… C’est qu’il m’a écrit.

- Le Mini-Docteur : Ils l’ont abusé ! Ils ont profité de sa faiblesse. Il ne pesait pas grand-chose face à ce qui est en jeu. Ils ont été aveuglés par le peur, l’un des pus puissants leviers qui soient.

- Gélagnac : Le caisson d’hibernation va maintenant être fermé. Allez-y…

 

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- Gélagnac : Le système est maintenant opérationnel. Madame Wilfrid, vous savez que votre fils pourra être ranimé à n’importe quel moment.

- Madame Wilfrid : Oui… Quand vous aurez trouvé… Vous ou les prochaines générations de savants fous qui travailleront dans ce lieu, à l’abri des Grands et du temps…

 

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- Gélagnac : C’est vrai, ça peut être très long… C’est pourquoi cette unité est enterrée si profondément : Il y a peu de chance pour que des travaux l’atteignent, même si, au fil du temps, le Jardin D’Arrochelle et la maison disparaissent…  Mais nous avons prévu des modifications dans la procédure initiale. Jemmo sera réanimé pendant deux jours chaque année, pour s’assurer de sa santé physique et mentale.

- Madame Wilfrid : Bien sûr… L’opération de réanimation est elle aussi une expérience intéressante pour vous. Elle vous donnera la clé du voyage dans le temps, et de toutes ces choses un peu magiques qui excitaient beaucoup mon fils.

- Enondradel : Disons que le Mini-Docteur a raison : Nous avons cessé d’être des héros, mais il en reste un. Nous l’avons envoyé vers l’avenir pour le bien d’une quantité de gens qui dépendent directement de lui pour leur survie. Nos semblables auront ainsi une meilleure chance d’exister pour faire mieux que nous…

- Le Mini-Docteur : Alors il me reste à vous souhaiter bonne chance… Surtout si vous décidez d’expliquer tout ça aux gens, en leur apprenant par la même occasion la responsabilité dont les investissez… Mais il est vrai aussi que seuls ceux qui connaissent Jemmo s’inquièteront de lui.

 

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- Le Mini-Docteur : Je sais bien que vous êtes tristes… Et j’avoue que je n’ai pas de solution de rechange immédiate… Je vais prendre congé…

 

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- Chardonville : L’Amiral a remarqué comme tout le monde que vous étiez maintenant un être vivant à part entière. Cela aussi a un sens. Vous serez toujours le bienvenu pour nous aider à arranger les choses.

- Le Mini-Docteur : Merci. J’apprécie. Etre humain est tout nouveau pour moi. Je suis devenu un mini-homme comme les autres, et mon FFI une mini-voiture comme les autres. Donc… Je vais aller faire un tour en voiture et trouver un coin sympa dans le jardin pour remettre mes idées en ordre… Je vais commencer par rendre visite à nos Grands pour les étudier un peu… Je reviendrai. Avant tout pour lui. Et je trouverai un moyen de le libérer, sans risques pour personne, de ce satané caisson de stase !

- Docteur Losleer : Bonnes vacances. Revenez-nous vite… You are needed.

 

 

 

Le Sasgarion – Appartement du commissaire Hampföld - 23 décembre, midi.

 

 

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-          ZAP… Bienvenue dans le journal télévisé démocratique de notre belle République d'Howlakie. A l’heure où l’épidémie d’effacement se termine, il est temps de faire un point et de tenter de comprendre ce qui s’est passé. A midi, le ministre des Tranports, le Colonel Flaque, porte-parole du gouvernement, et son homologue de la Santé, le Major Amibe-Dadah, tiendront une conférence de presse… Notre rédaction a déjà félicité le gouvernement pour son intelligente gestion de la crise.

  

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-          ZAP… Aucune explication officielle pour l’instant  sur ce qui s’est passé, après la réapparition de la Présidente Marynkell, qui vient d’être démandatée par le Conseil pour raison de santé. Le vice-président estime qu’à son avis, cette épidémie étrange et bouleversante n’était pas si terrible que ça en réalité, et que c’était seulement quelque chose de nouveau, peut-être inhérent à notre espèce quoiqu'encore sous-jacent, et qu ’il faudrait apprendre à maîtriser…  ZAP… De nouveau ce soir sur KBLMSGCFDTKF, Le Cardinal de Tourbières, qui était déjà notre invité ce matin dans les « Quatre Demi-Vérités », nous l’écoutons : « …Cet événement doit nous rappeler à l’humilité et à la spiritualité. Les voies de la Nature sont impénétrables et toute action mini-humaine pour les comprendre avec une exactitude scientifique et les contrôler est orgueilleuse et vaine… »



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-          Chardonville : …Le mini-monde comme il va…

-     Commissaire Hampföld : Ce qui nous manque, c'est un Mini-Voltaire.     

-          ZAP… Moi, je pense que les gouvernements nous mentent, ils savent ce qui s’est réellement passé !

 

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-          ZAP… La réapparition soudaine de tant de gens au milieu de l’autoroute au sud de Radegondia a entraîné de graves accidents en cascades, et on déplore 3 morts et 20 blessés. Pas de chance…. Des bagarres très sérieuses ont également éclaté entre des gens qui venaient de racheter des maisons vides et leurs anciens propriétaires subitement revenus…ZAP...

  

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-     Chardonville : Tiens ! C'est Deuredeis, l'infirmière qui est la copine de Jemmo !

 

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-         … Le Comité d’Arrochelle a reporté les élections au 1er février, le temps que l'émoi retombe. Ce truc a été énorme. Ici, tout le monde sait que l’étrangeté du phénomène dépasse très largement toutes les versions officielles qui ont cours dans les nations miniatures, car nous avons tous vu à l’œuvre le Mini-Docteur, ainsi qu’il se présentait. Par ailleurs, un grand nombre de gens de la colonie ont été employés à des travaux secrets, qui ne pouvaient le rester tant que ça…

 

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...Cependant, personne n’ose aller au fond des choses. Au moins, faisons et exprimons clairement ce constat. Sommes-nous prêts en réalité à entendre ce qui s’est passé ? S’il faut beaucoup se réjouir de cette heureuse conclusion, peut-être vaut-il mieux ne pas trop savoir ?… Oui, la vie est revenue, mais la peur, elle, ne nous a pas quittés. Visiblement le gouvernement a peur, et on peut espérer que cela va le maintenir en vigilance. Il faudra quand même, assez rapidement, que l’ensemble de la colonie soit impliquée dans l’organisation de notre survie, jusque dans ses aspects les moins avouables…

 

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-     Hampföld : Ou bien elle est très habile, ou bien encore trop timide. Elle connaît bien, elle, la partie la plus inavouable de notre aventure... Elle pourrait être très dangereuse... Et elle est déjà à l'antenne !

-     Chardonville : Elle en est même charge, figurez-vous, de cette partie inavouable. Elle fait partie de l'équipe médicale qui surveille le caisson de stase... A sa demande, que nous avons satisfaite. Elle tient à être là si on peut, ou si on décide, de ranimer Jemmo dans un délai bref... Elle nous appelle à la réflexion et à la raison, mais sans haine ni violence... c'est bien.

 



 

Arrochelle, dans la maison des Grands Protecteurs – 30 décembre, 10h00

 

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- Professeur Simon : Drôle d’idée de vous promener dans la maison des Grands en voiture…

- Le Mini-Docteur : Avec l’appui de l’Amiral, je me suis présenté comme un chercheur réalisant une thèse sur les Grands Protecteurs. Dans les prochains mois, je vais en visiter une bonne trentaine, en immersion totale. Je ne risque rien. Même le chien des Canlers m’adore ! Au-delà de ce bureau, il y a d’innombrables pièces merveilleuses et riches en enseignements sur leur mode de vie. J’aurai plus de soucis là où il y a de la moquette : Mon FFI ne se déplace plus qu’avec ses roues et il n’est pas tout-terrain !

 

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- Le Mini-Docteur : Salut à tous, mes petits amis. Je reviendrai !

 

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Le Sasgarion - Poste principal – 31 décembre 2011, 22h30.

 

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- Sandra Matizet : Commandant ?... C’est un peu triste de faire la permanence tout seul ici cette nuit…  

- Hardy : Seul ? Nooon… A une heure, je serai rejoint par Hellaindrie et Mademoiselle Perdriel. Bonne soirée, Sandra. Merci pour tout ! Et bonne année !

- Sandra Matizet : Bonne nuit, et bonne année.

 

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- SASGARION -

SECTION POSTE PRINCIPAL

ET CONTROLE DES MISSIONS EXTERIEURES

JOURNAL DE BORD

 

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- Hardy : « Commandant Jon-Garwis Hardy, le 31 décembre 2011... Cher Journal… Cette nuit va ponctuer une année de merde, où la joie de la découverte de notre nouveau monde, Arrochelle, ne suffit pas à faire oublier les drames et les frayeurs qui ont secoué la totalité des mini-nations. Nous pourrions encore espérer, une fois de plus, que le temps des difficultés et de l’incertitude est enfin derrière nous… Mais nous sommes vivants, nous l’avons voulu, nous avons tout fait pour mériter notre place dans cette réalité. Et cela implique un avenir ouvert à toutes les surprises, les meilleures comme les plus mauvaises. Le mini-monde poursuit son chemin et son futur repose en grande partie sur le Sasgarion. Et tant que le travail qui se fait ici ne nous fera pas perdre toute notre mini-humanité, nous pourrons croire, avec confiance, que ce futur a un sens… »

 

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 11:59

 

Jardin d’Arrochelle – Dimanche 4 septembre 2011, 5h30

 

 

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Une maison isolée dans l’herbe, entre un buisson de mûres et des rosiers rendus à la vie sauvage. Jemmo Wilfrid essaie de trouver le repos, 3 jours après l’expérience de connexion psychique du Mini-Docteur. Il ne ressent pas d’effets secondaires véritables, mais un énervement mêlé d’exultation. L’aventure est si étonnante. Mais se retrouver le centre d’intérêt d’un si grand nombre de gens importants parce que l’on porte en soi la survie de toute une réalité, ça fait quand même un peu peur. Pourtant, on ne peut pas dire que sa responsabilité soit engagée de quelque manière que ce soit… En attendant que le dernier acte se joue, il se réveille 2 ou 3 fois par nuit, pour tenter de retrouver un délicieux état de semi-abrutissement devant les programmes télé des Grands…

 

 

A bord du Sasgarion – Salon d’accueil de la zone 1 – 6h40.

 

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- Madame Ludnarwera : Bonjour. Il semble que nous soyons tous là.

- Frankel : Nous sommes les derniers…

- Madame Argawaen : Et pourtant, ce n’est pas faute de trépigner de joie en attendant de retrouver mon ex-mari !

 

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- Madame Argawaen : Bonjour toi !

- Argawaen : Pas aujourd’hui. C’est sérieux. Je crois qu’après cette réunion, tu trépigneras de retrouver le désert…

 

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- Enondradel : Mes amis… Désolé de vous faire venir de si bon matin, surtout pour ceux qui viennent de la base dunaire… Nous avons des décisions graves à prendre rapidement et de la façon la plus discrète possible. Ou « honteuse », comme diraient les époux Simon. Vous connaissez tous les données du problème. Et la réussite de l’expérience de l’autre jour ouvre certes de nouveau horizons plus optimiste, mais elle pose de nouvelles questions… Monsieur Chardonville ?...

 

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- Chardonville : Pour faire court, rappelons que l’objectif des opérations en cours est de sauver et restaurer la Pensée du Grands qui a provoqué notre existence, et de la transférer dans l’esprit du jeune Jemmo Wilfrid. Ainsi, nous serions nous-même, et plus spécialement la nation montvillienne, parce que c’est comme ça que les autres nations verront les choses, dépositaires de cette Pensée et capables de la contrôler. Mais sa pérennité reposera toujours sur une seule personne, ce qui rend limite par nature le concept même de pérennité… La survie de notre monde dépendra toujours d’une chose aussi aléatoire que le parcours d’une vie humaine. Un être miniature a une espérance de vie de 60 ans environ. Jemmo Wilfrid en a 16. On pourrait considérer que nous sommes sauvés pour les 30 ou 40 ans qui viennent. Pourtant… Un accident ou une fâcheuse maladie sont si vite arrivés… Notre problème se reposera à une échéance que l’on peut qualifier de brève sur l’échelle historique.

- Enondradel : Si le transfert réussit, la sauvegarde de la Pensée restera individuelle. Nous devons découvrir comment la rendre collective. Mais ça prendra du temps. Et même si notre petite civilisation est la plus avancée sur cette planète, à notre connaissance, au point de devancer même celles des Grands dans certaines innovations, certaines applications pratiques et techniques de la science pure, nous pouvons craindre que le temps de vie de Monsieur Wilfrid ne nous liasse pas un délai suffisant… Même avec l’aide du Mini-Docteur.

 

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- Chardonville : Les compétences spéciales du Mini-Docteur nous ont fait faire un bond énorme. Mais lui-même ignore si le transfert de la Pensée et le possible décès de notre créateur ne risquent pas de compromettre sa propre existence, je devrais plutôt dire, son « essence »… Tout ceci nous amène à envisager le plus dur des compromis palliatifs, et aucun de nous n’aime cette idée, je le sais bien… Le vote autour de l’accélération du projet 58 et de son application au problème qui est le nôtre a donné une majorité de 27 voix sur 35, parmi les membres du Comité et les consultants impliqués de près dans le projet. Le Commandant Frankel s’est abstenu.

 

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- Gélagnac : Nous avons le site sécurisé. La cave qui est sous ce bâtiment où le Sasgarion fait relâche. Une installation parfaitement autonome peut y être aménagée en moins de deux mois, parallèlement aux essais finaux du projet 58.

- Commissaire Hampföld : De quand date ce projet ?

- Gélagnac : Il a commencé dans le centre scientifique du Mourhéal en 1997. Lorsque nous avons quitté la Montvillange ce printemps, toute l’équipe qui l’a développé a été embarquée, avec le matériel, remis en fonction dans mes labos de la zone expérimentale 3. D’ailleurs, le -  Mini-Docteur le connaît parfaitement aussi, puisqu’il a squatté en esprit mon ordinateur. Je m’étonnais aussi que mon intelligence artificielle soit aussi… Intelligente !

- Enondradel : J’espère qu’il ne fera pas le rapprochement… Bien… Le principe étant acquis et accepté par le Comité, je dois prendre la décision finale. Nous allons le faire. Mais pas à l’insu de Jemmo Wilfrid et de sa mère. Même si cela doit compliquer sensiblement les choses… Le chantier démarre immédiatement et il est bien sûr absolument secret. Quant au jugement de l’histoire, il est pour l’avenir. Mais nous  sommes obligés de sauver le présent en priorité. Merci à tous.

 

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- Professeur Simon : …Au moins, ceux d’entre nous qui ont voté contre le projet 58 ne sont pas suspectés et mis à l’écart. La confiance règne…

- Commandant Hardy : C’est normal, l’enjeu est grave et collectif, et nous en sommes tous conscient. Nous sommes tous dévoués et très professionnels… J’ai voté contre aussi…

 

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- Hardy : Vous êtes déjà revenu de la base dunaire ? Vous ne partez que jeudi pour votre tournée des colonies, dans la voiture de Monsieur Caudevelle…

- Simon : Ma femme et moi avons pris quelques jours de vacances dans le jardin, chez les calogiens. Prendre l’air nous fera du bien. Ici, il devient lourd. J’admets que décider, dans un sens ou dans l’autre, est parfois une chose surhumaine…

- Frankel : Ne pas réussir à décider est tout aussi pénible.

 

 

 

Maison de Jemmo – Jeudi 12 octobre.

 

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- Le Mini-Docteur : Bonjour Madame Wilfrid !

- Madame Wilfrid : Bonjour… Vous vous habituez bien à cette maison. Vous y entrez comme dans un moulin.

- Le Mini-Docteur : …Ah. En fait…

- Madame Wilfrid : Vous cherchez mon fils. Tout le monde veut le voir, et moi aussi, on veut me voir, et d’ailleurs, je dois y aller. Cette histoire devient bien envahissante. Jemmo a rendez-vous avec Deuredeis à l’Ortie Blanche, l’hôtel-restaurant qui est dans le village. 

- Le Mini-Docteur : Merci, Madame…

- Madame Wilfrid : …De toute façon… Il préfère dormir là-bas, ces temps-ci…

- Le Mini-Docteur : …Merci… Bon courage.

 


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- Le Mini-Docteur : En fait, voyez-vous, je suis là parce que c’est le bordel !

- Le barman : Pas du tout, c’est un bar tout à fait normal et sage…

- Le Mini-Docteur : …Je parle du bordel contextuel.

- Le barman : Je ne le connais pas. Mais vous avez un troquet, dans le bois, sur cette route, où vous trouverez peut-être ce que vous cherchez. C’est soit disant un relais de chasse calogien, mais à mon avis, si vous voyez ce que je veux dire…

 

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- Le Mini-Docteur : Vous voilà ! Regardez, je vous ai précédés ! Bonjour Mademoiselle !

- Jemmo : J’attendais Deuredeis, qui arrive tout juste.

 

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- Deuredeis : Tout le personnel médical d’Arrochelle est en heures sup’. On s’attend à des complications.

- Le Mini-Docteur : Elles vont aller en s’accélérant. Les gens vont commencer à se sentir mal, décalés, agressifs, certains vont même trouver Marine Le Pen sympa. Puis ils vont sombrer dans un profond sommeil sans rêve.

- Le barman : Mais c’est effrayant !

- Le Mini-Docteur : Euh… Avez-vous des salons particuliers ?

- Le barman : Oui ! Pourquoi ?

 

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- Le Mini-Docteur : Jemmo, ce qui t’attend est troublant pour toi. J’ai encore 2 mois pour t’y préparer. Les travaux suivent leur cours, je pense que le transmuteur de Pensée sera prêt à temps. Il faudra faire de nombreux essais, y compris avec toi.

- Jemmo : Je suis prêt. Je sais ce qui est en jeu. Des gens du Comité m’en parlent aussi, avec les mêmes précautions…

- Le Mini-docteur : Nous sommes tous avec toi.

- Deuredeis : Mini-Docteur, je me posais une question… Admettons… Jemmo devient dépositaire de la Pensée fondamentale qui nous fait vivre et il sauve le mini-monde. Et il faut le faire avant le 17 décembre, avant que le lien avec notre créateur soit rompu, et on ne sait pas pourquoi ça se produira… Mais vous ?... Vous avez dit être son avatar subconscient. Si sa vie s’arrête, si sa propre conscience disparaît le 17 décembre… 

- Jemmo : …Vous allez disparaître aussi… Non !

 

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- Le Mini-Docteur : On n’en sait rien, Jemmo ! Je ne maîtrise pas tous les aspects de cette histoire, et en particulier ceux qui me concernent… Je ne sais pas si je serai encore là le 18 décembre, et ça n’a aucune importance. Parce que je ne suis pas vraiment vivant. Qui sait ce qui va se produire et à quoi ça tient ? Je n’ai pas de passé, pas d’enfance, pas de souvenirs de vacances, je suis une image, une étincelle allumée pour l’occasion, pour vous remettre sur les rails et vous permettre de continuer. Si le bouton est tourné, le programme va s’éteindre, tout simplement. Mais ça ne m’inquiète pas, je l’accepte. J’aurais eu le temps de faire quelque chose de bien avant.

- Jemmo : C’est pas juste !

- Le Mini-Docteur : Ce qu’on fait de bien pour les autres l’est toujours, même si ça ne se remarque pas tout de suite. Et parfois, les circonstances et l’enjeu nous en demandent beaucoup…

 

 

Poste principal - Lundi 5 décembre, 9h50.

 

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- Gytring : Le rapport des colonies des secteurs Ouest et Nord nous est parvenu. Il est actualisé au 4 décembre à midi. Les services de sécurité et de santé sont débordés. Il y a des centaines de gens en léthargie et 260 disparus. Leur… Dissipation survient après une durée de 2 à 6 jours.

- Docteur Losleer : Qu’est-ce qui peut bien différencier à ce point les gens touchés ?

- Gytring : Ce n’est pas en  fonction des personnes, mais des endroits. On disparaît plus vite à Brocéliande et en Sologne qu’à Ouessant, Montville ou Luchon…

 

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- Commandant Hardy : Et ici ?

- Docteur Ibüprofein : Pour l’instant, 23 cas ont été signalés à Arrochelle. Les sites les plus touchés sont aussi de très loin les plus peuplés : Aiguebelette et la colonie d’Auvergne. 69 000 habitants dans le premier, 16 000 dans l’autre. Si la panique s’empare d’un si grand nombre de gens, ce sera l’anarchie et notre drame va devenir très visible

- Hardy : Combien en tout ?

- Docteur Losleer : Ce ne sont que des chiffres et nous les répéter ne nous avancera pas à grand-chose… Parce que ça ne va qu’en s’aggravant… Plus de 3 700 malades, 682 disparus. L’évolution n’est ni constante, ni exponentielle.  Le phénomène explose à un endroit puis se calme, reprend ailleurs avec plus ou moins de force… Il y a eu une sorte de pause généralisée entre le 24 novembre et le 28.

 

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- Hardy : Voilà 3 semaines que l’équipe du Mini-Docteur effectue des essais du transmuteur de Pensée. Il va bien falloir y aller pour de bon, le temps presse.

- Docteur Losleer : Il reste 12 jours…

- Hardy : Et le projet 58 ?...

- Docteur Ibüprofein : De ce côté-là, tout va bien. On est dans les temps et ça fonctionne à merveille.

- Hardy : Derdrie, je n’aime pas beaucoup cet enthousiasme scientifique et désincarné.

 

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- Docteur Ibüprofein : Je sais que tu es contre. Et je déteste ça aussi, même si j’ai approuvé. C’est une responsabilité excessivement lourde, mais nous faisons le boulot, c’est tout.

- Hardy : …Même sa mère le fait…  

- Gytring : Excusez-moi… J’ai un appel de Monsieur et Madame Moulinbert, de Briançon, ils veulent vous parler…

- Commissaire Hampföld : Vous les connaissez ?

- Hardy : Oui. J’ai accompagné plusieurs fois une délégation d’administrateurs et de médecins de Montvillange et d’Howlakie chez eux. Que se passe-t-il là-bas ?

 

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- Gytring : Le tiers de la colonie est malade depuis avant-hier : Plus de 600 personnes et 90 disparus, dont la Présidente Marynkell… Les Grands commencent à poser des questions au sujet de cette étrange épidémie, et il devient difficile de dissimuler l’ampleur de la catastrophe.

- Commissaire Hampföld : Il faut au moins pouvoir continuer à en dissimuler la nature… Au fait, si nous gagnons, il est prévu qu’ils réapparaissent tous, non, c’est bien ça ?…

- Docteur Ibüprofein : …« Prévu » ?... Euh… Que dire ?... Enfin, à l’égard des Grands, la situation est encore gérable. Sur l’ensemble des 158 000 êtres miniatures recensés en août, le phénomène n’en a touché au fond que 2,8 %...

 

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- Hardy : …Hh-hhhh…Il faut vraiment qu’on parle de la façon dont nous pouvons faire converger nos sentimentalités…

- Docteur Ibüprofein : Oui… Eh ben espérons seulement pourra encore en parler dans 13 jours…

 

 

14 décembre, 17h20

 

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- Le Mini-Docteur : Nous y voilà ! Le générateur auxiliaire installé sur la piste 1, et qui doit soutenir le FFI, est opérationnel. Il est censé réguler la surcharge électro-magnétique, mais des pics incontrôlables sont à prévoir. Il serait plus prudent que l’on fasse évacuer tout le secteur A.

- Chardonville : C’est déjà fait. Seul le Poste principal est occupé, mais il dispose de bonnes protections, tout comme cette salle.

 

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- Le Mini-Docteur : Jemmo… C’est le grand moment. Quoiqu’il arrive, la chambre de confinement te protègera, parce que l’énergie psychique y sera toujours canalisée de façon efficiente. C’est autour qu’il faudra se méfier…

- Jemmo : Allons-y. Sauvons le mini-monde. J’ai déjà accepté toutes les conséquences…

 

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- Madame Wilfrid : Je suis fière de toi… Mais très en colère aussi. Ce que tu fais là ressemble trop au coup de folie qui a coûté la vie à ton père… Lui aussi avait des idées de sacrifice et de revanche sur les événements…

- Jemmo : Oui, mais ses idées n’étaient plus claires, à ce moment-là. Les miennes le sont. A bientôt, Deuredeis.

- Deuredeis ! Je ne te lâche pas. Je serai dans l’équipe de réanimation, au cas où…

- Jemmo : …Super.

 

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- Le Mini-Docteur : Tout le monde est en place ? Lancez le préchauffage du FFI, Monsieur  Chardonville. C’est l’heure de vérité !

 

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- Le Mini-Docteur : Les niveaux montent vite… Nous serons au maximum dans 20 secondes… C’est anormal.

- Argawaen : Comment ça, « anormal » ? La machine est en défaillance ?

- Le Mini-Docteur : …Les flux d’énergie s’entrechoquent avec une frénésie étonnante et inacceptable… Sauf si… Sauf si le Créateur dort ! Il est 17h50, mais il dort déjà ! Son cerveau est en sommeil paradoxal, il mouline à toute vitesse ! Et il rêve ! Il rêve peut-être même de vous ! Nos avons un sérieux problème !

 

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- Gélagnac : Nous sommes en surcharge ! Les circuits commencent à fondre !

- Le Mini-Docteur : Basculez tout sur la centrale auxiliaire, elle compensera !

- Chardonville : Elle compensera ? Non, elle va exploser !

- Le Mini-Docteur : Oui, c’est ça ! Elle compensera !

 

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« HAAAAAA !!!

 

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- Le Mini-Docteur : Pas de panique ! Je contrôle sûrement la situation ! Je veux dire que c’est encore très probable ! 

 

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- Le Mini-Docteur : Le FFI est intact, par chance ! Le transfert continue !

 

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- Le Mini-Docteur : Monsieur Kovnic, lecture !

- Ingénieur Kovnic : Les niveaux montent toujours, très vite, le relevé est encore illisible !… Mais le FFI s’est arrêté !... Le décompte commence à ralentir…

- Le Mini-Docteur : Fascinant ! La chambre  de confinement et Jemmo sont autonomes. Il est en contact direct avec l’esprit du créateur et il absorbe les données… Etrange… Tout cela va sûrement bien au-delà de la seule Pensée qui vous concerne… Non, ça ne devrait être QUE ça, puisque Jemmo est lui-même un être miniature… Le reste ne peut PAS passer !

- Ingnieur Kovnic : Transfert terminé et complet. Le niveau est à… 6 376 %. Tout est éteint.

 

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- Docteur Losleer : Qu’est-ce que ça veut dire ? Que nous avons aspiré tout l’esprit de cet homme qui dort ?! Toute sa mémoire ? C’est physiologiquement absurde ! Le cerveau de Jemmo ne peut pas y résister !

- Le Mini-Docteur : Nooon !! C’est impossible, ça ne peut pas être vrai !!

 

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- Docteur Losleer : Quelle horreur ! Maintenant, on sait ce qui va lui arriver le 17 décembre ! Nous allons faire de lui un légume sans conscience ! Tout est de notre faute ! En voulant sauver LA Pensée, nous l’avons privé de toutes les autres !

- Le Mini-Docteur : Comment ai-je pu faire une erreur pareille ?!!!

- Chardonville : Ce n’est pas vous… Son subconscient voulait non pas sauver, mais perpétuer le mini-monde, et il vous a envoyé ici pour ça. Il vous a permis d'identifier Jemmo comme étant son avatar actuel. Le risque de voir la machine s’emballer était sans doute prévu… Et accepté. C’est l’hypothèse la moins déplaisante que je puisse émettre…

 

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- Le Mini-Docteur : …Je l’ai tué…

- Deuredeis : Jemmo !!

- Hardy : Il faut le tirer de là ! Envoyez la Sécurité et l’équipe médicale !

 

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- Le Mini-Docteur : Bravo, p’tit gars. Tu as été super ! Comment te sens-tu ?

- Jemmo : Est-ssssss… est-ce q… Que ça a marché ?

- Le Mini-Docteur : On va la savoir bien vite… Les réapparitions ont dû commencer, peut-être même ont-elles eu lieu toutes en même temps. Dis-moi ce que tu as dans la tête, Jemmo ! A quoi penses-tu ?

- Jemmo : A plein de choses… C’est insupportable ! Tout ce bruit ! Et c’est aveuglant !

- Deuredeis : On va bien s’occuper de toi !

- Docteur Losleer : Allons, nous devons l’emmener en observation, vous le verrez plus tard.

 

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- Le Mini-Docteur : Courage, Jemmo ! C’est énorme ce que tu as fait, c’est mémorable ! Tu as sauvé le mini-monde ! Tu es un héros !... Toi, tu l’es…

- Madame Wilfrid : Maintenant, laissez-nous, Monsieur !

 

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- Sandra Matizet : Ne soyez pas vexé… Elle réagit mal à tout ce qui se passe dans sa vie depuis quelque temps…

- Le Mini-Docteur : Je le comprends…

- Sandra Matizet : Et… Et pour vous ?

- Le Mini-Docteur : …Hein ?... Que va-t-il se passer dans ma vie ? Je serai fixé dans 3 jours…

 

Dans les minutes qui suivent...

 

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Quelque part en Sologne…

 

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- Ciel ! Mon mari !

 

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Quelque part en Savoie, République d’Orchisagne…

 

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- HAAAAAAAAA !!!

 

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- La sorcière : Mère Bédaoti, aide-nous à traverser cette épreuve, guide-nous dans le chaos !

 

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-         La sorcière : HAA !! Ils sont revenus !! Chef Dunemahon, réveillez-vous !!

-         Chef Dunemahon : Hhhh…Louée soit Bédaoti…

 

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Quelque part dans la cité d’Arrochelle…

 

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 -         …Mmm… Il est quelle heure ?...

-         …Chais pahhhhh…

-         …Mmmmfffff… Alors il est sûrement trop tôt…

 

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Quelque part sur le Sasgarion, unité médicale d’urgence n° 3…

 

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-         L’infirmier : Docteur !! Votre patient est de nouveau prêt !!

 

 

 

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- Commandant Hardy : On a des rapports ?

- Docteur Ibüprofein : Non… Pas depuis 2 semaines, tu sais bien…

- Hardy : Des rapports des colonies !!

 

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- Gytring : Les observateurs commencent à rendre compte. Les gens qui s’étaient effacés réapparaissent un peu partout. Et ça fait même une sacrée pagaille !

- Hardy : Alors le transfert de la Pensée a réussi…

- Commissaire Hampföld : Oui, et c’est maintenant Jemmo Wilfrid qui la détient…

- Hardy : Je sais, je sais…

 

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- Simon : Ici le Sasgarion. J’appelle la colonie de Porquerolles…

- Une voix : Bonsoir, Sasgarion… Je ne sais pas ce que vous avez fait, mais ça a été efficace. Les disparus sont tous revenus. Un jour, il va falloir être clair là-dessus, vous ne croyez pas ? Mon gouvernement n’acceptera pas d’être tenu à l’écart, si ce péril doit continuer, ou menacer se reproduire !

- Simon : C’est terminé, Seigneur Litarwik. Nous vous tiendrons au courant, c’est promis.

- Mademoiselle Perdriel : J’ai la colonie de Luchon en ligne, ainsi que le général Koxinel et le seigneur Myrmécias, de la République Oyatsine du Cantal...

- Voix de Myrmécias : Bonsoir, mon ami ! Alors, vous en avez fait de belles ! Notre cité est redevenue tout à coup plus agitée et babillante que jamais !

- Simon : Je suis très heureux de l’apprendre. Nous revenons de loin, je vous assure…

 

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- Enondradel : Quatorze colonies ont déjà donné de très bonnes nouvelles… Je crois que le 17 décembre va être un jour comme les autres…

- Hampföld : Il faut maintenant penser à la phase 2. Tant que Jemmo est d’accord.

- Hardy : Assez ! Nous ne sommes pas non plus à quelques jours ou quelques semaines près !

- Enondradel : Commandant ! Je vous rap…

- Hardy : Amiral, vous avez entendu Litarwik ! Il y a 24 colonies et 53 conseils et gouvernements qui attendent des explications. Vous allez avoir du travail !

- Enondradel : …Notre responsabilité doit être comme la Pensée : Collective. J’espère aussi votre aide dans la difficile phase diplomatique qui s’annonce.

 

 

 

...Le mini-monde est-il vraiment sauvé ? Ses habitants aussi ? La suite dans la fin, l'épisode 18 "Quand les héros cessent de l'être". 

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Published by SASGARION
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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 09:33

 

Le Mini-Docteur est de retour et il a l’air très occupé. Le monde des petites gens est paraît-il en danger et ça n’a rien à voir avec la crise financière et économique. 

 

Base dunaire mobile, dans la Baie d’Authie - Jeudi 1er septembre – 11h15

 

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- Voix d’une fille du Poste de commandement : Le Docteur Simon est demandée au sas principal du niveau A.

- Simon : Tu as entendu ? C’est toi ou moi ?

- Docteur Simon : Je SUIS le Mini-Docteur !

 

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- Simon : Très drôle. Elle voulait peut-être dire « Professeur » et sa langue a fourché…

- La voix : J’ai dit « demandé-eu. »

- Simon : Oui, ben c’est pas français !

 

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- Frankel : Professeur, c’est bien que vous soyez déjà revenu de votre exploration. Je vous présente, ou peut-être pas, le Colonel Sablinos, commandant de la base oyatsine dans l’ancienne cité du désert.

- Simon : On se connaît, je crois. Vous étiez responsable de notre détention dans la cité…

- Sablinos : Oui, c’était le bon temps. Nous avons voulu, nous aussi, inspecter cette mystérieuse colonie qui vit en contrebas de ces dunes, hier soir. Et nous l’avons trouvée. En fait, ces gens vous ont repérés aussi et ils montent vers vous.

 

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- Frankel : Le fait nouveau, c’est que cette tribu a demandé l’aide du Colonel pour transporter des malades. La base oyatsine a mobilisé ses 3 hélicoptères pour cette mission de sauvetage. J’ai accepté, pour gagner leur confiance, de les admettre dans notre unité médicale, mais je voudrais que vous les examiniez avant de les faire entrer. Il y en 5. Et vous Professeur, vous participerez aux discussions avec leur chef, qui est ici. Un certain Dunemahon.

- Docteur Simon : Bien, je vais les voir… « Tnit-tnit »… Unité médicale ?… Sissie ? Rassemblez l’équipe et préparez l’unité pour l’arrivée de 5 patients.

 

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- La sorcière : Je suis la sorcière de la tribu. On m’a obligée à consentir à l’idée que votre médecine prétentieuse était peut-être leur dernière chance.

- Docteur Simon : Euh… Quels sont les symptômes ?

- La sorcière : Ils tombent tout à coup, sans que rien ne l’annonce, en travaillant, en chassant, ou au milieu d’une phrase, et sont plongés dans une profonde léthargie. Ils sont en vie, le cœur bat normalement, mais ils sont coupés du réel. Ils roulent des yeux comme s’ils rêvaient.

- Docteur Simon : Combien de temps depuis l’apparition du premier cas ?

- La sorcière : Le premier est tombé malade il y a deux jours.

 

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- Frankel : Chef Dunemahon, il est important pour votre sécurité que nous entretenions de bonnes relations. Nous pouvons vous offrir un choix conséquent de conditions de vie moins précaires que celles que vous connaissez actuellement.

- Chef Dunemahon : Nous sommes satisfaits des conditions actuelles. Nous n’avons rien à voir avec ces oyatsines qui se montrèrent faibles et soumis.

- Sablinos : C’est vrai, nous fûmes longtemps faibles et soumis… Soumis à une absurde propagande.

- La sorcière : Vous blasphémez ! La vérité n’est pas dans ce que vous voyez, ou croyez voir, mais dans la sécurité qu’offre Bédaoti. Notre peuple s’est laissé abuser par des chefs qui ont fini par confondre l’enjeu suprême avec leur propre intérêt politique. C’est pour ça que nous avons quitté les cités il y a plus de 10 ans. Aujourd’hui, les signes ont là, le Néant se répand, comme les grandes marées dans le platier, et il commence à nous atteindre. La Pensée se meurt, mais seuls les fidèles de Bédaoti connaîtront la suite des Temps. Vous ne connaîtrez que leur fin.

 

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- Simon : Mmm ?... La Pensée ?... Que savez-vous de la Pensée ? Chef Dunemahon ?

- Chef Dunemahon : J’ai moi-même insisté pour qu’on soigne nos malades ici, au cas où ce mal serait anodin et indépendant des failles de la Pensée… Mais il reste vrai que le Néant vient sur nous. C’est inéluctable. La Pensée est notre source de vie et la source se tarit.

- Frankel : Oublions pour le moment les batailles théologiques. Chef Dunemahon, je veux vous assurer que nous prendrons soin de vos compagnons et feront tout pour les aider. Si vous le désirez, vous pourrez voir qu’ils sont bien traités, dans notre unité médicale. 

 

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- Docteur Simon : Je ne décèle aucun signe d’infection, contagieuse ou pas, les malades n’étaient pas forcément en contact fréquents et réguliers entre eux… Ou alors ces gens sont tous porteurs de ce mal et il se déclare de façon diffuse et aléatoire… Il faut les admettre à bord. Dehors, je ne peux faire aucun examen sérieux.

- Frankel : Alors c’est d’accord. Prenez toutes les précautions d’usage et isolez votre unité. Je vais venir vous voir rapidement avec le Chef Dunemahon.

 

 

 

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- Sissie : Mettez-le sur le fauteuil d’examen… Merci. C’est le dernier ?

- L’infirmier : Oui, c’est le dernier.

 

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- Docteur Simon : Me v’là. Ils sont tous bien installés ?

- Sissie : On manque de place, mais ça ira. Par chance, ils ne sont pas très agités.

- Docteur Simon : Bien. Prise de sang et tensiomètre pour tous, électroencéphalogramme pour le premier cas déclaré, le plus jeune.

 

 

 

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- L’infirmier : Docteur !!!

- Docteur Simon : Mais ?!…

 

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- Sissie : Tous disparus !! Evanouis !!

 

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- Frankel : Docteur ?...

- Chef Dunemahon : Où sont-ils ? Qu’en avez-vous fait ?!

- Docteur Simon : Mais je… Je ne comprends pas… Ils étaient là… Et en une fraction de seconde, ils ont disparu…

- Chef Dunemahon : Qu’avez-vous fait ?!!

- Frankel : Docteur Simon !!

- Le sorcier : Je vous l’avais dit ! Pour garantir leur sécurité, Ces fourbes méprisants tueront tous les malades ! Car nous ne sommes rien pour eux !! Vengeance !!

- Docteur Simon : Nooon !!

 

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- Chef Dunemahon : J’en ai assez vu, je vous remercie, Commandant ! Nous rejoignons les nôtres qui se rassemblent et vous paierez pour cette hérésie criminelle, par la volonté de Bédaoti !!

 

 

 

15h20 - Comme promis, la tribu de Dunemahon a gravi la pente de sable et s’apprête à attaquer la base mobile. Les soldats montvilliens, envoyés en renfort par Arrochelle, ont chargé leurs armes de munitions anesthésiantes. Mais les oyatsines prendront sans doute moins de précautions…

 

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- Chef Dunemahon : Pour Bédaoti !! Sus aux hérétiques !! Sus !!

 

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- Tous : Sus ! Su-u-u-u-us ! Suuuuus ! Sus ! Su-u-su-uh...

 

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- Simon : Colonel Sablinos, c’est votre peuple. Vous pourriez peut-être leur parler, les calmer un peu…

- Sablinos : Ils ne m’écouteront pas. Ce sont des fondamentalistes du culte de Bédaoti. En acceptant la vérité du monde, nous sommes devenus des traîtres, pour eux… Je ne les crois pas engagés dans une dynamique de compromis… Et puis surtout, il aurait fallu y penser plus tôt.

 

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- Le Lieutenant : Vous êtes les meilleurs fusils du 24ème ! Faites que ces sauvages s’en rendent compte ! (film : L’ « Ultime attaque », avec Peter O’Toole)

- Le soldat : Monsieur, ce que vous dites là n’est pas très correct, politiquement…

 

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 - Le Lieutenant : Premier rang... Feu ! Rechargez !

 

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- Le Mini-Docteur : Eh ben ?!... Mes acclamations ?! Mon enthousiasme ?!

 

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- Le Mini-Docteur : Bonjour… Bonjour… Bonjour… Bonjour… Bonjour… Bonjour… Bonjour…

 

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- Simon : Vos entrées sont toujours très remarquées…

- Le Mini-Docteur : Ce qui motive ma visite va encore plus exciter les imaginations… L’heure est grave, le monde part en couille mais vous, les petits hommes, vous faites comme les Grands, vous passez votre temps à vous castagner.

- Simon : En couille ?

- Le Mini-Docteur : Et le mot est faible. Nous allons avoir bientôt besoin des scientifiques et des techniciens de la base dunaire sur le Sasgarion. Et je dois maintenant y aller pour réunir le Comité. 

- Simon : Est-ce que cette crise a un rapport avec La Pensée, dont on entend beaucoup parler en ce moment ?

- Le Mini-Docteur : Oui, Monsieur Simon. Il s’agit bien de ça.

  

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- Le Lieutenant : Bon… Ben… On remet ça à plus tard ?

- Le Chef Dunemahon : D’accord, ça marche. Faites quand même un semblant d’enquête sur ces disparitions, ce serais gentil, hein ?…

- Le Lieutenant : Ok. A la revoyure.

 

 

A bord du Sasgarion, 16 heures 30 

 

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- Le Mini-Docteur : Mesdames, Messieurs, je vous ai demandé de bien vouloir réunir le Comité ce soir parce que j’ai une chose déplaisante à vous annoncer. Et je vais essayer de faire tenir ça dans le minimum de mots possibles… Pour ne pas vous laisser le temps de réfléchir et de vous affoler. Voilà… Avez-vous déjà pensé à quel point l’existence clandestine au ras du sol d’êtres vivants et pensants dont l’échelle est comprise entre 1/72 et 1/87ème est absurde et incongrue ? Bien sûr, vous m'objecterez que toute espèce vivante qui rampe ou qui marche, et ce quelle que soit sa taille, du scolopendre à l'éléphant, vit par nature au ras du sol et ça n'a rien d'absurde, mais cessez de m'interrompre, je vous prie... La vérité, c’est que vous n’existez que parce qu’un Grand vous a imaginés si fort qu’il est parvenu, sans le savoir, a imprimer et fondre votre réalité dans la réalité globale. Vous tenez une grande place dans sa vie intime, et le résultat est que vous êtes vivants…

 

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- Tous : ?...........

- Le Mini-Docteur : …Je vous laisse quand même déglutir ça… C’est bon ? Je continue. Votre existence, issue d’une imagination débridée jusqu’à confiner à une forme de folie douce, ne tien qu’à un fil, celui de ce que nous appellerons la Pensée, la sienne, en l’occurrence. Or une Pensée peut être fragile et fugace, et en tout cas pas éternelle… Pour ce que j’en sais, et je suis loin de tout savoir et ce que je ne sais pas, je m’efforce de le ressentir et l’interpréter, la Pensée, celle qui est votre source de vie, est en voie d’extinction…

 

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- Le Mini-Docteur : Qui sait ce qui se passe dans la tête de votre créateur ? Une alerte subconsciente a été déclenchée par anticipation dans cette tête-là, et j’en suis l’émanation, la transposition directe dans votre monde, avec tout ce que cela comporte de bizarre, le FFI et tout ça…

- Chardonville : …Mais… Pourquoi la Pensée va-t-elle s’éteindre ?...

- Le Mini-Docteur : Je l’ignore. Votre créateur va-t-il mourir ? Ou perdre l’esprit ? Ou tout simplement, vous oublier et passer à autre chose ?... Mystère. Tout ce que je connais, c’est le moment, le point limite de la Pensée, qui est la limite de TOUT en ce qui vous concerne. Ce sera le 17 décembre 2011, à 21h38. Dans 3 mois et demi. 

- Gélagnac : Attendez…Vous dites qu’un Grand  nous a… suscités. Mais quand ? Quel âge a-t-il, étant donné que notre histoire remonte à 700 ans ?...

 

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- Le Mini-Docteur : Tout a commencé pour lui, et donc pour vous, en 1976. A partir de là, vous avez existé dans le passé et votre histoire a suivi un cours normal une fois fondue dans la réalité. Mais si le début est « projetable » dans le passé, la fin ne peut l’être dans l’avenir. C’est comme ça.

- Madame Ludnarwera : Alors nous allons tous mourir ? C’est ça, votre nouvelle « déplaisante » ?

- Le Mini-Docteur : Non, ce ne sera pas vraiment une mort. Ce sera une dissipation. Tout ce que vous êtes, ce que vous avez vécu, construit, vos nations, vos bases partout en France, et même certains des Grands qui n’avaient pas d’existence physique avant la Pensée, tout cela va purement et simplement s’effacer. A un moment, vous ne serez plus là et personne ne s’en apercevra. Vous ne laisserez aucun souvenir, ni trace tangible. Le truc a déjà commencé, les signes sont là… J’en ai noté un peu partout.

 

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- Hardy : Avec vous, ce qui est « simple » prend un tour assez monstrueux.

- Madame Ludnarwera : Vous rendez-vous compte que l’on parle de la vie de dizaines de milliers de mini-gens ?!

- Le Mini-Docteur : Sans la Pensée, la réalité va se rééquilibrer d’elle-même. Votre créateur ne possède qu’environ 3 000 petits personnages en plastique, dont vous êtes. Tous les autres retourneront au néant. Et vous, vous redeviendrez des choses minuscules, figées et posées dans un décor fait de plastique, de carton et de petits objets de récup’… Un mini-monde à l’échelle d’une chambre sous les toits à Paris, sans vie et sans conscience... Soyons clair : Il n’y a de votre part aucune mesure à prendre, aucun plan de sauvetage, aucune Arche à lancer dans les airs ou enfouir sous terre pour sauver « ce qui peut l’être ». La rupture de contact entre votre réalité et le vaste monde qui vous entoure sera froide et concrète, totalitaire, sans aucun sentiment…

 

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- Le Mini-Docteur : …Sauf…

- Tous : Aaaaaah !.

- Le Mini-Docteur : …Et je suis là pour ça, si je vous aide à intervenir directement sur votre créateur. Nous pourrions bien sûr prendre un Gecko et aller le voir pour lui parler à l’oreille. Ce serait trop simple. La Pensée doit être sécurisée parce que nous sommes à un point où vous devez accéder à un autre niveau de conscience pour survivre. Pour ça, il faut désamorcer son subconscient et en transférer les données qui vous concernent.  

- Hardy : …Si nous sommes réels, ça ne dépend que de cet homme qui vit lui-même dans des réalités alternatives… Hallucinant. Vous avez un lien particulier avec lui, mais devrez-vous agir seul ?

 

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- Le Mini-Docteur : Nous avons une carte à jouer. Elle s’appelle Jemmo Wilfrid et c’est ce garçon, là, qui est présentement le dos au mur dans tous les sens du terme. Jemmo a été voulu et programmé pour être la représentation miniature idéale de votre créateur, son avatar si vous préférez. Cette démarche de transfert génère un lien psychologique que je pourrai exploiter avec le matériel adéquat. Et là j’aurai besoin de toutes les compétences techniques de votre personnel, Amiral. Oui, Mesdames et Messieurs. Je peux, dans le délai qui nous est imparti, fabriquer un Transmuteur de Pensée qui fera de Jemmo votre meilleure assurance-vie. Tout en prenant soin aussi, bien sûr, d’entrer en contact direct avec votre créateur, qui sera bien surpris d’apprendre toutes les choses merveilleuses dont il est à l’origine… Avec une légende aussi énorme et farfelue, Dame Lydia peut aller se rhabiller !

 

D63

 

- Le Mini-Docteur : L’avantage de votre situation aujourd’hui, c’est qu’elle rend techniquement possible ce qui ne devrait pas l’être… Et qui risque de ne plus l’être après le 17 décembre. Sans préjudice pour les autres mondes rendus réels par d’autres Grands, mais qui vous sont imperceptibles. Pour le moment. Mais si le transfert de la Pensée réussit, vous allez prendre une sérieuse avance.

- Le Comte de Carrière-Faisan (représentant des colons casteignans) : Vous parliez de signes… Entendez-vous aussi l’incident d’hier dans la baie, rapporté par le pilote du Gecko ? Et la disparition des malades dans la base dunaire ?

- Le Mini-Docteur : Oui, ça et d’autres choses. Dont vous avez été victime aussi, Commandant Hardy, sans que vous le sachiez… Et je parle d’une chose qui remonte à 2 mois, quand vous étiez en carafe dans ce jardin infesté de poules (voir épisode 14)… De curieuses rencontres ont eu lieu avec des Grands. Il est arrivé qu’ils ne puissent pas vous voir et inversement, parfois même vous étiez mutuellement invisibles ! Il se produit des failles locales et temporaires et votre réalité s’effrite, signe que la Pensée devient sérieusement paresseuse. Ces failles vont devenir graduellement plus longues et plus généralisées… Et concerner plus de monde. Jusqu’à ce que la Pensée s’éteigne tout à fait. Et avec elle, vous… Le Sasgarion… Même le jardin d’Arrochelle, que votre créateur n’a jamais vu, mais qu’il a choisi et imaginé parce qu’il avait repéré un endroit sympa sur Google Maps…

 

D64

 

- Le Comte de Carrière-Faisan : …Je suis atterré… Mini-Docteur… Nous vous croyons tous sans réserve, et nous comptons sur vous, car nous avons envie de continuer à vivre. Nous avons une raison d’être, un but… Nous sommes quand même suffisamment autonomes pour avoir la sensation d’exister.

- Le Mini-Docteur : Génial ! Le but de la manoeuvre va maintenant être de vous rendre indépendants ! Grâce à Jemmo Wilfrid ! C’est ça, le nouveau plan de conscience.

- Enondradel : Vous aurez tout ce dont vous avez besoin. Nous alerterons le réseau des Grands…

- Le Mini-Docteur : Non ! Cela est tout à fait dangereux et proscrit, il y a des implications que je ne mesure pas encore. Mais vous pouvez en revanche leur commander du matériel et les appeler à être vigilants sur ce qui peut se passer dans les autres sites miniatures… Allez !! Au boulot !! La première expérience aura lieu dans le hangar de la piste 1 ce soir, avec pour salle de contrôle le laboratoire du Professeur Gélagnac ! Je vous ai déjà bricolé quelque chose, trois fois rien…

 

 

Laboratoire du professeur Gélagnac, zone expérimentale 3, 20h00.

 

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- Le Mini-Docteur : Mesdames et Messieurs, ainsi que vous l’avez compris, il s’agit de tenter avec cet appareillage qui est dans le hangar, et dont mon FFI est le moteur, une expérience fabuleusement inédite. En bref, nous allons envoyer le jeune Jemmo, l’espace de quelques secondes, dans la tête de votre créateur.

- Chardonville : Bien. Pourquoi ?

 

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- Le Mini-Docteur : Pour voir si c’est possible. Si la connexion psychique artificielle est réalisable entre votre créateur et l’une de ses créatures. Si l’expérience marche, nous aurons le champ libre pour construire le Transmuteur qui va restaurer et maintenir la Pensée dans la tête de Jemmo, à vie. 

 

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- Le Mini-Docteur : Les ondes électromagnétiques vont se répondre dans tout l’avant du vaisseau. C’est pourquoi j’ai demandé à une équipe de la section énergétique, que voici, de couper les systèmes non essentiels et non sécurisés, et de tout contrôler d’ici. Nous pourrons suivre le voyage intérieur de Jemmo sur l’écran de M.I.M.I., qui me servit un temps d’interface avec le Professeur Gélagnac et me permit d’apprendre tant de choses sur vous avant de me métérialiser… Bien pratique, quand même ! (voir épisode 9). Tout va bien Jemmo ? Tu es tout pâle.

- Jemmo : C’est… C’est la lumière…

- Le Mini-Docteur : Tu as raison. On va mettre plus de rouge…

 

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- Le Mini-Docteur : Nous sommes prêts. L’expérience sera lancée à 20h15 précises. Nous allons maintenant accompagner notre jeune cobaye, qui, je vous le rappelle, a le poids de votre monde sur les épaules, dans la salle de toruture. Je veux dire bien sûr le hangar, où j’ai monté la chambre de confinement qui canalisera l’énergie psychique et l’orientera vers le poste récepteur, c'est-à-dire le cerveau du créateur, que nous appellerons… On l’appellera plus tard !

 

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- Le Mini-Docteur : Voiaaaaalà. Il reste à installer le socle magnétique. La chambre de confinement descendra sur notre sujet par le palan du plafond et le contact sera mis à ce moment-là…

- Jemmo : Mini-Docteur, je comprends l’importance de tout ça… L’enjeu… Le "sujet" a quand même des appréhensions.

- Le Mini-Docteur : J’espère bien que tu as des appréhensions. Si tu n’en avais pas, je te demanderais pourquoi… Tu ne dois pas avoir peur Jemmo. Ce court transfert sera impressionnant, vu de l’intérieur, mais tu n’auras pas mal, rien ne sera changé en toi, pas plus qu’après le transfert de la Pensée, si nous le réussissons. Ton petit cerveau ne va pas exploser. Il s’agira simplement de télécharger un programme d’exécution, et non la totalité d’une base de données. Cette dernière restera complète et viable après la sauvegarde du premier… Mais tu resteras toi et tu auras une vie normale, sans aucune séquelle mentale… Tu as confiance en moi ?

- Jemmo : Euh…

- Le Mini-Docteur : Bonne réponse. J’aime enjoliver les choses, c’est vrai…

 

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- Le Mini-Docteur : Nous y allons. Est-ce que quelqu’un parmi vous a une formule porte-bonheur ?... Non ?... Allez… On y croit.

 

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- Chardonville : La chambre de confinement est en place… Contact. Surveillez bien l'écran. Si nous avons de la chance, le film va être intéressant.

- Le Mini-Docteur : Le fait qu'il y ait un film sera déjà, en soi, intéressant ! 

 

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- Chardonville : ...Fascinant... Nous étions à Paris à travers les yeux d'un Grand...

- Le Mini-Docteur : Oui, pas en direct, c'était un léger différé de quelques heures, il y a encore des petites amliorations à apporter. Mais vous avez tous vu les images. L’expérience est une réussite ! La connexion psychique et possible et que Jemmo peut se substituer au créateur pour pérenniser la Pensée. Donc, je peux construire le transmuteur de Pensée ! Mais comme je vous l’ai dit, ce chantier sera long et nécessitera la mobilisation de ressources énormes. Les Grands devront être mis à contribution, sans qu’ils soient mis dans la confidence. Mais… Ah oui ! Je dois d’abord réconforter et féliciter le cobaye, avant la prochaine étape !

 

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- L’officier : Vous êtes vraiment sûr de réussir ce transfert dans les délais ?

- Le Mini-Docteur : Il y a deux questions en une, finalement… Techniquement, ce sera une grande première pour moi et le timing sera un peu juste, mais oui. Je suis persuadé d’être sûr. Ce qui n’est donc pas une garantie formelle de succès. Alors ne lambinons pas !

 

 

...La course contre la montre a commencé. Il reste un peu plus de 3 mois pour sauver (ou pas) le Monde miniature. La question de savoir si ça vaut le coup et si c'est utile ne se pose pas : Ce sont les habitants eux-mêmes qui le veulent et qui ont pris les choses en main... La suite dans l'épisode 17, "Le mini-monde le vaut bien".  

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 11:19

Résumé de l'épisode précécdent :

Le Sasgarion et son équipage vont pouvoir commencer la colonisation du Jardin d’Arrochelle, à Groffliers, la 25ème base miniature française protégée par les Grands. Ils vont pouvoir respirer un peu. Mais ça ne va pas durer, forcément, sinon, nous ne serions pas là.

 

 

Le jardin du Pas-de-Calais, près du Touquet, où Gecko 14 attend toujours les secours – vendredi 8 juillet – 11h10

 

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- Sandra Matizet : Tiens, le revoilà…

 

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- Le Mini-Docteur : Tout va bien, mes amis ? Oh, mais me voilà au pied des mûres ! Je passais juste pour vous saluer et vous confirmer que le Sasgarion est sauvé et revenu dans l’orbite d’Arrochelle !

- Simon : Dans l’orbite… Oui, nous sommes au courant, nous l’avons entendu par radio. Quant à Monsieur Caudevelle, il a été retardé mais il arrive dans quelques minutes.

 

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- Le Mini-Docteur : Je vois que vous avez changé de site d’atterrissage…

- Hardy : Oui, nous avons détecté du mouvement dans la maison, mais nous n’avons vu personne. Nous avons quand même préféré revenir dans le jardin, le plus doucement possible avec notre engin abîmé…

 

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- Le Mini-Docteur : Vous n’avez vu personne… Ah… C’est vous qui jouez avec ces mûres pas mûres ?

- Simon : Non, elles étaient là…

- Le Mini-Docteur : Je dois prendre congé, mais je reviendrai !

 

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- Le Mini-Docteur : …Ouuuoooh !...

- Hardy : Il vous faut une doublure, pour les cascades… Vous allez revenir, donc…

 

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- Le Mini-Docteur : Oui, dans 54 jours.

- Hardy : C’est précis… Parce qu’il y a une raison à ce retour programmé ?

- Le Mini-Docteur : Oui, mais je ne sais pas encore très bien laquelle.

- Sandra Matizet : Vous nous manquerez ! Nous penserons bien à vous.

- Le Mini-Docteur : Je l’espère bien ! C’est peut-être même nécessaire… Quand certaines circonstances sont réunies, penser aux choses, les imaginer, peut suffire à les faire exister quelque part. C’est peut-être, parfois, la clé de tout. Jusqu’à ce que la pensée s’arrête…

- Simon : J’aime quand vous parlez par énigmes. On ne comprend rien mais on se sent terriblement concerné.

 

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- Le Mini-Docteur : Il est temps de partir, le FFI s’impatiente. Je vous souhaite un bon séjour dans votre jardin d’Arrochellle.

- Hardy : Encore merci pour tout, Mini-Docteur.

- Le Mini-Docteur : …Mais dites-moi… Il n’y a vraiment rien ici qui vous étonne ?...   

- Simon : Si, vous. Mais nous sommes des gens discrets.

- Le Mini-Docteur : …Intéressant… Bon, eh ben puisque tout le monde est content… A très bientôt mes amis !

 

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- Sandra Matizet : A force de le fréquenter, on sera peut-être moins étonné…

- Simon : Je ne vois pas ce qui le perturbait. Pour une fois que nous sommes au calme et en sécurité…

 

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A bord du Sasgarion, quelques semaines plus tard…

 

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- Docteur Ibüprofein : Colonie d’Arrochelle, rapport de situation du 31 août 2011. Depuis hier, je suis chargée par le gouvernement de coordonner les services sanitaires et médicaux du site. Voilà 8 semaines que nous sommes ici et notre installation est bien avancée. Le jardin d’Arrochelle est vaste, agréable et paisible. L’essentiel des habitants réside dans la serre, où une cité se construit.

 

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Le Sasgarion, la cité volante montvillienne, a trouvé sa place dans une petite maison attenante qui est devenue son garage. Le vaisseau est encore un lieu de vie et de travail pour environ 200 personnes. Les autres découvrent un autre mode de vie dans la serre ou dans des villages à l’extérieur. La colonie s’est agrandie de plusieurs centaines de montvilliens de Stella, depuis que le général Diride a été mis hors course. On trouve aussi des casteignans, des oyatsines qui ont choisi de ne pas aller en Auvergne, et 250 calogiens qui vivent dans le tiers nord du jardin, la partie la plus boisée. Notre population est à ce jour de 1 287 personnes, toutes en bonne santé.

 

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La vie est douce mais très active, ici. L’Amiral Enondradel et le Comité de Commandement du Sasgarion dirigent la colonie, avec des représentants des autres communautés. En décembre, nous élirons un petit parlement et un président (ou une présidente…). Le large éventail de compétences rassemblé en ces lieux, la discipline et la parfaite organisation de notre équipage ont permis de réaliser très vite de belles choses pour améliorer notre situation, avec bien sûr l’aide de la famille des Grands Protecteurs qui nous a accueillis.

 

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La section scientifique a repris son programme d’études du milieu ambiant. La base dunaire mobile s’est envolée il y a 3 jours vers la crête des dunes qui borde la baie, à moins d’un Grand-km d’ici. Les explorations vont s’étendre à tout l’estuaire de la rivière, sur les deux rives. Cette région qui a connu, à différentes époques, d’importantes fréquentations d’hommes miniatures, a sans doute encore beaucoup à nous apprendre. Et la première question que nous nous posons est « pourquoi ici ? ».

 

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Notre mystérieux et fantasque allié, le Mini-Docteur, n’est pas en mesure de répondre au moins à cette question-là : il n’a pas reparu depuis le jour où tout a failli basculer dans l’horreur, lors de l’enlèvement du Sasgarion. Tout s’est finalement terminé favorablement, malgré les morts et blessés que nous avons dû déplorer. On peut enfin espérer, nos nouvelles conditions d’existence nous le permettent, que le temps des difficultés et de l’insécurité est à présent derrière nous…

 

 

 

 

Baie d'Authie, 31 août 2011, midi.

 

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« Gecko 11 à la base… Gecko 11 à la base… Je survole actuellement le platier en direction de l’est. La marée est haute.

 

 

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- Simon : Ben reçu, Gecko 11. Vous devriez bientôt être en vue du bidon bleu près duquel les lumières on été aperçues cette nuit.

- Le pilote : Je dois réduire l’altitude, les mouettes ont l’air très excité !

- Simon : Frankel, vous avez entendu ?

 

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- Commandant Frankel : Oui. Je vais devoir rappeler cet appareil, s’il est en danger. La météo est agitée, aujourd’hui, on prévoit des passages orageux toute la journée. Par ailleurs, je ne crois pas beaucoup au succès de cette reconnaissance. La position de ces lumières vues par Gecko 4 était très approximative. Le fait qu’en plein jour un bidon bleu attire l’œil ne prouve rien.

- Voix de Simon : C’est le seul abri valable dans le coin. Si des oyatsines isolés, comme nous le pensons, vivent dans cette région, les gros détritus qui jonchent la plage sont comme un bienfait de la nature pour eux. Mais les grandes marées vont tout recouvrir et on ne peut pas regarder sans rien faire…

 

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- Frankel : Lieutenant Mourkeuz, quelle est votre situation ?

- Le pilote : Je vole en zig-zag entre les touffes d’oyats. Ces saletés de bestiaux ne me lâchent pas !... Ah… On dirait qu’elles sont parties, tout à coup, mon horizon s’est bien dégag… Foutre-belette !! Un Grand !!

 

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“Brlbrbrang”

 

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- Frankel : Mourkeuz ! Que se passe-t-il ?! Où il est ? Klansa, vous l’avez toujours au radar ?

- Klansa : Radar et balise OVMD en réception claire.

- Mourkeuz : …C’est… C’est dément !!

- Frankel : Quoi ?... Rapport, Lieutenant !

 

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- Mourkeuz : C’est un Grand, avec un gros chien… Je l’ai heurté à la poitrine, légèrement, en manoeuvrant pour l’éviter. Je n’avais pas vu que le creux entre les dunes donnait sur une déclivité et qu’il était là, à mon niveau ! Il…

- Frankel : Que fait-il ?

- Mourkeuz : …Rien… Il ne bouge pas… Je suis en vol statique juste devant ses yeux et il… Je fais quoi, Commandant ?! Je fais quoi ?! Il devrait déjà me voir alors que je bouge pas, mais si je bouge ?!...

 

 

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- Frankel : Vous voulez dire qu’il n’a pas réagi ?!

- Mourkeuz : Il n’a rien senti et on dirait qu’il ne me voit pas… Je fais quoi ?! Je demande un ordre clair et formel !

- Frankel : …C’est impossible !

« CHUIII-IIII-IIIII-IIII »

- Frankel : Ooh… Réduisez le son… Lieutenant, c’était quoi ce bruit ?...

- Mourkeuz : Il vient de siffler son chien… Il reprend sa marche... Il s’éloigne… Il ne m’a pas vu, il n’a pas vu l’appareil…

- Frankel : …Rentrez à la base, la mission est annulée.

 

 

 

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- Simon : Je n’ai pas d’explication au sujet de ce qui vient d’arriver…

- Frankel : Il est arrivé souvent dans l’Histoire que des gens miniatures se soient trouvés accidentellement exposés à des Grands. Soit ils ont pu se cacher, soit la rencontre s’est mal terminée pour eux sans que le Grand s’en rende forcément compte… Soit, il est devenu un Protecteur… De toutes les manières, malgré toutes les occasions que notre civilisation a eu de se foutre dans le potage, notre existence est restée un secret, même pour les naturalistes les plus zélés opérant en pleine nature. Mais ça… Un tel accident, entre un de nos engins volants et un Grand, ça n’était jamais arrivé.

- Madame Argawaen : Le résultat de cette unique rencontre est d’autant plus troublant. Cet homme s’est pris un Gecko en pleine poire, il a eu le loisir de l’observer pendant plusieurs dizaines de secondes… Mais il n’a rien senti et rien vu. Consternant.

 

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- Frankel : Je ne sais pas si c’est le mot…

- Madame Argawaen : Je n’en ai pas d’autre, pour le moment.

- Mourkeuz : Moi je dirai que c’était terrifiant et surréaliste, pour l’avoir vécu en direct.

- Simon : Oui, ça me paraît bien, gardons ça.

- Frankel : …Je vais contacter Hardy sur le Sasgarion. Cet incident est d’une extrême gravité, il  doit être consigné et analysé.

 

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- Simon : Envisagez-vous de replier d’urgence la base sur Arrochelle ?

- Frankel : Après une frayeur comme celle-là, oui, je pourrais envisager toutes les mesures de sécurité, même les plus précipitées.

- Madame Argawaen : Mais que faites-vous des bâtiments annexes que nous venons à peine d’installer ? Il faudra les détruire ! Gardons la tête froide et sachons identifier les dangers réellement immédiats, s’il y en a.

- Frankel : Je ne vais rien décider à la seconde. D’abord, j’en réfère au contrôle des missions extérieures…

 

 

 

 

 

A bord du Sasgarion - Salle de conférence du village de repos, niveau A – 11h20.

 

 

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- Docteur Losleer : …Un domaine où les découvertes médicales n’impactent pas seulement notre santé au quotidien, mais peut aussi révéler les indices de nos origines. Le croisement des informations historiques et de celles de la recherche génétique nous donne une idée plus précise de ce qui s’est passé, sans pour autant l’expliquer complètement.

 

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- L’homme : J’ai une question, Docteur. La légende de Dame Lydia, la Mère originelle, est-elle démontrée scientifiquement et historiquement ?

- Docteur Losleer : Oui, nous sommes certains que les hommes miniatures ont été « vus » pour la première fois en l’an 1304, à Rouen. Dame Lydia, comme vous le savez tous, n’était pas une « Dame », mais une servante de l’évéché. Son mari était y employé aussi, aux écuries. Lydia Blondel a commencé à mettre au monde des bébés minuscules, par groupes résultant de fécondations multiples d’un même ovule ou de plusieurs ovules simultanément.

 

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Il s’est passé quatre ans avant que les jeunes époux réussissent à surmonter leur effroi puis leur maladresse pour assurer la survie et le développement de ces mini-enfants, qui nécessitaient des soins particuliers. Ils ont été suffisamment rationnels pour ne pas tomber dans la superstition et redouter quelque maléfice. Dans l’intervalle, bien sûr, des centaines de ces bébés, dont la gestation ne durait que 15 semaines, sont morts, mais les époux ne se sont pas découragés, espérant bien voir arriver un jour des enfants normaux. Plus étonnante encore a été la réaction de plusieurs religieux mis dans la confidence et qui ont dû accueillir ces « apparitions » de façon plus positive, un étrange cadeau de Dieu, incarné dans ces micro-créatures qui n’avaient rien de bien méchant ou démoniaque… Ils furent ainsi les premiers Grands Protecteurs.

 

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Par la suite, les « portées » d’enfants miniatures grandirent et révélèrent une intelligence et des capacités cognitives très supérieures à la moyenne des français de l’époque… C’est peut-être pour ça qu’ils ne sont jamais devenus chrétiens…

- Les gens : Ha ha ha ha ha ha ha…

- Docteur Losleer : dès l’âge de 13 ou 14 ans, certains couples de petites gens ont commencé à se reproduire, et le cycle a été lancé. En 1316, la colonie fut installée dans une ferme, dans un village du pays de Caux, à Montville. La civilisation montvillienne était née. C’est là qu’intervient la génétique. Elle nous démontre formellement que tous les peuples miniatures connus sont porteurs du même ADN mitochondrial, issu de la mère des origines : Une Grande, que nous appelons Dame Lydia. Les études menées sur de nombreux oyatsines volontaires le confirment à nouveau.

 

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- Une femme oyatsine : Sait-on ce qu’est devenue Dame Lydia ?

- Docteur Losleer : Oui. On le sait par le témoignage des religieux et par les chroniques de Darwur, le premier historien miniature, né en 1324. Elle a continué à enfanter des petits êtres jusqu’à l’âge de 36 ans. Puis soudain, elle a eu deux enfants de taille « normale », qui ont vécu… Normalement. Elle est décédée en 1259, après avoir survécu à tout dans son étrange vie, même à la peste noire… La question qui reste à élucider, vous le comprenez bien, est : Comment est survenue cette mutation génétique sur une jeune fille normande en 1304 ?...  Nos équipes du Sasgarion cherchent toujours à comprendre. S’agit-il de chimie organique pure, ou bien y a-t-il une part plus subtile que nous ne saisirons jamais ?...

 

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Notre métier est de chercher des réponses, et pas d’en imposer de toutes faites. Et nous serons toujours heureux d’accueillir parmi nous des étudiants courageux, compétents et motivés, mais qui ne sont pas non plus dénués d’une nécessaire part d’humour et de fantaisie, ni de la capacité de rêver ! Je vous remercie. Laissez-moi quelques minutes et je retrouverai ceux d’entre vous qui le voudront bien dans le grand salon. Merci !

 

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- Le Mini-docteur : J’ai apprécié votre exposé, docteur Losleer.

- Docteur Losleer : Merci… je ne crois pas vous connaître…

- Le Mini-Docteur : Je sus arrivé ici il y a très peu de temps…

- Docteur Losleer : Je vois. Vous venez de Stella, j’imagine. Comme vous l’avez vu, cet exposé s’adressait surtout aux membres de notre communauté venant du pays des oyatsines, qui a vécu longtemps à l’écart des notions culturelles qui nous paraissent assez banales ou fondamentales. Si nous voulons créer ici une petite université, il faut qu’il y a ait des étudiants dedans, et c’est un bon moyen d’intégration pour des gens venus d’horizons divers.

 

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- Le Mini-Docteur : Ce qui n’est pas banal, de la part d’une scientifique, c’est d’admettre que nous en sommes au stade où la génétique ne pourra peut-être plus tout expliquer…

- Docteur Losleer : Nous ne sommes pas des gens bornés. Tout ce qui est vrai et vérifiable, nous l’accueillons avec joie, même si c’est incongru au premier abord. Et ce qui n’est pas encore vérifiable le sera plus tard. Un jour, nous connaîtrons la cause de cette mutation génétique.

- Le Mini-Docteur : N’est-il pas incongru d’affirmer que pendant sept siècles, les petits hommes ont pu échapper au regard des Grands simplement parce qu’ils étaient plus malins ?

- Docteur Losleer : …C’est pourtant un fait. Plus malins, et beaucoup plus petits aussi, rappelez-vous… Il y a quand même eu des rencontres avec des Grands, et ceux-là sont devenus nos Protecteurs.

 

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- Le Mini-Docteur : Oui… Je comprends… Comme c’est commode... Mais vous n’avez pas exclu la possibilité de quelque chose de plus « subtil », avez-vous dit… Imaginons une intervention extérieure si subtile qu’elle serait indécelable et remettrait en question, si cela se savait, la perception même que nous avons de toute la réalité qui nous ent…

- Docteur Losleer : Où voulez-vous en venir, Monsieur ? Ma démarche est pédagogique et je n’ai rien évoqué qui suggère une interaction surnaturelle, paranormale ou divine… Ce que vous émettez ressemble beaucoup à ce qu’ont vécu les oyatsines (voir épisodes 9, 10 et 11). Mais la base de leur culture était une propagande et une discipline héréditaire qui limitaient leurs mouvements, restreignaient la connaissance, et donc leur champ de perception du réel. Cette question-là a été réglée d’une façon tranquille, diplomate et rationnelle, et acceptée par eux de la même façon… Si vous êtes un gourou, ou si vous en cherchez un, vous faites erreur, je le crains.

 

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- Le Mini-Docteur : Vous êtes charmante. Et encore une fois, bravo et merci pour votre démarche pédagogique. Il se trouve que je m’essaie à la philosophie, à mes heures perdues !

- Docteur Losleer : Merci ! Et pour la philosophie, je vous recommande un petit cercle d’intellos gentils et pas cons, qui se réunit 3 soirs par semaine au Saspod 1. 

- Le Mini-Docteur : Madame, je vous souhaite les plus belles, ou au moins les plus grandes réponses dont vous pouvez rêver…

 

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- Le Mini-Docteur : …Même le subtil a une fin… Et il y a des rêves dont on ne ressort jamais.

 

 

 

 

Une maison dans la campagne d’Arrochelle – 31 août 2011 – 15h00

 

 

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- Deuredeis : Ta mère est toujours aussi peu causante. Est-ce qu’elle est vraiment contente que je sois là ?...

- Jemmo : Elle ne se remet pas de ce qui s’est passé. Elle se jette dans le travail pour ne pas penser… Et elle aime mieux que je ne sois pas seul ici. Il faut aussi que je m’occupe la tête et les mains.

- Deuredeis : Quelle idée aussi de vouloir habiter dans un coin si isolé. Pour venir, je dois emprunter une voiture aux Services généraux de la Serre.

 

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- Jemmo : Je pense que ça lui passera… En attendant, moi, j’aime bien cette maison. On attaque ?

- Deuredeis : Oui. On commence par quoi ?

- Jemmo : On enlève le papier. Les murs seront mis en peinture.

 

 

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- Jemmo : Il est vraiment à chier, ce papier…

- Deuredeis : D’où vient la maison ?

- Jemmo : C’est un Grand d’Amiens qui les fabrique…

 

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SCHRRRAFFFF !!!

 

- Deuredeis : Qu’est-ce que c’est que ce truc ?!... « We’re needed »…

- Jemmo : C’est de l’anglais, ça veut dire qu’on a besoin de moi… Et d’une autre personne. J’ai déjà vu ça dans une série de fiction des Grands, « Chapeau melon et bottes de cuir »…

- Deuredeis : Hein ?...

- Jemmo : C’est absurde. On nous a donné cette maison il y a un mois, et on n’a encore touché à rien… C’est pas logique…

 

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- Le Mini-Docteur : Ne cherchez pas la logique, avec moi ! Bonjour jeune homme, bonjour jeune fille !

- Deuredeis : Oh ! Mais vous êtes le Mini-Docteur ! Je vous ai vu arriver à bord du Sasgarion quand il a été enlevé !

- Jemmo : Qui ?...

 

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- Le Mini-Docteur : Exact ! J’aime être connu et reconnu ! Mais aujourd’hui, c’est pour vous que je viens. Vous êtes bien Monsieur Wilfrid ?

- Jemmo : Pour moi ? Oui… Je suis Monsieur Wilfrid… C’est forcément moi, depuis que mon père est mort au mois de juin…

- Le Mini-Docteur : Ah-ah ?...

- Jemmo : …C’était dans la Baie d’Authie. Il était aux commandes d’un Gecko qui s’est écrasé… (voir épisode 8)

 

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- Le Mini-Docteur : J’ignorais que je tombais dans un contexte émotionnel particulier… En somme, vous « avez tué le père »… En quelque sorte…

- Jemmo : PARDON ?! Mais vous voulez quoi, en fait ?

- Le Mini-Docteur : J’ai besoin de vous pour sauver le monde ! Votre monde !

 

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- Deuredeis : Sauver le monde ? C’est une plaisanterie ?

- Le Mini-Docteur : Hélas non. Pour faire court, la Pensée était déjà devenue paresseuse et maintenant, elle est en danger d’extinction. Les premiers signes apparaissent… Et vous Seul ici pouvez y faire quelque chose ! Ne paniquez pas, ça va se décanter petit à petit.

- Jemmo : En effet, c’est plus clair comme ça… La Pensée ?... Et moi, je fais quoi, là ?

 

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- Le Mini-Docteur : (il se colle lui) …Là, vous …Vous êtes en train d’enlever le papier pour peindre les murs, non ? Mais j’ai un autre boulot sympa à vous proposer ! Non rémunéré. Et nous partons tout de suite. Première chose à faire : Réunir une conférence au sommet !

 

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- Jemmo : sauver le monde… On part sauver le monde, comme ça, au débotté…

- Le Mini-Docteur : Oui, il faut que nous ayons fini au plus tard le 17 décembre à 21h38. Laissez un mot à votre maman. Mademoiselle, venez donc aussi. Un soutien psychologique d’une personne proche lui sera utile… Allez ! En route pour le prochain épisode !

 

 

...La Pensée est en danger ! Et ça, il faudra s'en souvenir. La suite dans le prochain épisode : "La Pensée s'éteint !" 

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 02:43

Résumé de l'épisode précédent : Le Sasgarion est emmené contre son gré à Selles-sur-Cher, destination uniquement justifiée par le fait que j'ai un ami de fort longue date qui habite là-bas.

 

  A bord du Sasgarion - Saspod 4 - Vendredi 8 juillet – 9h15

 

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« Déplacez cette auto-mitrailleuse, il faut dégager la porte extérieure ! »

 

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  « Tnit-tnit ». Ici le Colonel Jollas. Lieutenant Kangels ?

- Kangels : Oui, Mon Colonel ?

- Jollas : Nous n’avons plus le temps d’effectuer la manoeuvre prévue. La camion est maintenant en marche arrière, sans doute pour se préparer à nous décharger.

- Kangels : Le plan est changé, alors ?

- Jollas : Oui. Maintenez les chars dans le sas. L’attaque-surprise est maintenue, mais elle aura lieu quand le vaisseau sera stabilisé quelque part et les Grands autour de lui.

 

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- Gytring : Ils ouvrent le hayon. Pour l’instant, on ne signale que 3 hommes.

 

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- Enondradel : Voilà… Ils nous font rouler vers la sortie… Sécurité ? Jollas ?

- Voix de Jollas : Nous ne perdons pas une miette de ce qui se passe, Amiral.

 

 

  Dans le corridor transversal 1

 

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- La fille : …Dans l’Unité médicale d’urgence, depuis l’évacuation.

- Le gars : Chez nous, c’est pareil. Il aurait mieux valu nous faire tous partir, comme ça, personne ne serait en danger.

 

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- La fille : C’est quoi ce nuage ?

- Le gars : Il y a le feu ? Et l’alarme ? On n’a rien entendu !   

 

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- Le garde : Ne restez pas là ! Courez !

 

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- Le Mini-Docteur : …Bonjour et deux fois bonjour ! Et ça fait quoi ?

- La fille : Euh… Ben, ça fait 3…

- Le Mini-Docteur : Bravo ! Désolé, mais j’ai besoin de cette petite formule en guise de mot de passe pour me réinitialiser après l’usage de mon FFI. Vous comprenez, je ne suis pas tout à fait humain… Il faudra que j’en trouve une autre un peu moins tarte. Je suis trop attaché à cette voiture sur le plan moléculaire et neuronal… Oooh… Quel délice pour les yeux…

 

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- Le gars et la fille : Merci…

- Le Mini-Docteur : Bien… Ne traînons pas ! Je dois voir d’urgence votre Amiral. Je connais le chemin.

 

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- Le Mini-Docteur : Bonjour et d… Bon. Bonjour !

 

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- Enondradel : Une explosion provoquée par une voiture ? Qu’est-ce que…

- Le Mini-Docteur : Tranquillisez-vous ! Je suis le Mini-Docteur ! C’est moi ! Et j’arrive juste à temps, je crois !

- Enondradel : Mais qui êtes-vous ?!

- Le Mini-Docteur : Ah… Je viens de vous le dire… Nous gagnerons du temps en évitant de nous répéter, vous ne croyez pas ? Votre principal problème, parmi d’autres, est que vous ne pouvez pas communiquer avec vos Grands Protecteurs. Je peux au moins vous aider à résoudre celui-là, mais… Chhhhuuut…

 

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- Enondradel : Pourquoi « Chut » ? Vous savez combien nous sommes à bord ? Et votre arrivée n’a pas été très discrète.

- Le Mini-Docteur : Je veux juste insister sur l’absolue nécessité de rester discret sur mon intervention par rapport aux Grands, même ceux en qui vous avez le plus confiance.

- Enondradel : La confiance… C’est vrai qu’il n’y a pas si longtemps, nous avions encore confiance en Madame Le Fouesnant… Docteur…

 

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- Le Mini-Docteur : « Mini ». Moi, c’est le « Mini ».

- Enondradel : …Ou qui que vous soyez… De quelle nature est votre intervention ?

- Le Mini-Docteur : Elle est purement technique. Mais je suis là aussi pour vous remonter le moral. Je suis également passé voir le Commandant Hardy et son équipe. Ils vont très bien, je leur ai envoyé de l'aide.

- Enondradel : …Une opération est en cours !

- Le Mini-Docteur : Et qu’elle le suive ! Je vous demande simplement de m’autoriser à trafiquer votre installation des communications afin de contrer le brouillage occasionné par un boîtier posé par les Grands sur le toit de votre vaisseau. En quelques minutes, je peux vous rendre votre langue et vos oreilles, sans que vous ayez besoin de décoller pour sortir de cette vaste usine à moitié abandonnée où nous sommes.

 

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- Enondradel : Une usine ?

- Le Mini-Docteur : Oui, celle des Céramiques de Touraine… Ah… Le vaisseau est amené sur une longue table, et les Grands ont étendu des draps sur toute la longueur du Sasgarion, afin d’aveugler votre artillerie, comme vous l’aviez prévu…

- Enondradel : Gytring, prévenez Jollas. Lancez l’attaque ! Mini-Docteur, la salle technique des communications est juste ici, à côté.

 

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- Le Mini-Docteur : Très bien… Très bien…

 

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- Le Mini-Docteur : Magnifique ! Je sens que je vais me plaire, ici !

- Enondradel : Bien… Je dois m’occuper de notre opération… Deux techniciens sont là pour vous…

- Le Mini-Docteur : Pour me surveiller, oui, je sais. Merci, Amiral, merci beaucoup.

 

 

 

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- Le sergent : Les charges suffiront-elles à neutraliser des Grands ?

- Le garde : On n’en sait rien… Jusque là, elles n’ont été testées que sur des chats. J’imagine que l’effet est plus long sur un homme de plus de 80 000 grammes… Ou bien il faut plusieurs doses.

- Le sergent : Vous les entendez ?... Qu’est-ce qu’ils trafiquent sur le vaisseau… On dirait que notre module les intéresse…

- Colonel Jollas : C’est le moment. Ouvrez la porte du sas. Les chars seront masqués par le bord du drap.

- Le sergent : Ooh... On a un gros problème, là !...

 

 

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- Voix de Jollas : Ici le Saspod 4 ! Les Grands ont bloqué la porte extérieure ! Nous sommes scotchés ! Impossible d’ouvrir !

 

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- Enondradel : Jollas ! Abandonnez la mission ! Navigation, décollage immédiat ! Sortez-nous de là !

- Voix du Commandant Brandoren : Mais pour allez où ?

- Enondradel : Posez-nous simplement sur le toit. Ils ne pourront pas le savoir et quand bien même, ils n’auront aucun moyen de nous récupérer là-haut. Il nous faut du temps pour faire le point calmement et surtout, émettre !

- Gytring : Décollage d’urgence déclenché !

 

BANG !!

 

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- Galkyron : Mais on nous tire dessus !!

- Gytring : Nous sommes touchés !!

 

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- Galkyron : Le contrôle automatique de stabilité est défaillant ! Il n’y a plus de contact avec la navigation !

- Enondradel : prenez le contrôle de sécurité !

 

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- Galkyron : Nous sommes stabilisés. Le vaisseau vole dans le couloir.

- Enondradel : trouvez où s’est produit l’impact. Madame Erlyaond, je veux un rapport de toutes les sections sur les dommages. 

- Galkyron : Nous émettons !! Le Mini-Docteur a réussi !!

 

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- Galkyron : Nous avons encore un problème, Monsieur. Nous avons pris le mauvais chemin… Pas de place pour faire demi-tour...

- Enondradel : Les batteries de missiles sont chargées ? La taille de la fenêtre ?

- Galkyron : Correcte. Distance : 5 Grands-mètres… 4…

- Gytring : Unité des Missiles, c'est à vous.

 

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« Ici Contrôle Missiles, les 2 batteries avant en position. Nous ciblons les structures métalliques de la fenêtre. »

 

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"Missile 1, feu. Missile 2 armé. Missiles 3 et 4 armés."

 

 

 

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- Gytring : Nous sommes sortis ! Nous avons manqué le toit en faisant le virage et nous volons vers le sud-ouest. Altitude : 53 Grands-mètres, soit 4 000 pm. Mais le vaisseau a subi des dégâts. L’hélice tribord est défaillante. Nous commençons à descendre…

- Galkyron : Nous n’irons pas loin dans ces conditions, même pas sur notre base de Sologne ! Si la chute continue à ce rythme, nous serons encore en ville quand il faudra effectuer un atterrissage improvisé !

 

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- Enondradel : Ah ! Mini-Docteur ! Bravo ! La transmission est bien passée et nous guettons la réponse des Grands.

- Le Mini-Docteur : Je vous l‘avais dit : Je suis là pour vous remonter le moral !

- Enondradel : Merci. Mais, maintenant, c’est le vaisseau qu’il faudrait remonter ! Notre autonomie de navigation est compromise et nous allons sans doute nous écraser soit en ville, soit dans le fleuve !

 

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- Le Mini-Docteur : Je m’en doutais un peu. Ma connection privilégiée avec l’ordinateur du professeur Gélagnac m’a appris que de nombreux câbles d’alimentation ont été détruits dans le niveau E, sous le hangar des Geckos. Cela va affecter la propulsion à tribord et le jacuzzi du village de repos… J’ai bien une solution à proposer, mais elle ne va pas vous plaire.

- Enondradel : Et ce serait ?...

- Le Mini-Docteur : Je peux facilement amplifier la puissance du système FFI de ma voiture pour téléporter l’ensemble du Sasgarion. Cela n’a jamais été fait, bien sûr. Mais j’ai hâte de savoir ce que ça va donner ! J’en suis déjà tout émoustillé !

 

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- Enondradel : … ?... C'est-à-dire que vous proposez de nous dématérialiser pour projeter nos atomes loin d’ici et les rassembler sur la destination de notre choix…

- Le Mini-Docteur : En réalité, le FFI libère un passage dans l’espace et nous y transitons dans une totale et merveilleuse intégrité physique et mentale. Il suffit de faire avancer le vaisseau vers cette fenêtre.

- Enondradel : Mais nous ne volons presque plus, nous tombons !

- Le Mini-Docteur : Tant mieux ! Tomber, c’est avancer vers le bas !... En quelque sorte… Où voulez-vous aller ?

 

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- Enondradel : Euh… Vous connaissez la Baie d’Authie ?... Au point où on en est… Mais ça fait peut-être un peu loin…

- Le Mini Docteur : Oh, oui, c’est parfait, l’expérience en sera d’autant plus amusante ! Le FFI a en mémoire les coordonnées du vaisseau au moment où il a été détourné… Laissez-moi encore vos techniciens, j’en ai besoin pour pousser ma voiture dans le hangar de la piste 1, là où le FFI ne fera pas de dégâts ! Donc, vous me faites confiance ? C’est gentil.

- Enondradel : Le fait est qu’il nous reste moins de 3 minutes de vol. Nous n’avons plus le temps de réfléchir à ce qui est raisonnable ou rationnel…

 

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- Le Mini-Docteur : Allez-y doucement avec cette vieille dame, les gars !  Parfait, ici, c’est bien !

 

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- Le Mini-Docteur : Maintenant, sauvez-vous, elle va péter le feu, la mignonne !

 

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- Le Mini-Docteur : ..A nous deux… Contact !

 

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- Le Mini-Docteur : Ho-ho !... Tu t’énerves !

 

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- Gytring : Altitude, 13 Grands-mètres ! Hélice tribord HS ! Dérive accentuée sur l’est. Nous allons décrocher ! 8 GM ! 6 GM !

- Enondradel : Et ça, qu’est-ce que c’est ?!

 

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- Gytring : Le château ! C’est le château de Selles-sur-Cher, qui avait eu longtemps la fonction de garder la riche abbaye de Saint-Eusice, avant d'être racheté en 1604 par Philippe de Béthune, le frère de Sully, ministre de Henri IV !

- Enondradel : Nooon !!! Pas le château !!!

 

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- Le Mini-Docteur : Vas-y ma vieille !! Donne tout ce que tu as !! Et c’est partiiiiii !!!!!!

 

…………….

 

- - -  Tnit - - - - Tnit-tnit - - - - Réinitialisation - - - - Démarrage systèmes prioritaires, Section Contrôle Missions - - - - Bonjour. Voulez-vous ouvrir une nouvelle session ou récupérer la dernière connection réussie ? - - - -

 

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- Enondradel : …Ourffff… Il y a des survivants ?...

 

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- Gytring : Et dire qu’on venait juste de faire le ménage…

- Enondardel : Faites le point sur ce qui marche à bord, c’est ce qui prendra le moins de temps…

 

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- Galkyron : En tout cas, nous volons. Les boosters ventraux nous maintiennent en vol statique, mais on ne sait pas où.

 

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- Enondradel : J’espère que le Mini-Docteur pourra nous en dire plus…

 

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- Gytring : Amiral ! Regardez ! Les caméras remarchent !

 

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- Enondardel : Incroyable… Il a réussi…

 

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- Le Mini-Docteur : …Ouh-là… Chuis un peu pété, moi…

 

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- Tous : Bravo, Mini-Docteur !!

 

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- Enondradel : Toutes mes félicitations. Et un immense merci de ce que vous avez fait pour nous. Nous nous en tirons libres, avec une vingtaine de blessés légers et de belles histoires à raconter. C’est inespéré.

- Le Mini-Docteur : J’aurai du mal à affirmer que je ne suis pas fier ! Tout cela n’est pas de la magie, c’est de la science, et elle pourrait être à votre portée ! Mais avant tout, j’aime faire plaisir !

- Enondradel : Tout le plaisir est pour nous, Mini-Docteur ! Bienvenue à bord !…Au cas où vous comptez rester…

- Le Mini-Docteur : Nous en reparlerons bien vite, Amiral ! En attendant, j’ai hâte que les réparations des moteurs soient finies, pour me faire mousser encore un tout petit peu sur Arrochelle, votre nouveau monde… Et cette folle demi-journée sera enfin terminée !

 

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- Le Mini-Docteur : Alors ?!! C’est QUI le patron ?!!

 

 

 

 Dans l'usine désaffectée, à Selles-sur-Cher - 10h15  

 

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- Üwosien : C’est pas possible… Quelle plaie, ces gens du Sasgarion ! Ils nous ont bien baisés !

- Diride : Oui… Ils sont vraiment très forts… Ffmm…

 

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- Canche : Mais c’est horrible, que peut-on faire ?

- Üwosien : Oui, avez-vous un plan, Général, au lieu de sourire bêtement ? C’est vous l’homme d’action, ici.

- Diride : Vous voulez dire « la petite main », plutôt…

- Üwosien : Sérieux ! On fait quoi, maintenant ?

 

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- Diride : Rien, Messieurs. Absolument rien. Ils ont sans doute pu communiquer avec leurs Protecteurs, qui ne vont pas tarder à débouler ici ; il va s’ensuivre un bon règlement de comptes entre eux et les nôtres… Et nous dans tout ça… On a intérêt à se faire tout petits... 

 

 

Voilà. Le Sasgarion est rentré dans la Baie d'Authie, ce qui met fin à la dizaine d'heures la plus angoissante et échevelée de sa courte histoire. La vie va donc enfin reprendre un cours normal ? Qu'est-ce qu'un cours normal dans la vie des hommes miniatures ?...

Vous le saurez peut-être dans le prochain épisode : "La Pensée devient paresseuse".

 

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 11:07

Résumé de l'épisode précédent : Le Sasgarion a été enlevé par des Grands qui ont l'intention de s'accaparer ses mini-trésors scientifiques. Le Commandant Hardy est mis hors course après l'écrasement de son appareil dans un poulailler. Et à Groffliers, dans le Jardin d'Arrochelle, les montvilliens évacués se préparent avec angoisse à une nouvelle vie qui commence mal... Bref, c'est un peu le bordel dans leur vie à tous. Qu'adviendra-t-il ?

 

A bord du Sasgarion - Poste principal – Vendredi 8 juillet - 8h45

 

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- Commandant Brandoren (navigation) : Le vaisseau est toujours aveugle et sourd. Le brouillage nous empêche aussi d’utiliser le réseau de téléphonie mobile des Grands.

- Amiral Enondradel : Et ça durera au moins tant que le fourgon qui nous transporte roulera. Nous nous sommes arrêtés deux fois, mais le trajet continue. Où nous emmènent-ils ? Sûrement pas à Brocéliande, c’est trop évident et trop dangereux pour nos ravisseurs. C’est le premier endroit où nos Protecteurs chercheront. Monsieur Galkyron, vous avez pu faire un repérage de notre environnement immédiat ?

- Galkyron : Il fait naturellement très sombre dans ce camion, mais la vision infrarouge et l’échodétection nous permettent d’en savoir plus. La proue du vaisseau est tournée vers le hayon électrique et il occupe toute la longueur de l’espace de stockage. Nous ne sommes pas exactement au centre, ils ont laissé sur tribord un espace de 80 grands-centimètres pour faciliter leur passage. Au fond du camion, il y a quelques objets entassés : des bâches pliées, des sangles, deux jerricans d’essence et une longue boîte métallique qui pourrait être une caisse à outils… Le vaisseau est perché sur deux plateaux roulants, à l’avant et à l’arrière.

 

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- Enondradel : Ah, Colonel, rejoignez-nous… Le Colonel Jollas, qui va beaucoup mieux, m’a exposé une idée. Il s’agit de tenter une contre-attaque au moment où les Grands seront arrivés à destination et voudront extraire le Sasgarion du fourgon.

- Jollas : Voilà… Il est certain qu’ils s’attendent à ce que le navire fasse usage de son artillerie au moment propice. Ils voudront à ce moment-là occulter, ou peut-être même détruire nos batteries. L’idée est de dissimuler des engins armés dans le fond du camion et de les faire intervenir par surprise.

- Brandoren : Quels engins ?

- Jollas : Je pensais à ces batteries mobiles, équipées d’un seul canon et manoeuvrées par un pilote. Ce sont des sortes de petits chars d’assaut destinés à circuler sur la passerelle axiale dorsale du vaisseau, pour faire fuir les oiseaux ou tout autre animal, lorsque le Sasgarion est à l’escale.

- Galkyron : …Ah.

 

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- Enondradel : Oui… Moi non plus, je n’étais pas au courant de ça…

- Jollas : Ils n’ont jamais servi. Et ils ne sont pas dans l’inventaire du matériel roulant des opérations militaires extérieures. Ils peuvent être armés de charges anesthésiantes et se cacher dans le noir, au milieu des objets qui sont au fond du camion.

- Brandoren : Combien en avons-nous ?

- Jollas : Trois. C’est une action excessivement risquée, et je ne prendrai que des volontaires pour cette attaque.

- Enondradel : Ce n’est pas tout. Nous avons encore deux Geckos en réserve à bord. En fait, il s’agit d’appareils retirés du service pour réparation et par manque de place dans les hangars. L’évacuation ne nous a laissé que quatre techniciens des équipes de maintenance, mais ils ont pu, ces dernières heures, remettre Gecko 1 en état de vol. Le moment venu, il contribuera à la mission. Il devra aussi, si nous réussissons ce coup de force, localiser les chars et évacuer les pilotes…

 

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- Enondradel : …Je vous vois tous aussi un peu perplexes… Ce sera une mission difficile, qui reposera sur la rapidité. La Navigation devra être prête à faire décoller le Sasgarion pour le mettre hors d’atteinte, si les circonstances provoquées par la confusion le permettent. L’objectif de tout ça est de nous rendre la capacité d’émettre un message d’alerte en indiquant notre position par le GPS, même si le délai n’est que de quelques minutes. Mais en tentant cela, nous mettons en danger la Cité volante et les 180 personnes dont nous sommes responsables. Nous risquons au mieux de graves dommages matériels et de nombreux blessés, peut-être des morts…

- Gytring : Nous n’avons pas tellement le choix. Notre but est de nous libérer et de retourner sur le site Arrochelle, bien loin d’ici. Si nous nous laissons faire à l’arrivée de ce camion, nous perdrons toute chance d’en sortir. Donnez-moi ne serait-ce que 30 secondes  « d’éclaircie » et nos Grands auront leur message. 

 

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- Madame Erlyaond : Amiral ! Nous avons un rapport sur le général Diride et ses hommes ! Ils ont quitté la section C !

 

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- Enondradel : Où vont-ils ?!

- Madame Erlyaond : Ils ont obligé nos équipes de surveillance à se replier et ont investi l’élévateur qui descend au saspod tribord 1. Ils sont à l’intérieur.

- Galkyron : Ne peut-on pas les bloquer dedans ?

- Madame Erlyaond : C’est inutile : Ils ont formé deux groupes.

- Enondradel : La fin du voyage est proche, ils se préparent à sortir. Jollas, comment comptiez-vous faire descendre vos chars ?

 

 

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- Jollas : Par l’élévateur bâbord 4. Le hangar est juste devant. Puis par la grue coulissante arrière, à cause de ces plateaux roulants qui augmentent la hauteur et rendent les rampes inefficaces. Mais si Diride sort, il va remarquer ce remue-ménage, d’autant que nous aurons besoin de lumière. Il me faut plus de temps.

- Enondradel : Nous allons essayer d’en gagner. Allez-y... Gytring, je vous confie le commandement ici. Je descends au saspod 1 pour causer un peu avec les pirates…

  

 

Saspod Tribord 1 (structure de débarquement logée dans le « pied » avant-droit du Sasgarion)

 

 

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- Le garde : Ils sont là, Amiral, dans le sas. Et ils ont bloqué l’élévateur à ce niveau.

- Enondradel : Bon. Nous en sommes là… Laissons-leur le contrôle de la porte et de la rampe extérieure, ils pourraient soupçonner quelque chose…

 

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- Le serveur : Bonjour Messieurs. Désirez-vous un café, ou un rafraîchissement ?...

- Enondradel : Pardon ?... Mais qu’est-ce que vous faites encore là, vous ? Vous n’avez pas entendu l’appel général à l’évacuation de la Liste 1 cette nuit ?...

 

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- Le serveur : Si, Monsieur, mais moi on ne m’a rien dit de spécial…

- Enondradel : Etrange logique… Au fait, nous sommes dans une zone militaire, non ? Je ne connaissais pas ce salon…

- Le garde : C’est même un des lieux nocturnes alternatifs les mieux notés dans le guide « Sasgarion pas cher », Amiral !

 

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- Enondradel : …Je veux leur parler.

- Le garde : Ici. Borne-com 043.

- Enondradel : « tnit tnit-tnit »…Général Diride, ici l’Amiral Enondradel… Répondez-moi, je vous prie.

 

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- Voix de Diride : Amiral ! Je suis heureux que vous n’ayez rien tenté de stupide depuis que nous voyageons sur les routes de France. Nous sommes au bout du chemin, il est temps pour nous de prendre congé.

- Enondradel : Je n’ai rien contre. Mais je vous demande de libérer dès maintenant vos otages !

 

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- Voix de Diride : Je vous ai rendu la pleine jouissance de votre centrale énergétique. Vos techniciens sont là haut, convenablement bâillonnés et ligotés dans un appartement du village de repos. Vous voyez, je ne suis pas méchant…

- Enondradel : Qu’avez-vous fait, bon sang ?! Où sommes-nous ?

 

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- Voix de Diride : Je peux bien vous le dire, car ça ne vous aidera pas beaucoup… Nous sommes en Sologne, à peine à une dizaine de grands-km du site que vous connaissez déjà. A Selles-sur-Cher, l’autre pays du fromage de chèvre. C’est dans ce lieu remarquablement secret que vos experts du Sasgarion pourront donner toute la mesure de leur immense talent. Au service de Grands qui savent se montrer généreux avec leurs collaborateurs.

 

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- Enondradel : « Tnit » …Il ne semble pas se douter que nous avons pu évacuer aussi le personnel scientifique. Nous avons au moins réussi quelque chose…

- Le garde : Amiral, ils déverrouillent la porte !

 

 

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- Diride : C’est un peu ridicule de se parler à travers une porte close. Soyez… apaisés. Une nouvelle aventure commence pour vous, dans un nouveau monde. Naturellement, les mesures ont été prises pour interdire au vaisseau toute communication vers l’extérieur. Je regrette les malheureux incidents de cette nuit. Sachez qu’à partir de maintenant et plus que jamais, tout ce que vous tenterez pourrait se retourner contre vous avec les plus terribles conséquences. Votre intérêt est de collaborer avec nous, avec eux, dans la paix et la bonne humeur. Pour votre bien.

 

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- Enondradel : Cynisme bien déplacé !... Professeur Üwosien ?! Vous faites partie de ce complot là aussi ?

- Uwosien : Le détournement du Sasgarion avait un but bien précis, il faut bien le dire.

- Enondradel : Cette campagne d’opinion en faveur du retour du vaisseau en Montvillange était donc un leurre… Bien joué.

- Üwosien : Je suis l’interlocuteur scientifique auprès des Grands du réseau sellois. Nous sommes appelés à travailler ensemble, Amiral… Permettez-moi de vous présenter le Docteur Canche, qui nous vient d’Eléborance.

 

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- Enondradel : Il me semble que je vous connais…

- Canche : Je faisais partie de la Commission diplomatique internationale qui avait été invitée, il y a un an, sur le chantier du Sasgarion. Nous avions parlé ensemble des systèmes électroniques. J’ai rejoint le groupe du professeur dès le lendemain, à sa demande.

- Enondradel : Je vois… Belle brochette d’infâmes petites ordures… Je parle de vous tous ici, bien sûr, pas de la Commission.

- Diride : Bien. Le temps des présentations ne fait que commencer, on va le suspendre un moment. Il est 9h00 et si le timing est bon, ce camion va rejoindre sa base dans quelques minutes.

 

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- Diride : Je vous souhaite un bon atterrissage, Amiral. Transmettez mon bon souvenir au Commandant Hardy, là haut, au Poste principal. A moins qu’il soit sorti… Lieutenant, fermez cette porte, nous débarquons. Au plaisir.

 

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- Enondradel : Sergent, nous remontons au niveau A. Nous sommes en alerte rouge, bien sûr. Mais parce qu’une opération est en cours. Si ça tourne mal, si le vaisseau est endommagé ou perdu, vous dirigerez l’évacuation des gens qui parviendront dans ce secteur. Communiquez la même consigne aux autres saspods.

- Le garde : Entendu. Vous n’êtes pas inquiet de son allusion à l’absence du Commandant Hardy ?

- Enondradel : Je ne sais plus très bien, je vous avoue, où placer en priorité mon inquiétude... Qui sait ce qui peut bien se passer dans la tête de cet hurluberlu…

 

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- Le serveur : Et maintenant, Monsieur ? Un café, peut-être ?...

- Enondradel : Oui, bonne idée, on n’est pas prêt de se coucher… Dans tous les sens du terme.

 

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Quelque part dans un jardin du pas-de-Calais, près du Touquet, à bord de Gecko 14 – 8h57

 

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- Sandra Matizet : Nous n’avons toujours pas de radio, ni de réseau téléphonique, mais la balise de détresse fonctionne. On pourra nous localiser… Si on nous cherche.

- Hardy : Nous n’avons disparu que depuis quelques heures. Monsieur Caudevelle et les autres ont dû passer une nuit blanche, eux aussi.  Je commencerai à être un peu rassuré quand nous aurons pu nous éloigner de ces poules…

- Sandra Matizet : C’est quand même une chance que l’appareil soit tombé juste derrière ce petit grillage qui nous protège d’elles…

- Hardy : Mais imaginez qu’elles décident de forcer ce petit grillage tout pourri pour nous gober !

- Sandra Matizet : …Monsieur, les poules ne font pas ça…

- Hardy : Pourvu que ça dure.

 

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- Hardy : Comment ça se présente ?

- Ludnerg : Nous pourrons décoller et avancer un peu, mais la direction va poser de gros problèmes.

- Hardy : Nous devrons seulement nous poser dans un endroit paisible assez proche, où nous serons facilement récupérables.

 

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- Ludnerg : Je ne promets rien… Mais nous ferons un essai dans 5 minutes.

- Hardy : Je préviens les autres.

 

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- Hardy : Docteur Simon, comment ça se présente ?

- Docteur Simon : Par chance, nous n’avons eu qu’un seul blessé léger, et c’est moi. Je m’en occupe.

 

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- Simon : Nous ne sommes pas experts en électronique, mais je pense que nous allons pouvoir émettre, avec une faible puissance. Ce sera suffisant pour être captés par la base mobile ou les Geckos du site Arrochelle…

- Hardy : On peut recevoir aussi ?

 

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- Simon : Il y a du bruit, mais nous continuons les réglages.

- Hardy : Remontez le matériel à bord. Nous allons décoller et tenter de trouver une meilleure position.

 

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- Hardy : On se sent bien seul, ici…

- Simon : C’est sûrement pire encore dans l’esprit de tout l’équipage du Sasgarion. Où peut-il bien être ?

- Hardy : …Pensons d’abord à notre propre sauvetage. Le vaisseau a de bonnes ressources et de solides compétences à son bord. Il faut pouvoir lui fournir une aide extérieure, mais pour ça nous devons être opérationnels.

 

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- Ludnerg : Nous sommes prêts à faire un essai. Il y a une maison juste à côté, mais pas de signes de mouvements. Il y a peut-être un espace à la fois discret et accessible devant, côté rue… Un jardinet, une allée…

- Hardy : Tant qu’il n’y a pas de poules, ça me va.

 

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- Ludnerg : …Puissance ascensionnelle… C’est bon… Stabilisation… ça marche…

- Sandra Matizet : J’ai une alerte secondaire sur le propulseur 2. Le voyant clignote.

- Ludnerg : Coupez-le. C’est peut-être juste un faux contact sur le tableau de bord, mais il vaut mieux vaut y aller doucement.

- Sandra Matizet : Altitude, 6,4 Grands-mètres. Le 1 ne répond plus !

- Ludnerg : On ne peut plus virer à gauche. Désolé, Commandant, mais nous allons droit sur la maison.

- Hardy : Attention, il y a une fenêtre grande ouverte !

- Ludnerg : Nous allons encore trop vite, on ne peut plus l’éviter ! C’est même la seule possibilité qui nous reste, sinon, on va se payer le mur. On entre et se pose !

- Sandra Matizet : Il y a une sorte de table à côté de la fenêtre…

- Ludnerg : Maintenant, c’est une piste d’atterrissage.

- Hardy : Il faut émettre sans tarder !

 

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- Sandra Matizet : Rien à signaler dans l’environnement immédiat. Pas de Grands, ni de chats, ni de poules… Mais j’ai un signal… Il dit répète « Le docteur arrive »…

- Hardy : C’est tout ? Pas d’identification ?

- Sandra Matizet : Non. Juste… « Le docteur arrive »… Une source d’énergie puissante et très localisée émerge à côté de l’appareil…

- Docteur Simon : On est sauvé ?...

 

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- Sandra Matizet : Difficile à dire… C’est tout près de nous et ça grandit…

- Hardy : Allons voir… Au point où on en est…

 

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- L’inconnu : Bonjour et deux fois bonjour ? Et ça fait ?...

- Simon : Euh… Bonjour… ça le fait, oui…

- L’inconnu : Non. Et ça fait ?...

- Docteur Simon : …Et ça fait 3 ?...

- L’inconnu : Bravo ! Ah que je suis content de rencontrer enfin, physiquement, de vraies petites gens ! Jusque là, je ne vous connaissais que par l’intermédiaire du système d’intelligence artificielle M.I.M.I. de l’excellent Professeur Gélagnac ! Un délicieux petit exercice d’infiltration, je dois dire !

- Simon : Mais qui êtes-vous ?

- L’inconnu : Je suis le Docteur ! Enfin, pas le vrai, juste une duplication miniature et toute aussi interdimensionnelle du vrrrrai Docteur. Un « spin-off », en somme. Appelez-moi le Mini-Docteur, si ça vous met plus à l’aise. Je suis chargé tout spécialement d’étudier vos petits peuples pour en déterminer l’origine et les possibles dangers pour l’équilibre des univers.

- Simon : Rien que ça… Nous savons où et quand nous sommes apparus. Le pourquoi reste un mystère. Mais on fait des recherches génétiques sur le Sasgarion.

 

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- Le Mini-Docteur : Je sais. Votre merveilleuse cité volante est un sujet d’études passionnant et plein de promesses. Mais il semble que vous soyez bien en peine en ce moment… Je suis là pour vous aider, le Mini-Docteur et là ! Et je SUIS le Mini-Docteur !

- Sandra Matizet : Je suis un peu perdue… Vous n’êtes pas vraiment un être humain, ni petit ni grand, et vous voyagez dans les dimensions…

- Le Mini-Docteur : Oui, grâce à ce véhicule et au générateur de glissements FFI, « Fast ans Furious Incoming »… C’est un téléporteur, si vous voulez. Comme vous le voyez, il fume un peu, mais il essaie d’arrêter.

- Simon : …Je crois qu’il est vain de vouloir tout comprendre tout de suite… Vous avez dit que vous alliez nous aider ? Comment ?

 

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- Le Mini-Docteur : J’ai localisé le Sasgarion. Il me suffit de glisser à bord pour remettre en état ses moyens de communication. Il est préférable de vous laisser le contact direct avec vos Grands protecteurs, question de timidité, sans doute. Non, de confidentialité, disons-le !

- Simon : Comme vous voudrez… Si vous êtes vraiment ce que vous dites…

- Le Mini-Docteur : Je commence à avoir une petite notoriété en Allemagne, auprès de vos semblables.

- Docteur Simon : Parce qu’il y en a aussi là-bas ?! Ce n’était qu’une hypothèse encore jamais sérieusement vérifiée, malgré nos recherches et l’intercession des Grands.

- Le Mini-Docteur : Il existe à Hambourg une fabuleuse installation qui reproduit sur une vaste surface des paysages urbains et campagnards de toute beauté !

- Simon : Nous connaissons ce diorama, mais c’est un décor, il n’est pas vivant.

 

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- Le Mini-Docteur : En êtes-vous certains ?... N’est-ce pas l’endroit rêvé pour dissimuler un vrai petit monde miniature ?... Je vous y emmènerai, un jour. Nous irons en auto, ce sera plus rapide, je peux prendre 4 personnes ! Mon FFI est plus spacieux qu’il n’y paraît !

- Simon : Nous nous éloignons du sujet ! Le Sasgarion, Mini-Docteur !!

- Le Mini-Docteur : Ah oui !! J’y vais tout de suite. Je dois aussi réparer votre émetteur… Mmmmm… Voilà. C’est fait ! C’était 3 fois rien, en fait ! Je vous quitte, mes amis ! A trèèèès bientôt pour le prochain épisode !! 

 

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- Docteur Simon : …Si quelqu’un a compris quelque chose à ce qui vient de se passer…

- Ludnerg : …Etrange personnage. Il a l’air très fier de lui…

- Simon : S’il a de bonnes raisons et s’il peut nous être utile, je veux bien lui pardonner cette exaltation et ce manque de modestie…

 

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Les mini-aventuriers ne sont pas au bout de leurs peines. Le renfort inattendu du Mini-Docteur va-t-il sauver la situation ? Le fantasque personnage va-t-il devenir récurrent ? Vous le découvrirez dans la suite.

 

 

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 15:27

A bord du Sasgarion - vendredi 8 juillet

Autour de 3 heures 30 du matin.

 

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- La voix : ...Vous avez bien travaillé, Général.

- Diride : Merci. Quel est cet endroit, je ne le connais pas ?

- La voix : C'est le village de repos. Nous sommes dans le salon de musique.

- Diride : Joli, mais un peu trop chargé... Cela fait quelques années que je suis vos conseils, Professeur, et cela m'a plutôt bien réussi jusque là...

 

 

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- La voix : Oui. Et qu'est-ce qu'il y a de changé ? En ce moment, tous vos gens, discrètement évacués de Stella pendant que les Grands s'agitaient, sont en route pour le site inconnu. Nous avons capturé le Sasgarion et ses trésors qui intéressent tant Madame Le Fouesnant et ses amis... Le seul problème est que l'Amiral a réussi à faire partir les scientifiques.

- Diride : Sauf vous...

 

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- La voix : Bien sûr, j'étais en détention... Mais en fait, c'est pire que ça, je crois qu'il m'ont oublié, tout simplement... Le résultat de cette opération est très positif. Les exploits de nos petits savants devaient profiter aux Grands, sinon quel affreux gâchis ! Le réseau des Grands Protecteurs n'a pas été assez exigeant dans ses relations et ses échanges avec nous. 

- Diride : Nous allons pouvoir, nous aussi, en tirer bénéfice. En effet, il y a de bonnes raisons d'être satisfaits. Dommage que, dans le détail, il y ait eu de la casse, mais c'était peut-être inévitable.

- La voix : Restez prudent, Général. Maintenant que le Sasgarion est immobilisé dans ce véhicule, l'équpage va pouvoir traquer votre commando. Enfermez-vous dans le village et attendez. Nous avons encore 4 heures de route devant nous...

 

...

 

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- L'officier : Monsieur Üwosien... Le Poste principal appelle tout le monde au rassemblement dans la zone de loisirs. 

- Professeur Üwosien : Allons-y. Soyons solidaires de la détresse de notre communauté. Tenez-vous prêt, Lieutenant, ça va être à nous de jouer...   

 

 

 

L'Interviou du réalisateur :  

 

Bonjour. Nous venons de voir une scène coupée, qui servira peut-être un jour... Alors ?... Est-ce l'indice d'une suite des aventures de nos petits héros que vous avez laissé dans la merde ? 

 

- Je ne sais pas, c'est compliqué, vous savez. On a bien le temps d'y penser. D'ailleurs, ma vie a commencé à 25 ans, d'où mon léger retard à l'allumage. Et pourtant, je vis dans plusieurs réalités alternatives simultanées. Je ne suis donc pas sensible de la même façon que les gens normaux au défilement du temps, ni aux petites urgences mesquines qu'il implique trop souvent.

 

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Mais il y a peut-être 2 ou 3 lecteurs quotidiens de ce blog qui l'attendent, eux, la suite ?...

 

- Oui, il y en a peut-être 2 ou 3, oui, c'est possible. Mais c'est le maximum.

 

...2 ou3... Qui attendent...  la suite...

 

- Oui ! Pardon, la suite... La difficulté est que j'ai mis mes personnages dans une situation particulière, qui sera très compliquée à gérer sur le plan de la mise en scène. Nous en sommes à devoir représenter la cité minature emportée par un fourgon sur les routes de la Somme, et c'est un véritable défi pour une série à petit budget où tout se fait maison... Il va falloir réfléchir un peu à tout ça. Techniquement, la Saison 2 sera donc difficile à mettre en route, car il va être nécessaire de faire plus de scènes en extérieur. Mais au fond, cette Saison est-elle vraiment utile ? Non, je ne le crois pas. Tout est dit, finalement. Le monde miniature a réussi à exister, il est maintenant immortalisé dans la conscience dématérialisée du monde, la mémoire collective humaine grâce à l'internet, et c'est tout ce qui compte.  

 

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Ah ouais... Carrément... Vous êtes un peu... décalé, on va dire. C'est sans doute comme ça qu'on vous perçoit ? Et on doit vous le dire, aussi, non ?...

 

- Oui, et encore, là je me retiens. Vous savez, on s'habitue aussi à être un peu parano. Par exemple, lorsque j'emmène mes acteurs à Berck, en Sologne, ou ailleurs faire des photos en décors naturels, je m'assure qu'il n'y a personne dans un rayon de 300 mètres, parce que ça surprend. Les gens normaux ne comprennent pas, si on ne leur traduit pas tout ça d'une façon adulte, en reliant ça à un concept qu'ils connaissent, comme "passionné" ou "collectionneur", etc... A part ça, on me colle souvent un surnom du style "L'ours" ou "L'ourson des bois". D'ailleurs, l'ours, le paresseux et la taupe sont mes animaux préférés. Le castor aussi, un peu. Et bien sûr la coccinelle.

Ce travail auour du Monde miniature a une importance personnelle très vive, il canalise ce que vous appelez mon décalage. Mais il peut aussi se passer de la phase finale d'exécution, et c'est ce qui arrive le plus souvent... Le fait est que mes jouets m'ont sauvé la vie, mais je ne sais pas jusqu'où il est bon de leur rendre hommage sans que cela devienne fastidieux. Je pose la question : Est-ce que penser aux choses suffit à les imprimer quelque part ? Dans quelle dimension ? En tout cas, ça m'arrangerait...

 

Vos jouets vous ont sauvé la vie, mais de là à les imaginer animés d'une vie propre... 

 

Imaginer ?... Non... Tout cela est bien réel, il suffit de savoir observer.

 

...Ah... Bien... Merci ! Et peut-être à bientôt pour une hypothétique Saison 2 ! 

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 11:15

 

Résumé de l'épisode précédent : Tout est bien qui finit bien. Ah, parce que c'est fini ? Oh que non...

 

 

Jeudi 7 juillet 2011

 

A bord du Sasgarion – Poste principal -  3h52 du matin

 

 

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- Gytring : J’aime bien ce service de nuit… Si on peut dégager une constante des 3 semaines que nous avons passées dans la région, et parmi tous les évènements dramatiques que nous avons connus, c’est qu’aucun n’est survenu entre 3 et 4 heures du matin…

- Sandra Matizet : Oui, c’est quand même beau d’être là pour voir ça : ce calme, cette immobilité générale de tout ce qui nous entoure…

 

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- Gytring : Monsieur Hellaindrie, vous pouvez rentrer chez vous. C’est votre quatrième nuit d’astreinte consécutive, elle doit vous paraître bien longue…

- Hellaindrie : Merci, c’est gentil. C’est que samedi, je suis réaffecté aux réparations de la zone de lancement 2. Je risque même de camper dans la section C. Mais on voit le bout du truc.

- Gytring : Profitez du calme, vous aussi…

 

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- Sandra Matizet : …J’ai une alerte détection ! Deux objets de petite taille apparus au nord, à une quinzaine de Mini-km…

- Gytring : Identification ? Trajectoire ?  

- Sandra Matizet : Aucun signal, aucune réponse à notre code. Ils semblent voler ensemble, à vitesse lente et constante, à une altitude de 1 200 ou 1 500 mini-mètres environ.

- Gytring : Ils volent juste au-dessus des toits… Vers la mer, on dirait…

 

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- Officier Mordrenn : Je ne vois que des petits points dans la nuit, sur l’écran.

- Sandra Matizet : Oui, c’est curieux, les nano-sondes en suspension au-dessus de l’hôtel devraient émettre aussi des données télémétriques plus précises. Je ne capte ces objets qu’au radar. Faut-il déclencher l’alerte ?

- Gytring : Lancez l’alerte jaune, uniquement pour la Sécurité et les gardes de permanence, pour l’instant... Ici Poste principal, Contrôleur Gytring, j’appelle la piste 1.

Voix : Oui, Monsieur ?

- Gytring : La section A est mise en alerte jaune. Avez-vous un appareil prêt à partir pour reconnaissance et interception ?

- Voix : Oui, j’envoie l’équipage à bord. Où doivent-ils aller ?

- Gytring : …Environ 15 mini-km vers le nord ou le nord-ouest… Sandra, tu es sûre ? C’est très proche, ça fait seulement 200 mètres pour les Grands…

 

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- Sandra Matizet : Si nous n’avons pas pu les voir avant c’est qu’ils ont dû s’approcher à basse altitude, entre les maisons, auquel cas ce sont des engins pilotés miniatures. C’est d’autant plus suspect… Euh… Ah !... Je n’ai plus rien ! Plus le moindre signal !... Leur dernière position semblait être au-dessus de la rue Rotschild et du grand parking de la Villa Sylvia.

- Gytring : Pour la Sécurité et la piste 1 : On maintient le niveau d’alerte et la reconnaissance aérienne.

 

  

 

Le village de repos – Niveau A de la Section D – 7h50

 

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- Docteur Ibüprofein : Bonjour, Lehnric ! Je passe en coup de vent avant d’aller au bureau !

- Hardy : Le vent reste décidément insaisissable, il fait tomber des arbres et des éléphants bleus au bord des routes, mais il laisse les mains vides…

- Docteur Ibüprofein : Pourquoi tu dis ça…

- Hardy : Peut-être parce que j’espérais te voir plus souvent pendant mes petites vacances, ma petite cure de nostalgie montvillienne dans ce champêtre décor…

- Docteur Ibüprofein : Oui… Je sais… C’est vrai, je t’ai un peu négligé ces jours-ci alors que ça aurait été plus facile pour nous voir cette semaine, mais ce n’était pas prémédité… Le boulot s’est intensifié ces jours-ci. Cette expérience de conditionnement collectif vécue par les Oyatsines est un sujet d’étude passionnant. Il faut aider ces gens à assumer la « descente » pour que leur société ait les meilleures chances de s’adapter à la nouvelle situation, même si elle est plus prometteuse à priori. Prometteuse, mais effrayante quand même…

- Hardy : Si tu te dévoues avec une telle passion pour une bonne cause, tu es un peu, vaguement, pardonnée.  

 

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- Docteur Ibüprofein : Merci

- Hardy : Finalement, ils vont dans le Cantal. Et les recherches dans la baie ?

- Docteur Ibüprofein : En ce qui nous concerne, elles ont cessé depuis mardi, le 5 juillet. Mais nous avons réaménagé une partie intacte de la cité souterraine pour une centaine de personnes qui vont poursuivre la mission, pendant quelques temps. Quand nous serons installés à Groffliers, nous serons juste à côté d’eux pour leur apporter l’aide nécessaire… Et donc, oui, le Cantal. Il paraît que les Grands de Brocéliande ne sont pas ravis de leur choix. On m’a dit qu’ils espéraient déjà accueillir le Sasgarion, en vain. Ils semblent beaucoup tenir à valoriser la vaste zone protégée dont ils disposent… Et je me rends compte, en disant cela, que nous sommes en train de parler boulot. Cela t’est interdit par la cure, je ne devrais même pas te donner les nouvelles.

 

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- Hardy : Les nouvelles me manquent. Ce qui manque ici, également, c’est un jardin, un peu de verdure, quoi.

- Docteur Ibüprofein : Nous n’avons pas la place.

- Hardy : Un jardinet, alors… Avec des fausses plantes.

- Docteur Ibüprofein : Ce ne serait pas très joli. L’Amiral a bien une plante en plastique dans son bureau et je sais qu’il lui parle, pour entretenir une illusion de vie… Tu veux finir comme ça ?... Et puis que ferions-nous d’un jardinet, alors que nous allons cette nuit décoller pour un magnifique domaine où la nature est riche et parfaitement maîtrisée ?... Attends… Je n’y crois pas !

 

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- Hardy : Quoi ?

- Docteur Ibüprofein : Tu es encore à bord du Sasgarion et tu le regrettes déjà ?! C’est ça ? C’est l’aventure qui va te manquer. Tu sais que ça n’a pas beaucoup de sens : nous avons des mois et des mois de travail et d’explorations pour découvrir la baie d’Authie et l’embouchure de la rivière. Que ce soit dans les airs, dans la chambre 313 ou à Groffliers, tu restes le chef des opérations extrieures.

- Hardy : Oui, mais je m’ennuie déjà. Et c’est un peu triste de savoir que ce vaisseau ne volera plus… On sait ce qu’on perd mais pas ce qu’on va trouver. En fait, je me sens parfaitement reposé et apte à reprendre mon poste. Considérons la cure comme terminée. D’ailleurs, tu vois, je suis prêt à partir.

 

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- Docteur Ibüprofein : Tu es supposé rester là jusqu’à samedi.

- Hardy : Eh ben « samedi-rien » du tout ! Allez, je sors d’ici !

 

 

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- Docteur Ibüprofein : …Attends-moi, j’ai un certificat à faire…

- Hardy : Envoie-le par e-mail !

 

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Professeur Décalon : Tiens ! Vous revoilà !

Hardy : Bonjour-bonjour !

 

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« Bonjour Commandant !

-          Tiens ? Déjà ?

-          Le Commandant sur la passerelle !

-          Vous êtes revenu ?

 

- Hardy : Je n’étais pas parti bien loin ! Bonjour à tous !... Bonjour Gytring.

 

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- Gytring : Monsieur, votre place est chaude.

- Hardy : Merci. Je suis content… Rassuré de vous retrouver tous.

 

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- Chardonville : Bienvenu chez vous.

- Hardy : Merci… Quelles sont les nouvelles ?

 

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- Chardonville : Une brève alerte de détection aérienne cette nuit, classée sans suite. Les préparatifs du décollage se poursuivent, nous quittons le Voltaire comme prévu cette nuit à 00h30. Les Grands suivront le vol par radio, étant donné qu’ils n’avaient rien pour descendre 3 étages plus bas et livrer un vaisseau miniature de plus de 4 grands-mètres de long… Les réparations de la base mobile sont en cours, elle devrait être rendue opérationnelle début août. Mais comme nous n’avons établi aucun programme pour les 8 semaines à venir, c’est la seule chose sur laquelle on peut se la jouer cool. La base de sauvetage des Oyatsines est en fonction et elle est ravie du matériel que nous lui avons livré. Ensuite, j’ai ici un rapport détaillé sur la migration de leur peuple. Et un autre rapport, sur l’installation des montvilliens de Diride à Stella. La communication officielle y est toujours aussi folklorique et sommaire, mais des civils nous ont fait part de plaintes de femmes de plusieurs soldats. Des soldats qui ne sont pas revenus du désert calogien avec les autres hommes de Fresnize.

- Hardy : …Il y a tant de gens morts ou perdus à retrouver là-bas… Bien. Au travail !

 

 

Vendredi 8 juillet – 00h28

 

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- Hardy : Poste principal à Navigation. Heure H – 2 minutes. Commandant Brandoren, nous sommes prêts, tout est OK.

- Voix de Brandoren : Merci, Commandant Hardy. Je prends la main.

- Hardy : Ok, je me couche. Enfin, je passe.

 

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- Hardy : Position ?

- Gytring : Nous survolons la jetée de la base nautique en direction de la plage. Le virage s’effectuera au-dessus de la dune pénétrante dans 10 minutes. Monsieur Brandoren a augmenté la vitesse en raison du vent de tribord.

 

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- Sandra Matizet : Alerte déclenchée dans la section C-2 ! Commandant, j’ai un appel urgent de la borne-com 41 ! Je passe sur Grand écran.

- Une voix : …tendez oui ou merde ?!

- Hardy : On vous entend et on vous voit.

 

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- Glairemann : Ici le technicien Glairemann ! Des hommes armés ont investi le secteur ! Ils nous ont virés de la zone des réparations !

- Hardy : Qu’est-ce que ça veut dire ?... Sandra, appelez l’officier Meurmenigs sur la piste 2 !

- Sandra Matizet : J’ai déjà essayé, mais personne ne répond.

- Hardy : …Des hommes armés… Glairemann, décrivez-les !

- Glairemann : Ils ont un uniforme montvillien !

- Chardonville : Hardy… La Section énergétique n° 2 est juste à côté de la piste 2, à un niveau en-dessous…

 

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- Hardy : Colonel Jollas, enfin voyons !! Je veux des réponses !!

- Jollas : Je ne comprends pas. Il y a des appels d’alerte de plusieurs compartiments. Les gens de la section se sont enfuis ou ont été évacués de force. Un bande armée surgie d’on ne sait où est en train de prendre le contrôle de la zone.

- Hardy : Mais d’est absurde ! Et on dit que ce sont des soldats montviliens !

- Jollas : Je vais voir sur place et réunir sur certains points périphériques les hommes disponibles.

 

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- Hardy : Il faut très vite connaître l’état de la menace ! La section énergétique 2 ne répond plus et c’est très grave. C’est elle qui fournit les machines de propulsion ! Allez-y ! Isolez toute la section C, sur tous les niveaux et faites évacuer ! Allô, j’appelle la Navigation ! Nous sommes en alerte rouge ! Réduisez la vitesse et l’altitude, et mettez-nous en sustentation par les réacteurs ventraux ! Sandra, diffusez l’alerte sur toutes les bornes-com et donnez les itinéraires d’évacuation. Section médicale ?...

- Une voix : Oui, Monsieur ?

- Hardy : Rapport de l’OVMD, je vous prie.

- La voix : Aucun signe vital défaillant à bord !

Hardy : C’est toujours ça… Mais qui sont ces hommes ?... Pourquoi ?... On est en plein cauchemar…

- Chardonville : Ils sont là dans un but précis, nous ne tarderons pas à avoir de leurs nouvelles.

 

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- Gytring : Commandant, on signale une baisse des niveaux d’énergie dans les salles des machines. Toutes les piles semblent être déconnectées par groupes successifs.

- Hardy : Peuvent-ils aussi couper l’alimentation par les réserves ?

- Gytring : Oui. Il leur suffit d’éteindre le disjoncteur général de la centrale.

 

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- Sandra Matizet : Commandant… Un appel de la section énergétique n° 2…

- Chardonville : Nous y voilà…

- Hardy : Connectez-nous. Je veux le son et l’image.

 

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- Hardy : Le général Diride !...

- Diride : Bonsoir. Je m’adresse aux officiers responsables du Sasgarion. Comme vous le savez déjà, mes hommes et moi contrôlons un secteur névralgique du vaisseau. Je vous appelle au calme et surtout ne tentez rien d’inconsidéré… Nous pourrons ensuite discuter paisiblement. Sachez que nous sommes à bord depuis près d’une vingtaine d’heures et vous imaginez bien que nous avons eu le temps de nous préparer à contrer toute initiative de votre part, qui ne pourrait qu’avoir des effets malheureux !

 

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- Hardy : …Discuter paisiblement… Vous commettez ici un acte de piraterie, rien de moins. Ce n’est pas une démarche paisible ! Et qu’avez-vous fait de votre habit de lumière ?

 

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- Diride : Ah, Commandant Hardy… Je l’ai échangé contre un costume plus pratique. Pour une opération commando réussie, il faut éviter de trop scintiller.

- Voix de Hardy : Qu’est-ce qui vous prend ? Croyez-vous vraiment capturer et surtout garder le Sasgarion de cette manière ? C’est absurde ! Voué à l’échec. Vous êtes minable !

- Diride : Faites le coq tant que vous voudrez, si ça vous soulage. Pensez surtout à l’instant présent et à la manière dont vous allez préserver la vie de vos passagers…

 

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- Diride : Vous constaterez vite que je n’ai gardé comme otages que les 3 techniciens présents ici. Je n’en ai pas besoin de plus. Vous savez pertinemment que sans l’alimentation par la section 2, vous ne pouvez plus faire fonctionner les hélices de propulsion. Et l’alimentation auxiliaire, avec le renfort des réservoirs d’hélium, permettra de garder le vaisseau en vol statique pour une durée de 30 minutes au maximum. Je suis bien renseigné, m’étant intéressé de près à la construction du Sasgarion en Montvillange…

 

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- Diride : Le disjoncteur général est sous notre contrôle. Je ne vous redonnerai l’énergie nécessaire, par intermittence, que lorsque nous serons tous d’accord, en personnes civilisées, sur l’exécution sans faille de mes ordres… Ce gros bouton jaune sera à la fois votre carotte et votre bâton. Si vous m’obéissez, le vaisseau pourra repartir, en suivant un nouveau cap. Et si vous transgressez mes règles, je coupe tout à nouveau !

 

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- Hardy : C’est de la folie pure. Qu’espère-t-il donc ?

- Chardonville : Détourner le vaisseau, manifestement. Le conduire sur leur base à Stella, j’imagine…

- Hardy : Chez un Grand Protecteur ? Tout ça n’a pas de sens ! Si nous appelons Monsieur Asselin, il va tout de suite donner des consignes pour prendre en charge le Sasgarion dès son arrivée ! A quoi tout cela peut-il servir ? Oui, d’ailleurs, appelez-le tout de suite !

 

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- Diride : Commandant Hardy ? Vous êtes toujours avec moi ?... Je viens de vous envoyer les premières coordonnées vers lesquelles le vaisseau va se diriger, dès que je serai sûr d’avoir toute votre attention et votre coop… Mais arrêtez-le, cet abruti !...

 

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- Diride : Commandant, il va falloir être plus sage que ça ! Actionner le dispositif d’urgence pour réactiver les piles et dévier la puissance était une bonne idée, mais elle vaudra à votre technicien un bon mal de crâne ! Je vois bien qu’il faut vous laisser un léger temps de méditation… Disons que je vous rappelle dans 15 minutes !

- Hardy : Diride !!   

 

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- Docteur Losleer : Il a vraiment le contrôle total du navire ?

- Chardonville : Total, non, mais il détient les moyens de chantage suffisants pour nous obliger à faire ce qu’il veut.

- Hardy : Je me demande ce qu’il a prévu en cas d’attaque… Jollas est sur place, nous ne devrions pas tarder à le savoir.

- Gytring : Commandant, Jollas signale qu’il va bientôt gagner un atelier de maintenance par la coursive latérale tribord, dans la scetion C-2. Il est au nouveau du sas de chargement.

- Hardy : Il est tout près de la centrale. C’est bien… Et pour les coordonnées que Diride nous a transmises ?

- Gytring : C’est sur le hameau de La Folie…

- Hardy : C’est un gag ?

- Chardonville : Non, c’est une étape. Une façon de s’assurer qu’il a bien le contrôle…

 

 

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- Jollas : Hardy, nous sommes devant la porte de l’atelier. Rien à signaler, aucune surveillance. Nous allons entrer.

- Voix de Hardy : Soyez très prudents, encore plus que vous pensez l’être déjà ! On peut craindre quelque chose de très vicelard de sa part…

 

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- Jollas : Nous sommes dans l’atelier. Un groupe tient le sas de chargement et la coursive. Toujours rien en vue. Nous allons maintenant atteindre le corridor 18-B…

 

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BANG !!!

- Jollas : Explosion !! Explosion dans le sas !!

 

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- Hardy : Jollas ! Répondez !...

- Voix de Jollas : Ils sont là !! Ils nous tombent dessus !!

 

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- Chardonville : Quelle horreur !... Les choses vont beaucoup trop loin !

- Hardy : Docteur, avez-vous un rapport de votre service ?...

 

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- Diride : Commandant !! Vous ne me prenez pas au sérieux. Vous avais-je oui ou non prévenu ? Il va falloir vire reconsidérer votre comportement si vous ne voulez pas voir vos pertes s’alourdir ! Terminé !

 

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- Un soldat : Général… Vous êtes bien sûr de tout maîtriser ? Cette attaque nous a coûté la majeure partie des explosifs pris dans l’armurerie de la zone de lancement…

- Diride : …Oui… Comme je suis un gentil patron, je ne vous ferai pas pendre pour avoir osé douter de moi, mon garçon. Mais sur le plan pratique, vous avez raison. Les compartiments latéraux sont maintenant impraticables. Pour s’assurer des autres accès, il suffit de restreindre notre périmètre… Hardy… Enondradel… S’il vous plaît, ne faites plus de conneries…

 

 

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- Docteur Losleer : L’OVMD rapporte 2 interruptions de signes vitaux avec constat de décès… Mais… Il y a 3 hommes pour lesquels il n’y a pas de signaux du tout… Hardy… Je crois qu’ils ont été projetés à l’extérieur par l’explosion du sas.

- Hardy : …Gytring, faites décoller un Gecko pour constater les dégâts à l’extérieur… Appelez Jollas, qu’il replie tout son monde hors des limites. On suspend toute activité pour le moment. Je vais chez l’Amiral.

 

 

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- Jollas : Amiral, je suis responsable des services militaires et de la sécurité interne. A ce titre, je reconnais mon échec et j’en assume les conséquences. Veuillez accepter ma démission. Voici mon arme.

- Enondradel : Vous croyez que c’est le moment, Colonel ? Allons, mon ami, je ne vous impute rien du tout. Personne n’aurait pu anticiper à la fois la nature et l’extrême violence de l’attaque dont nous faisons l’objet, qui plus est de la part de nos propres compatriotes. J’avoue mon trouble et mon incompréhension… Hardy, où cela nous mène-t-il ?

- Hardy : A la Folie, Monsieur.

- Enondradel : Pardon ?!

- Hardy : Je veux dire au lieu-dit La Folie-de-Berck, sur la route de Rang-du-Fliers. Nous pensons qu’il s’agit d’une première étape avant de nouvelles consignes qui devraient bientôt arriver. Diride doit reprendre contact dans les 5 minutes qui viennent…

 

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- Jollas : Puisque je vous dis que je suis écrasé par la honte… Allez, prenez mon arme…

- Hardy : Une inspection est en cours sur le flanc du vaisseau. Pour autant que nous le sachions, la porte du sas de chargement du secteur C a été arrachée et 3 hommes ont été lancés dans le vide par une série d’explosions. Il y a 2 autres tués et 4 blessés. Nous ignorons si Diride et ses hommes ont piégé d’autres accès, mais c’est très possible. Pour ce qui est de la gestion du vaisseau lui-même, nous avons pu allonger la marge d’efficacité des systèmes auxiliaires alimentés par la centrale n°1 d’une vingtaine de minutes. Mais le vent d’ouest est fort et la Navigation ne peut pas corriger complètement la dérive. Nous risquons d’être drossés à la dune ou aux arbres si nous ne n’avançons plus.

- Enondradel : Et dire que nous pensions être arrivés au bout des problèmes… Comment ont-ils fait ? Combien peuvent-ils être ? Nous avons près de 200 militaires à bord et on ne peut rien faire ?

 

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- Jollas : Puisque je vous dis que je n’en veux plus, que je n’en suis plus digne ! Prenez-là donc !

- Enondradel : Chhhht…

- Hardy : Non, c’est trop risqué. Ils doivent être 12 ou 15, pas plus. Leur arrivée à bord peut à présent être reliée à une alerte temporaire survenue cette nuit. Des objets volants non identifiés ont été brièvement localisés à une certaine distance avant de disparaître. Le professeur Chardonville, qui a plus d’imagination que moi, estime qu’il s’agissait de 2 hélicoptères. Sans doute fauchés aux Oyatsines, le jour de la catastrophe, dans la confusion générale, par les hommes de Fresnize portés disparus au moment de l’évacuation… Ramenés secrètement à Stella, ils ont servi à emporter Diride jusqu’à l’hôtel Le Voltaire où ils se sont posés de nuit sur la gouttière, près de la fenêtre de la chambre 313. Les agresseurs sont ensuite entrés dans la chambre, ont escaladé le vaisseau jusqu’au toit et sont entrés par la piste 2, toujours en réparation et partiellement ouverte. Il est vraissemblable qu’ils ont passé la journée cachés dans un hangar, comme celui où les partisans de Diride dissimulaient leur émetteur. Ils ont su eux aussi exploiter notre point faible : Il n’y a jamais plus du quart de la surface du vaisseau qui soit occupée en même temps par ses habitants… Ils ont donc pu rester invisibles jusqu’à leur assaut contre le secteur C…

 

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- Enondradel : …Ah ben dites donc… C’est vraiment le professeur qui a déduit tout ça, ou bien le scénariste craint de ne pas être compris des lecteurs ?... Et on sait comment ça va finir ?

- Hardy : Non. Personne ne sait. Pour le moment, c’est Diride qui est maître du jeu. Il vaut mieux ne plus rien tenter contre lui, au moins parce qu’il est urgent de retrouver notre potentiel énergétique. Et puis nous gagnerons du temps. Mais il faut quand même que tout soit fini avant l’aube.

- Enondradel : Mais nous en avons, du temps ?

- Hardy : Tout dépend de l’endroit où il veut nous emmener. Je doute que ce soit Stella.

- Hampföld : En effet, ce ne serait pas très malin et Diride sait bien que nous allons communiquer avec les Grands Protecteurs. Ni Monsieur Asselin, ni Monsieur Codevelle ne sont joignables sur leur numéro spécial pour le moment. Je vais insister jusqu’à ce que nous puissions nous faire entendre à l’extérieur… Commandant, la vie des gens du bord est notre priorité absolue. Il existe une procédure d’évacuation du vaisseau. Avons-nous les moyens de l’entreprendre ?

 

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- Hardy : Oui. Mais la liste n° 1, celle des personnes non indispensables ou non prioritaires et les personnels d’encadrement et de soins, comporte 175 noms. Les 11 Geckos de différents types et en état de marche dont nous disposons ne suffisent même pas à les emporter tous.

- Enondradel : Faudra-t-il demander à Diride sa permission pour déclencher cette opération ?...

- Hardy : Je crains qu’il faille en passer par là.

- Enondradel : Bien… Alors, je vais moi-même boire le calice avec vous au Poste principal et discuter avec ce malade. Au fait, nous n’avons pas répondu à la principale question : Pourquoi ? Je veux dire, quelle suite peut-il espérer d’un tel coup de force qui ne sera admis par personne ?

- Hardy : Nous sommes tous plongés dans la même perplexité, Monsieur… Que fait-on, au sujet du colonel ? Là, il semble très affecté sur le plan émotionnel et je ne sais plus très bien s’il veut vous tendre son arme, ou s’il vous menace avec…

- Enondradel : Oui. Jollas, allez prendre un peu de repos… Et gardez votre arme. Je vous garde aussi. Messieurs, préparez l’évacuation. Si nous devons faire 2 voyages sur la liste n° 1, nous ne pouvons pas envoyer toute la flotte des Geckos à Berck. Les gens seront déposés sur la base des Oyatsines. Prévenez-les.

- Hardy : C’est d’autant mieux qu’il me paraît plus sage de garder les appareils sous la main…

 

 

 

Poste principal – 1h10

 

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- Enondradel : Général Diride ! Etes-vous là ?

- Voix de Diride : Oui. Je suis toujours là quand il faut. Désolé de ce retard, je faisais une petite tournée d’inspection. Je constate avec plaisir que vous avez compris que je ne plaisantais pas, et je suis ravi du calme qui règne à présent. Etiez-vous inquiet du défilement du temps ? Vous allez commencer à manquer d’énergie pour maintenir le vaisseau en l’air, non ?

- Enondradel : Cette folie ne vous portera pas chance. Mais nous sommes d’accord pour écouter ce que vous avez à dire.

 

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- Diride : Vous n’avez qu’à rester calmes et mesurés et vous rendre au point indiqué. D’autres consignes suivront.

- Enondradel : Diride, j’ai une requête à présenter. Etant donné qu’un accident indépendant de notre volonté est toujours possible dans ces circonstances, je demande à pouvoir évacuer une partie des passagers.

- Diride : Je connais les procédures mises en place avant le départ du Sasgarion. Vous parlez de la liste n° 1, n’est-ce pas ? J’accepte que soient envoyées à l’abri ces personnes, pour des raisons de pure humanité…

 

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- Enondradel : Cynisme…

- Diride : Si vous le dites… Je vous redonne de l’énergie pour 15 minutes, le temps pour le vaisseau d’effectuer une manœuvre d’approche sur la base des Oyatsines, dans le désert calogien. C’est le seul endroit où vos appareils trouveront un site éclairé pour l’atterrissage. J’imagine que c’est ce que vous vouliez.

 

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- Enondradel : En effet…

- Diride : Nous sommes donc d’accord. Et toujours pour des raisons de sécurité, je vous invite à regrouper le reste de votre personnel à l’avant, à l’exception des techniciens des salles des machines, bien sûr. Dès que l’évacuation sera terminée, seuls 2 Geckos seront autorisés à rentrer. N’oubliez pas que je contrôle la piste 2 et que je vois tout ce qui entre et sort du vaisseau. Un seul faux pas et je coupe l’énergie, le temps de vous faire mariner un peu.

- Enondradel : Si le Sasgarion tombe, il ne profitera à personne.

- Diride : C’est un risque à courir. Terminé.

 

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- Hardy : Au moins, on discute… Il ne faut pas traîner et diffuser l’appel à évacuer maintenant.

- Enondradel : Dès que l’opération sera finie, on fait route sur le premier site. Nous serions plus efficaces si la base mobile était en fonction.

 

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- Hardy : Je vais voir auprès de Frankel et des ingénieurs. Je pense qu’il serait bon de regrouper le personnel scientifique dans le laboratoire du professeur Gélagnac, près du hangar principal.

- Chardonville : Oui, Amiral. Hardy et moi pensons que ces personnes sont un des enjeux majeurs de ce vaisseau et qu’il faut les tenir prêtes à partir aussi.

- Enondradel : Le personnel scientifique pourrait être un objectif de ce détournement ?

- Chardonville : Plus j’y pense, plus je me dis que Diride ne peut tout organiser seul, ni gérer seul la suite des événements. Où qu’il soit, le Sagarion pourra communiquer. S’il reste près de Berck, il sera d’autant plus facile pour nos Grands Protecteurs de le retrouver… Je crois qu’il y a autre chose. Quelqu’un tire les ficelles dans la recherche d’un bénéfice précis et ça pourrait être un Grand… Vous devriez en informer Monsieur Asselin.

- Enondradel : Décidément… Il se passe cette nuit une infinité de choses que nous n’avions pas prévues… Veuillez vous occuper de ça, Messieurs. Je dois vous quitter quelques minutes…

 

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- Enondradel : Tu ne dois pas rester là, je t’assure. Il peut se passer encore beaucoup de choses terribles à bord.

- Madame Enondradel : Tu crois que c’est facile d’entendre ça et en plus de devoir partir sans toi ? Je comprends bien où est ton devoir, mais ça ne m’oblige pas à partir d’ici. Je n’ai pas peur. Et que je parte ou que je reste, ça n’a pas grande importance pour la communauté.

 

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- Enondradel : Mais ça en a pour moi. Je crois que tu ne mesures pas bien le danger. Moi si, et si les choses tournent mal, je préfère te savoir en sécurité. Tu assisteras le Commissaire Hampföld et Madame Ludnarwera dans votre installation sur le site Arrochelle.

 

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« Ici le contrôle aérien de la piste 1. Mesdames et messieurs, la nuit est classée noire dans le sens des départs. Gecko 4 est en position, dernier appel. L’embarquement à bord de Gecko 7 est terminé. Les personnes inscrites sur les n° 10 et 16 doivent se rendre dans le hangar central pour une sortie à bâbord. Gecko 11, décollage autorisé. »

 

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- Enondradel : C’est le moment. Ne le rate pas. Bonne chance… A nous.

- Madame Enondradel : A très bientôt. Je sais que vous allez lui niquer la tête à ce petit salopard de général.

 

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- Enondradel : …Pour l’instant, c’est plutôt lui qui… Mais niquera bien qui niquera le dernier…

 

 

Poste principal – 1h57

 

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- Gytring : Diride ne nous cause même plus. Il s’est contenté de nous envoyer les nouvelles coordonnées par l’ordinateur. J’ai également transmis la demande pour l’évacuation de la liste n° 2 il y a plus de 20 minutes, mais aucune réponse.

- Chardonville : Il sait donc que nous sommes allés là où il voulait. Le Sasgarion est donc suivi à distance par des complices qui communiquent ave lui par radio ou par téléphone… Pour cette raison, il ne redoute pas les conséquences d’un crash. Il s’arrange pour que le vaisseau puisse être retrouvé, même dans le pire des cas.

- Enondradel : Quelle est cette nouvelle étape ?

- Gytring : Il nous envoie sur l’entrée de l’autoroute des Grands. Nous devrons ensuite suivre une petite route parallèle, à basse altitude et vers le nord.

 

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- Hardy : Si Diride communique avec l’extérieur, nous avons un moyen de capter le signal et  de remonter à sa source. Les 2 appareils autorisés sont rentrés, on peut tenter quelque chose, mais il faut ressortir.

- Enondradel : Faites donc ça. Pourquoi refuse-t-il une seconde évacuation ? Il craint de voir trop de monde lui échapper ?

- Chardonville : La liste n° 2 comprend le personnel scientifique. Il le sait. Cela confirme nos soupçons. Quelqu’un s’intéresse à nos laboratoires de nano-sciences et à nos experts…

- Docteur Losleer : Amiral, j’aurais préféré rester à bord. Je suis plus utile ici.

- Enondradel : Non. Je ne garde que les médecins militaires. Le professeur et vous partez dès que possible, avec les autres.

 

 

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- Commandant Frankel : Bien… Mesdames, Messieurs, rapprochez-vous, avancez vers moi, en silence, s’il vous plaît… Kovnic, qu’est-ce que je viens de dire ?... Voilà. Bon… Vous êtes le fleuron de la science montvillienne ! Vous êtes donc une cible de choix pour ces terroristes, enfin, c’est ce que nous pensons. Votre évacuation a été refusée par Diride, mais nous allons la faire quand même !

 

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- Frankel : La base dunaire mobile peut voler, nous en avons la quasi-certitude. Elle peut voler… Mais pas longtemps. Elle est capable d’embarquer beaucoup plus de monde qu’un Gecko. Nous allons donc tous vous emmener, pour des raisons bien compréhensibles de sécurité…

 

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- Docteur Nandhürik : Ah bon… Parce que vous croyez que c’est une idée sécurisante d’entasser tout le fleuron sur un appareil qui peut s’écraser à tout moment ?

- Frankel : C’est une chose affreuse mais qui n’arrivera pas !

 

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- Frankel : Nous allons maintenant nous diriger vers le hangar. Le poste principal va simuler une panne des systèmes de détection aérienne, durant quelques minutes. Juste le temps qu’il nous faudra pour quitter le hangar et nous envoler, dans un silence radio total. Diride ne doit pas se rendre compte que la base mobile, qu’il croit endommagée, s’est barrée. Pour ça, nous allons aveugler le contrôle aérien de la piste 2, qu’il détient… 

 

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- Chardonville : Rassurez-vous, nous avons enfin des nouvelles des Grands berckois. Une voiture est en route et va nous récupérer.

- Docteur Losleer : Qu’est-ce qui va arriver au Sasgarion ?

- Chardonville : Cela s’appelle un enlèvement. Le mieux que nous puissions faire est de nous mettre à l’abri et de rassembler le plus possible d’informations utiles. Ce que Hardy s’apprête à faire aussi.

 

Poste principal – 2h24

 

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- Hardy : Voilà en quoi ça consiste : La mission va employer Gecko 14, qui est équipé de ce dont nous avons besoin. Nous sommes certains que Diride est complice d’un Grand qui dirige toute cette opération. Notre appareil sera en liaison avec vous pour déterminer l’endroit où le Sasgarion doit être récupéré. Il s’agit de tracer les signaux de téléphonie mobile entre Diride et ce, ou ces Grands. Gytring, vous allez composer un à un tous les numéros spéciaux des Grands répertoriés en France. Si c’est bien ce que nous pensons, nous aurons une réception sur celui de la personne que nous cherchons, pourvu que nous soyons assez près.

 

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- Hardy : Gytring, où en sommes-nous du départ de la base mobile ?

- Gytring : C’est fait, elle est en vol depuis 3 minutes. Aucune réaction de l’ennemi.

- Hardy : Nous devons agir vite. Dès que Diride nous communiquera les dernières coordonnées, il faudra décoller et lancer l’opération.

- Enondradel : Comment saurons-nous que ce seront les dernières ?...

- Hardy : Parce qu’il va nous demander d’atterrir, ou au moins de nous rapprocher du sol à un endroit précis. Mademoiselle Sandra Matizet, notre experte en communication, m’accompagne. Ainsi qu’un pilote, 2 gardes de sécurité et Monsieur et Madame Simon, à qui j’ai demandé de rester à bord. Ils connaissent personnellement tous les Grands, ça peut servir… Gytring, je vous donne le commandement du Poste principal. Allons-y, Sandra.

 

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- Gytring : J’avoue que je me sens mieux maintenant que nous passons à l’action…

- Enondradel : Nous avons déjà sauvé près de 250 personnes. Si on pouvait faire quelque chose pour nous aussi, ce serait bien…

 

 

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- L’officier : Mon Général, le GPS confirme que nous approchons du point R. Nous y serons dans quelques minutes.

- Diride : Oui, « R » comme Récupération… Et « R » comme Restons vigilants. C’est le moment où l’équipage peut tenter quelque chose.

- L’officier : Ils ont l’air de filer doux depuis leur fiasco de l’atelier de maintenance…

 

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- Diride : Oui, mais pas parce qu’ils sont résignés. Ils obéissent parce qu’ils sont curieux, parce qu’ils veulent comprendre et adopter des mesures. Je suis certain que les Grands berckois sont déjà en route pour nous retrouver. Le Sasgarion peut leur indiquer sa position à tout moment.

- L’officier : Les Récupérateurs sont supposés bloquer les voies d’accès. Et la campagne est noire, on n’y voit rien.

- Diride : Ne rêvons pas. Oui, ça va les retarder un peu, mais le facteur rapidité reste un élément vital de cette opération. Je ne parierais même pas sur nos chances de réussite.

 

 

A bord de Gecko 14 – 2h50

 

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- Hardy : Il n’y a plus qu’à attendre.

 

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- Sandra Matizet : Gytring a commencé à appeler les numéros. Mais au milieu de la nuit, certains portables seront coupés…

- Hardy : Ce sont justement ceux qui seront ouverts qui nous intéressent. Et l’un d’eux est forcément tout près d’ici.

 

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- Sandra Matizet : Nous commençons notre descente… Près du village de Sorrus…

 

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- Hardy : Parfait. Décollage immédiat. Gytring, nous partons !

- Voix de Gytring : Bien reçu. <

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- Sandra Matizet : …Cinquième numéro, Monsieur Blondel, à Rouen… Rien, pas de réception. Sixième numéro, Famille Lou Bourjou…

- Hardy : En Auvergne ?

- Docteur Simon : Non, à Nantes…

- Le pilote : Commandant, nous sommes en vol. Je ne vois rien en bas, c’est tout sombre. Idéal pour de noirs desseins. Mais nous sommes près des maisons.

- Sandra Matizet : …Rien… Septième numéro… Madame Echaniz, à Luchon…

 

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- Le pilote : Il y a un gros fourgon garé en dessous de nous, dans un chemin, au milieu du bois. Je vois les phares du Sasgarion… Il se met dans l’alignement.

- Hardy : C’est ça ! Posez-vous sur le toit. Ils nous ont peut-être entendus arriver… Ou bien Diride a détecté notre décollage et a donné l’alerte…

 

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- Sandra Matizet : …Toujours rien… Dixième numéro… Madame Le Fouesnant, de Brocéliande… J’ai un signal !!

- Hardy : Vous êtes sûre ?!

- Sandra Matizet : Oui ! Réception sur mobile tout près d’ici ! Je transmets au Sasgarion !

- Docteur Losleer : Vous entendez, on dirait de la musique…

« Last night, the DJ saved my life… »

- Hardy : Quoi ? « La sardine était malade »  ?... Je ne comprends pas bien… C’est un code ?

- Simon : Oubliez, c’est de l’anglais… Nous avons trouvé… Et notre Grand est une Grande. La dame de Brocéliande, qui voulait accueillir le Sasgarion il y a quelques semaines…

 Hardy : Elle tient vraiment à ce que sa forêt soit notre destination finale…

 

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- Docteur Simon : Le fourgon bouge…

- Le pilote : Non, il n’a pas démarré.

- Madame Simon : Pourtant, il remue, vous ne sentez pas ?

- Le pilote : Commandant ! Il y a la tête d’un Grand à bâbord ! Il tient une planche !

- Hardy : Décollage, Ludnerg, vite !

 

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- Ludnerg : Il nous a touchés ! Décrochage ! Attention, tenez-vous !

 

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- Hardy : Est-ce que tout le monde va bien ? Ludnerg, position ?

- Ludnerg : Nous avons atterri, chuté je dirais plutôt, dans un jardin ou un champ… Il y a du mouvement, on dirait…

 

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- Simon : Je confirme la présence de formes de vie de forte masse autour de nous… identification… Ce sont des poules, Commandant.

- Ludnerg : Nous avons perdu la radio. Contact ordinateur avec le Sasgarion rompu. Moteurs… Piles et boosters ventraux intacts, mais la propulsion ne répond pas.

- Docteur Simon : On n’est pas foutu, quand même ?... Si ?...

- Hardy : …Avoir fait tout ça pour finir bêtement picorés dans un jardin du Pas-de-Calais ?... C’est hors de question !... Essayons de réparer ce qui peut l’être… Je vous promets que Diride n’en a pas fini avec nous !!

 

 

A bord du Sasgarion – 3h05

 

 

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- Gytring : Monsieur… La Navigation signale que les moteurs sont tous à l’arrêt… Plusieurs Grands ont entouré le vaisseau de sangles pour le guider sur un haillon électrique… Relancer les boosters maintenant pour nous débattre et gagner du temps serait très dangereux pour nous tous, mais aussi pour eux…  

- Enondradel : Voilà que nous en sommes réduits à les ménager… Où sont nos Grands, Bordel ?

- Gytring : Aux dernières nouvelles, Monsieur Asselin était tout prêt, mais un tronc barrait le passage du chemin à l’est… La base mobile et ses passagers sont sains et saufs, dans sa voiture… Il tente d’appeler Madame Le Fouesnant mais elle ne répond pas.

 

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- Enondradel : Son souci à elle, maintenant, est de se carapater… Qui sait où elle va nous emmener ?... Pas chez elle, ça m’étonnerait… Des nouvelles de Gecko 14 ?

- Gytring : Le contact est rompu, l’OVMD aussi. Rien au radar. Il y a un autre problème : Le fourgon fait barrage à nos signaux radio et GPS. Sans doute un système de brouillage qui faisait partie de leur plan…

- Enondradel : Alors nous sommes seuls… Etat de l’équipage ?

- Gytring : 182 personnes à bord, dont 118 de la Sécurité. Et nous n’avons plus qu’un seul appareil, non armé.

- Enondradel : Je ne voyais pas la fin de notre aventure comme ça… Une suite va être nécessaire, je le crains…

 

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 12:52

 

Résumé de l'épisode précédent : Le Commandant Hardy a repris du poil de la bête et on le voit sur tous les fronts. Il semble tout à coup infatigable. Mais une rumeur parle déjà de dopage...

Dans le secret des sables de la Baie d'Authie, Les époux Simon et leur équipe font connaissance avec le peuple des Oyatsines. Ils découvrent qu'ils n'ont pas que des ennemis. 

 

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  Mardi 28 juin - Base dunaire - 8h20

 

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- Cdt Frankel : Vous voilà déjà de retour... La nuit a dû être courte.

- Hardy : Les discussions avec les Grands ont duré jusqu'à 4 heures du matin. Le constat de la gravité de la crise est général. Mais je veux poursuivre ma mission ici, en attendant que les Grands chargés de l'évacuation arrivent... Ils devraient être là vers 10h00. 

 

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- Frankel : Toujours aucune réponse à nos appels. Mais l'analyse des photos que vous avez prises hier au-dessus du village montre bien la présence de Gecko 4 et de 2 hélicoptères ennemis, ainsi qu'une station radio enfouie dans le sable. Il doit y avoir une entrée de leur ville à proximité.

 

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- Hardy : Il y a toutes les chances, oui. Je redécolle dans 5 minutes. Nious retournons voir de près ce village et chercher l'entrée de la ville. Le docteur Losleer prendra l'unité d'assistance médicale. J'emmène aussi les 10 hommes de renfort. Comment se présente l'évacuation ?

 

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- Frankel : Les Calogiens sont méfiants, mais ils comprennent vite. Une bonne centaine campe déjà dans la clairière voisine.  

- Docteur Losleer : Leur état sanitaire est bon. Mais ils sont angoissés.

- Hardy : Qui ne l'est pas, en ce moment... Faites monter à bord de Gecko 8 les hommes et le matériel.

 

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- Hardy : Nous sommes prêts ?

- Le pilote : Oui, Monsieur. Nous sommes bien chargés, c'est dangereux de voler dans cette région dans ces conditions-là.

 

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- Docteur Losleer : L'unité médicale Gecko 14 est prête. On part quand vous voulez.

 

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- Hardy : Nous n'allons pas bien loin... Vous volerez à basse altitude en faisant un détour le long de la grande dune qui s'enfonce dans la forêt et vous vous poserez près du village, derrière les palissades du côté nord... 

 

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- Hardy : ...C'est une bonne position pour un débarquement. Mes hommes se déploieront en bas de la pente avec les mitrailleuses et remonterons à travers les mousses vers ce qui semble être une issue, entourée de pommes de pin.

- Frankel : Notre objectif reste d'établir un dialogue. Ils risquent de prendre assez mal une incursion armée.

- Hardy : Je ne l'oublie pas, et nous continuerons d'émettre pour leur demander ce dialogue. Mais si nous les voyons sortir en force, vous serez bien content d'avoir une permière ligne de défense sur place...

 

 

 

 Cité des Oyatsines - 8h30 

 

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"Ici la salle de contrôle de la centrale. Des esclaves calogiens refluent en force vers les corridors d'accès. Envoyez-nous des renforts !"

 

 

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"Ils sont là !! fermez les portes !!

- Impossible, le contrôle a distance est inopérant ! Elles sont bloquées !

- Vous sentez cette odeur ?... Détection de fuite, vite..."

 

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"C'est inutile ! On la voit très bien, ça vient sur nous !

- Ici le contrôle ! Répondez ! Mais que fait la police ?!"

 

 

Dans le palais des Archontes

 

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- Tellinos : Nous devons être solides, forts et déterminés, Messieurs ! Je veux que nos ingénieurs réfléchissent dès maintenant à des méthodes de guerre plus efficaces. Je ne crains pas spécialement une offensive montvillienne, mais il vaut mieux être prêt. 

 

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- Tellinos : Faites au mieux. Je dois me préparer à la réuinion du Conseil des Archontes. Le temps de faire un bisou à ma femme.

   

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- Tellinos : Chère Aspérulia,votre puissant mari s'apprête à sauver notre monde et à recueillir la confiance de ses pairs.

- Aspérulia : Deux belles illusions exprimées dans la même phrase... Mon cher époux, vous connaissez mes intuitions et elles vous été utiles dans votre conquête du pouvoir. Je vous supplie de les entendre à nouveau si vous souhaitez le garder... 

- Tellinos : Je n'entends que les bonnes nouvelles ! Je veux bien croire en vous, mais faites donc l'effort de croire un peu en moi... pour une fois.

- Aspérulia : Vous et vos prédecesseurs avez trop réduit dans notre peuple la perception du monde qui nous entoure, au point de réduire même votre propre imagination... Qui vous dit que les Géants ne reviendront pas avec ces montvilliens pour tout détruire et nous emmener de force ? Moi, en tout cas, c'est ce que je vois...

- Tellinos : Je respecte votre intuition et votre créativité, mais tout cela n'est pas crédible... Si les Géants doivent emmener des petits hommes, ce seront les montvilliens. Ce sont eux qui nous mettent tous en danger. Et les Géants non plus ne savent rien de nous. Voulez-vous qu'ils retournent les dunes pour nous traquer ? Cela n'a pas de sens... Ah ! Le Général Koxinell !

 

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- Général Koxinell : Seigneur Tellinos, j'ai 9 compagnies sur le pied de guerre aux portes de nos camps, à l'ouest de la cité. A peu près 180 hommes. Les seuls qui soient un peu habitués à circuler hors de la ville en plein jour et sur des distances excédant 15 grands-mètres... Pensez-vous que cela suffira ?...

- Tellinos : C'est vous, le général. C'est à vous de me le dire.

- Koxinell : Dans le contexte d'infantilisation et de déresponsabilisation qui règne ici depuis quelques années, je n'ose plus émettre un avis sans m'assurer d'abord qu'il sera politiquement compatible. Nous nous sommes habitués à vos incursions dans la chaîne de commandement militaire...

- Tellinos : ...Vous avez de la chance d'être mon meilleur officier, Koxinell... Mais je ne suis pas un tyran, sinon, je ne vous enverrais pas chercher la gloire au front. 

 

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- Koxinell : Je ne sais pas si c'est la gloire que nous allons trouver, mais nous avons fait de notre mieux pour prévoir tous les scénarios possibles. Je demande que les 6 hélicoptères encore en état de marche soient eux aussi placés sous mon autorité.

- Tellinos : Ils le sont. Mais sous la mienne d'abord. Et je préfère les garder en réserve.

- Koxinell : Soit... 

- Tellinos : Et une réserve est faite pour servir au moment critique. Je ne vous laisse pas tomber. Allez !

 

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- Le serviteu r : Madame Aspérulia, vous m'avez demandé ?

- Aspérulia : Sais-tu vous comment on rejoint les portes ouest ? Celles des  casernes.

- Le serviteur : Euh... Oui, bein sûr... Evidemment !...

- Aspérulia : Qoui, "évidemment " ?... Oui, ben je suis désolé, mon grand, mais moi je ne suis jamais sortie de la cité en 27 ans de vie... Ce serait très mal vu dans la bonne société.

- Le serviteur : Finalement, c'est triste une vie de noble... Vous êtes jeune et limitée, enfermée dans une sorte de carcan de devoirs compliqués et de respectabilité toute votre vie... C'est un peu con.

- Aspérulia : Je ne te le fais pas dire ! Eh bien, tu vas me conduire là-bas. On va lui donner un bon coup de canif au carcan ! Allons-y, fidèle... Euh... C'est quoi ton nom, déjà ?

 

 

 

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-Tellinos : Ah. Chef Belledunas... Dites-moi, mon cher… Comment s’y prend-t-on avec vous pour avoir des informations fiables et immédiates ?!

-Le chef Belledunas : Je vous prie de me pardonner, Seigneur Tellinos… Les choses sont allées trop vite, trop fort et trop loin…

-Tellinos : Hâtons-nous, Belledunas. Le Conseil des Archontes se réunit dans 30 minutes.

 

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-Le chef Belledunas : Seigneur Tellinos, ce n’est pas prudent ! Les esclaves sont encore très agités. Il y a eu des affrontements toute la nuit dans les fermes d’insectes. Les plus belliqueux se sont repliés sur la centrale à essence. C’est très grave !

-Tellinos : Et vous êtes mon chef de la police. Alors, que faites-vous encore là ? Ne paniquez pas, ils vont se fatiguer, comme d’habitude, et vous pourrez les cueillir et les punir à loisir, jusqu’à la prochaine fois.

-Le chef Belledunas : La centrale, Seigneur ! C’est la première fois qu’ils s’en prennent à elle ! On me dit qu’ils ont saboté les portes étanches pour empêcher la police de les encercler, et qu’ils ont déjà fait de gros dégâts. Ils ont ouvert les vannes du réservoir 7 et l’essence se répand dans les conduites de maintenance vers les fermes. Si elle atteint les forges, nous risquons un feu incontrôlable et le palais sera directement exposé. Je vous prie de différer votre réunion…

 

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-Tellinos : C’est exclu ! Occupez-vous de régler cet inconvénient ! Le palais est protégé des risques d’incendie par un plafond de briques.

-Le chef Belledunas : S’il y a une explosion dans les souterrains qui sont au-dessus du palais , ça ne sera pas une grande protection... Ou au mieux, vous allez tous cuire comme sur une pierrade !…

 

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-Tellinos : Tout cela ne peut pas être aussi grave !  Mais il faut régler cette question tant que le danger extérieur subsiste. Soyez sans pitié, Belledunas. Tuez-les tous ! Et… Liquidez aussi les prisonniers !

-Le chef Belledunas : C'est encore moins prudent, ça… Les montvilliens se sont livrés à d'étranges activités toute la journée d'hier. Ils semblent vouloir rassembler les tribus calogiennes pour les déplacer et un engin a survolé plussiuers fois le village de surface. Ils ont sûrement les moyens de détecter leur appareil que nous retenons, malgré le camouflage que nous avons fait... Ils ont l'air plus offensifs, et ils continuent de nous envoyer des messages radio… Faut-il leur répondre ?

 

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-Tellinos : Notre réponse ne tardera pas… Ils n'oseront pas nous attaquer parce qu'ils savent rien de ce qu'il y a en face. Soyez prêt à toute éventualité dès midi, lorsque nous aurons lancé notre nouvelle assaut contre leur base…

 

 

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- Tellinos : Ô, Lumineuse Bédaoti, fanal de note obscurité souterraine, luciole bienfaitrice de notre nature hostile, tu es notre Mère à tous ! Toi que nous avons inventée... Protège-nous ! Donne aux Oyatsines courage, union et obéissance ! Eloigne le mal de ton peuple, comme nous avons depuis de nombreuses générations éloigné le peuple du mal... Donne-moi tout à l'heure la force de conviction qui va sauver notre monde et le garder en paix...

 

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- Tellinos : ...Et pour le reste, je m'en charge...

 

Un appartement du palais, où sont retenus 4 des membres de l'expédition montvillienne 

 

 

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- Lodre : C'est quoi tout ce raffût ? On est en train de se foutre sur la gueule dans le monde parfait, on dirait... 

- Simon : Une révolte d'esclaves, j'imagine... Les gens d'ici semblent habitués... En revanche, je n'aime pas cette odeur d'essence qui devient plus forte...

   

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- L'Oyatsine : Bonjour... Vous vous souvenez de moi ?

- Simon : Evidemment ! Vous le serviteur du Seigneur Myrmécias. Que se passe-t-il donc ?

- Le serviteur : Un nouveau soulèvement des esclaves calogiens, unis autour d'une revendication et qui ne sont pas contents de la qualité du dialogue social. La direction a choisi de jouer le pourrissement et cherche à les pousser à la faute pour faire déraper l'affaire sur le plan pénal. Mais cette fois, c'est beaucoup plus dur que d'habitude... Je ne suis pas là pour ça, en fait. Mon Maître l'Archonte Myrmécias veut vous aider à communiquer avec les vôtres et, éventuellement, si ça vous intéresse, à vous évader. 

    

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- Simon : C'est magnifique ! Comment ?

- Le serviteur : Il a tracé un itinéraire à travers la cité, surveillé par de nombreux hommes et femmes à lui.

Vous pourrez accéder discrètement au lieu où se trouvent votre machine volante et vos camarades. La garde est réduite au minimum : l'armée prépare une opération importante à l'extérieur.

- Madame Simon : Nous pouvons imaginer laquelle...

- Le serviteur : Nous devons partir maintenant, pendant la réunion du Conseil, à laquelle mon maître participe. Il a dit vouloir approcher certains de ces collègues pour mettre Tellinos en minorité et ouvrir les négociations avec votre peuple... 

 

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- Lodre : Les choses bougent, on dirait...

- Le pilote : Tant que nous bougeons aussi, c'est que nous sommes vivants. Pourvu que ça dure !

- Le serviteur : Cela n'est pas garanti ! Le Seigneur Tellinos a besoin de faire beaucoup de bruit et de dégâts autour de lui pour souder les oyatsines sous son autorité. Votre vie ne tient qu'à un fil d'araignée, mais celle de vos gens dans votre camp de base aussi.

- Simon : Il veut dire la base dunaire. "Nos gens" sauront se défendre... Mais il vaudrait mieux éviter d'en arriver là, si c'est encore possible...

 

 

A l'extérieur de la Cité 

 

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- Aspérulia : Général !! Non, n’y allez pas !! Ou plutôt si, allez-y, mais allons-y tous !!

 

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- Koxinell : Madame… Madame de mon cœur… Toujours cette cruelle indécision qui me perce l’âme…

- Aspérulia : Il faut que j’appelle Obellia, pour qu’elle vienne avec ses tendres petits-cousins orphelins.

- Koxinell : Madame, nous partons à la guerre, nous allons attaquer le camp des montvilliens. C'est déjà assez pénible de devoir le faire aux heures les plus torrides... Je ne peux exposer au combat votre douce personne ni celle du troupeau de lardons de votre douce amie Obellia.

 

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- Aspérulia : Croyez-moi, Koxinell ! Il faut partir ! Je suis sûre que quelque chose de terrible s’avance…

Général, je ne croyais pas vous faire cet aveu un jour, mais toutes les protéines de mon être le réclament : Je crois que… Oui, j’en suis sûre à présent… Je sais que vous êtes un homme raisonnable !

 

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- Koxinell : Madame ! On pourrait nous entendre… Vous connaissez mes sentiments et je voudrais hurler à la face du ciel contre cette injustice si cruelle de vous voir au bras du Seigneur Tellinos, qui ne vous mérite pas, et c’est comme si j’étais éventré par une  aiguille de pin ! Mais ne croyez-vous pas que nous sommes en train de brûler les étapes ? Nous n’étions même pas dans les épisodes précédents…  

- Aspérulia : « Brûler »… Oh, mon cher ami, ne prononcez pas ce mot ! Il agite un tourbillon d’images aveuglantes et de cris de souffrance dans ma tête enfiévrée ! 

- Koxinell : Mais j'ai une mission à remplir, cher trésor scintillant qui éblouit mes yeux, et je m'y dois, même si elle m'a été confiée par votre haïssable époux... Car je me dois avant tout à la survie de la Cité !

- Aspérulia : C'est justement de la survie de la Cité dont il est question ! C'est très excatement ce qui est en jeu ce matin ! Dans les minutes qui viennent, je vous l'assure !!!

 

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- Un soldat : Eh, les cocos… Hâtez-vous de conclure et on se casse d’ici fissa. Moi aussi je suis médium et le truc de la fièvre des images qui tourbillonnent, je l’ai aussi…

- Aspérulia : Ecoutez-moi ! Ecoutez-le ! Notre monde se meurt et nous n’avons déjà plus le temps ! Il faut sauver ce qui peut l’être !

- Koxinell : …Vous me jetez dans un désarroi sans bornes… Soldats, demi-tour ! Dispersez-vous dans le secteur ouest et faites sortir de la cité le plus de monde que vous pourrez !

- Un autre soldat : Tu es bien gentil, Général, mais on va d’abord chercher nos familles !

- Koxinell : Allez-y et faites au mieux ! Tous les célibataires avec moi !

- Un soldat : Moi je suis en concubinage, ça marche aussi ?

- Un soldat : Et moi j'ai mon petit copain qui travaille dans les cuisines du palais !

- Koxinell : Bon, sortent de la colonne aussi les hétérosexuels non mariés et en concubinage et les homosexuels en couple, mais tous à la condition que le ou la partenaire de vie figure dans leur dernier avis d'imposition.

- Un soldat : Moi, je suis veuf mais j'ai enfant à charge qui compte pour une demie part. J'ai le droit ?

- Un soldat : Et si je suis divorcé mais que mon ex-femme est restée ma meilleure amie, même après s'être remariée à un type qui n'est pas soldat dans une de ces compagnies ? C'est quand même ma meilleure amie !

Un soldat : Si je prétexte de retourner chercher mon ex-femme, dans quelle proportion j'aurais droit de faire semblant de la laisser crever par inadvertance, cette punaise ? Je veux dire, est-ce que sa famille peut porter plainte contre moi ? Si je sors de la colonne, ai-je dans ce cas une obligation de moyens ou de résultat ? 

- Un soldat : Et moi j'ai un crédit d'impôt de 60 % de la totalité des dons faits aux oeuvres de l'enfance oyatsine claustrophobe en détresse. Cela dit, je n'en connais aucun, de ces gosses. J'ai droit à quelque chose aussi ?

- Koxinell : Euh... La question est : As-tu quelqu'un à aller chercher en ville ? Si c'est non, tu auras moins de chance de crever quand la cité va brûler... C'est bien ça, hein ? Aspérulia ?   

 

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- Aspérulia : ...Mon amour de Koxinell...

- Koxinell : Madame !… Je vous aime ! Désormais vous êtes mienne ! Le voulez-vous ?!

- Aspérulia : Oui, Mon Général !

 

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- Les soldats : Hourra ! Hourra !

 

 

 La salle du Conseil des Archontes - 9h10

 

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- Tellinos : Messeigneurs ! Notre peuple est en alerte, tiraillé entre les ennemis de l'intérieur et ceux de l'extérieur ! Le moment est venu de nous demander ce que nous sommes prêts à faire pour assurer la pérennité de notre monde et maintenir l'idée merveilleuse de Bédaoti dans l'esprit de nos concitoyens ! 

 

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- Tellinos : Je vous l'avoue sans embarras aucun : l'attribution au Gardien des Oyats des pouvoirs spéciaux va être nécessaire pour prendre les décisions qui s'imposent ! 

 

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- Myrmécias : En réalité, les mesures ont déjà été décidées, les ordres donnés aux officiers. La mort pour les uns, la guerre contre les autres. Il veut la dictature, rien de moins... 

- Obellia : Je les ai vus, moi, ces étrangers. Ils ne paraissent pas si méchants...

- Argousio : Ne l'écoute pas, ma fille. Mon ami Myrmécias est toujours aussi médisant et rebelle. Et toujours aussi dangereusement fasciné par l'Autre monde... Va donc prendre toi-même la tête des esclaves calogiens révoltés, naïf progressiste !

- Myrmécias : Si on m'impose un choix, je préfère "prendre leur tête" tout en la laissant sur leurs épaules ! Ne vois-tu pas ce qui se passe ?

- Argousio : Et comment je le vois ! Mon fils aussi voit bien les choses. Comme il voit, par exemple, tes serviteurs dispersés dans la ville, mis en faction à attendre on ne sait quoi...

 

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- Myrmécias : Vraiment ? Voit-il aussi la pauvreté, le malheur, la détresse qui baignent les bas-fonds de la ville ? As-tu vu cela, brave Loupio ?

- Loupio : Si tu n'étais pas ami de mon père, Seigneur Myrmécias, je te les aurais déjà fait voir, les bas-fonds, du côté des prisons...

- Argousio : Prends ton mal en patience, Myrmécias. Ce n'est qu'une question de mois avant que tout s'arrange de ton point de vue.

- Myrmécias : Ce qui veut dire ?

- Argousio : Que tu vas bientôt laisser la place, naturellement, à une génération plus responsable, et que tu n'auras plus de motifs de plaintes... Ni de plaintes tout court. Aie la sagesse de patienter jusque là...

 

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- Tellinos : Ce n'est pas le moment de mollir ! Les étrangers sont à nos portes avec leur armée ! Ils vont dévaster par mépris et ignorance une civilisation multicentenaire qui leur est de loin supérieure ! 

 

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Myrmécias : Mais c'est faux ! Ils essaient de nous contacter mais nous ne répondons jamais à leurs appels ! Je sais qu'un certain Commandant Hardy est arrivé dans la région, il veut discuter avec nous. Il est furieux, mais il veux comprendre. Oui, il a amené des renforts pour défendre leur base, mais ce n'est pas une armée ! Et notre civilisation supérieure a pompé toute sa technologie chez eux !

- Argousio : Assez ! Comment peux-tu être le seul ici à connaître le contenu des messages radio ? Avec quelles sortes d'"antennes" ? 

 

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- Tellinos : Le choix est simple : Vaincre ou périr. Et pour vainctre, il faut me donner les moyens ! Je ne transigerai jamais avec la sécurité et la survie de notre peuple, et aucune force étrangère grande ou petite ne sapera toute notre oeuvre majestueuse et, je vous l'affirme, unique ! Unique ! Bédaoti est LE monde et il ne peut laisser la place à un autre ! S'il faut être forts, agressifs et violents contre nos ennemis, nous le serons ! La terreur que nous leur inspirerons sera notre arme, parce que ce sera ça ou la fin de ce monde !

 

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BANG !!!!!!!!!  

 

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"HAAAAAAAA !!!!!!!!"

 

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RE-BANG !!!!!!!!

 

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- Argousio : Loupio !! Obellia !!... Myrmécias !!

 

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- Loupio : Père ! Où êtes-vous ?!... Où avez-vous rangé votre testament ?!

 

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- Docteur Simon : Mais arrêtez de vous battre, enfin ! Vous ne croyez pas qu'il y a mieux à faire ?!

 

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  " Ceci est un appel général à tous les habitants de la Cité ! En raison d'une catastrophe incontrôlable qui suit son cours, et de la mort très probable de la totalité de notre gouvernement, nous vous invitons à vous rapprocher des sorties les plus proches... "

 

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" ...Et de faire la seule chose raisonnable qui rest à faire  : FOUTEZ LE CAMP !!! "

 

 

 

 

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- Un soldat : Bon... ça fait combien de temps, là ?...

 

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- Lodre : ...Bon d'accord, si vous voulez. Ces gens-là n'étaient peut-être pas très accueillants, mais ils n'ont pas mérité ce qui leur arrive ! Nous avons un devoir d'assistance envers eux...

- Un officier : Mais, qu'est-ce que ?... Halte !! Les prisonniers étrangers s'évadent !!

 

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- L'officier : Où croyez-vous donc aller ?! Ramenez-les dans la Cité !!

- Le serviteur de Myrmécias : Il n'y a plus de Cité ! Une catastrophe vient d'avoir lieu, la ville et le peuple se meurent et vous restez là sans nous aider !

- L'officier : Que dis-tu là ?... 

 

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- Simon : Il dit vrai. Le feu est en train de tout détruire. Nous pouvons vous aider, mais il va falloir cesser de nous regarder comme des ennemis.

- Aspérulia : Le feu !! Oh, non !!

- Koxinell : Vous l'aviez prédit, Chérie... Mais qui êtes-vous donc, Etrangers ? Vous prétendez nous sauver alors que vous vouliez nous détruire !

- Simon : Oubliez tout ce qu'on vous a appris ! Ne pensez qu'à l'urgence de la situation et ayez confiance ! Nous pouvons faire venir ici des dizaines de sauveteurs, de médecins, d'infirmiers... 

- Un soldat : Général, il y a de la fumée qui sort des puits d'aération !

- Koxinell : Camarades ! Courez tous vers la ville ! Portez secours à notre peuple !

 

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- Koxinell : Qu'est ceci ?!

- Hardy : Que personne ne fasse de geste inconsidéré ! Nous sommes peu nombreux mais pas contents et bien armés !

- Simon : Hardy ! Ne tirez pas !

 

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- Koxinell : Etes-vous venus donner le coup de grâce ?

- Hardy : Nous sommes venus libérer nos amis et leur appareil. Je veux que vous en donniez l'ordre !

- Simon : Hardy, tout fout le camp ! Un gros incendie s'est déclaré dans la cité souterraine et le sable est en train d'ensevelir des milliers de personnes. Intervenez ! Nous devons le faire !

- Hardy : Je vois... Sachez que nous serons plus efficaces dans quelques minutes : les Grands arrivent pour ouvrir et vider cette ville...

- Koxinell  : Les "Grands" ?!... Mais cest horrible ! Il ne faut pas !

- Simon : Tranquillisez-vous... Nos Géants sont la meilleure aide que vous puissiez espérer... 

- Koxinell : Mais alors... Notre monde est fini, c'est ça que ça veut dire...

- Simon : Votre monde était une illusion et vous le savez. Il est temps de CAHNGER le monde...   

 

 

A bord du Sasgarion - Zone de lancement 3 - 18h30

 

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- Kovnic : Commandant, Docteur, heureux de vous voir revenir sains et saufs...

- Hardy : Merci. Les choses ont pris un tour dramatique, mais on voit peut-être enfin le bout de cette histoire... Où en êtes-vous ?

- Kovnic : J'ai pu faire un premier diagnostic de l'état de la base dunaire mobile. Elle a subi d'importants dégâts durant sa mission, aussi bien dans la structure que dans la mécanique et les nanocircuits. Comme nous sommes très sollicités par ailleurs, nous en aurons pour plusieurs semaines de travail. Et remplacer Monsieur Wilfrid n'est pas une mince affaire...

- Hardy : Prenez le tout temps dont vous avez besoin, et la base mobile restera dans son hangar le temps qu'il faudra. Il n'est plus nécessaire de travailler dans l'urgence et, de toute façon, il n'y aura pas de mission d'exploration avant 2 mois. Notre priorité est l'installation sur le site Arrochelle. 

 

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- Kovnic : C'est donc vrai, alors... Nous allons nous fixer dans la région... Pendant votre absence, l'Amiral s'est fendu d'un nouveau discours très joli pour nous annoncer la décision.  

- Hardy : Et dire que j'ai manqué ça... Je vous verrai plus tard pour faire un point sur le parc des Geckos. Bon courage, Kovnic, vous faites du bon boulot.

 

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 - Kovnic : Eh ben les gars, c'est pas encore maintenant les vacances !

 

 

Section médicale, unité d'urgence de la zone 3

   

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- Myrmécias : Oh ! Mes amis ! Vous êtes là !

- Docteur Simon : Nous avons été bien surpris d'apprendre que vous étiez en vie et soigné à bord du Sasgarion.

- Myrmécias : Oui, je m'en suis sorti. Pas en m'évadant, comme à Canarleurre durant l'hiver 2003 - Au fait, je vous ai dit que j'étais le roi de l'évasion ? - mais grâce au fils et à la fille de mon ami Argousio... Nous sommes bien peu nombreux parmi les occupants du palais à avoir eu cette chance...

- Simon : Ces personnes, Loupio et Obellia, sont restées dans la cité pour participer à la recherche de survivants.

- Myrmécias : Quelle horreur... Nous avons détruit notre monde en voulant le sauver...

- Docteur Simon : Mais vous verrez votre nouveau monde, Myrmécias... 

 

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- Myrmécias : Oui, c'est une bonne chose... Savez-vous où vos Géants vont nous emmener ? Notre peuple reste nombreux, vous le savez...

- Simon : C'est encore trop tôt pour le savoir. A mon avis, il y a 2 choix possibles : Le Cantal, sur les hauteurs près d'Aurillac, ou la Bretagne, dans la forêt de Brocéliande... Dans les 2 cas, c'en est fini du sable...

- Docteur Simon : La veuve de Tellinos, Dame Aspérulia, a formé un gouvernement provisoire, en association avec un général, Koxis... Koxinell...

- Simon : Oui, quand nous les avons vus ce matin, ils semblaient très associés !

- Myrmécias : Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! "En association" ! Je ne suis pas du tout étonné ! Dommage qu'il ait fallu ça... Ce sont des gens bien. Ils sauront conduire les Oyatsines avec plus de sagesse et de justice, et leur réapprendre ce qu'est la vie sur Terre.

 

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- Docteur Simon : Vous serez le bienvenu ici, et sur notre nouveau site d'installation, vous et vos proches, qui nous ont aidés et qui le voudront bien. Ce sera plus calme...

- Myrmécias : Je me sens en pleine forme, intérieurement du moins. Puisse Bédaoti, notre Mère à tous, me prêter assez de vie pour voir les choses passionnantes qui vont arriver. J'apprécie votre offre et vous en remercie. Mais si je ne suis pas encore assez vaniteux pour croire que les Oyatsines ont besoin de moi, je sais au moins une chose : moi, j'ai besoin d'eux. Je partirai donc aussi... Après, bien sûr, que vous m'ayez fait visiter votre merveilleux vaisseau !... Si mon état le permet

- Simon (en montrant sa femme) : Demandez à votre médecin.  

 

 

Poste principal – 20h50

 

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- Docteur Losleer : …Nous avons le rapport final de l’opération conjointe sur… Bédaoti. L’incendie est resté contenu dans le sous-sol et ses effets n’ont pas été visibles de loin. Le sable, en s’infiltrant dans les cavités, l’a étouffé assez rapidement, mais des centaines des personnes ont dû être étouffées aussi, ou asphyxiées par les gaz, ou encore  brûlées par la combustion de l’oxygène…

 

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- Hardy : Les détails ne sont pas nécessaires !

- Docteur Losleer : Nous n’avons aucune nouvelle du gouvernement et des Archontes, qui se trouvaient rassemblés dans une zone directement impactée par la catastrophe. L’armée oyatsine entreprend des recherches sur place, il y a sûrement encore de nombreuses personnes à trouver dans les ruines et les parties les plus profondes de la cité… L’évacuation a été un succès. 362 calogiens ont été regroupés et pris en charge par notre hébergeur de Groffliers. Il serait souhaitable, selon les autres membres du Comité, que ces gens restent avec nous dans notre prochaine installation… Il y a assez de place pour leur donner un territoire dans lequel ils pourront se réhabituer à un autre mode de vie…

 

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- Hardy : C’est une bonne idée, oui. Il doit en rester d’autres, non ?

- Chardonville : Des messages écrits ont déjà été laissés dans tous les lieux par lesquels ils transitent habituellement. La base dunaire a également ramassé ce matin les 42 hommes du Colonel Fresnize, qui étaient un peu… déphasés. Ils étaient ivres morts et chantaient « on a gagné, on a gagné »… Par chance, nous les avons trouvés avant les calogiens… Quant aux oyatsines, ils sont près de 10 000 d’après le dernier décompte. Ils sont déjà à Stella. Les recherches vont se poursuivre tout autour de la cité. Nous avons également admis à bord du Sasgarion 53 blessés, pour lesquels toutes les équipes de Madame Losleer sont mobilisées.  

 

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- Hardy : C’est parfait. Une estimation du nombre des victimes ?...

- Chardonville : Bien… Si on retire les évacués et les 1 700 oyatsines militaires et civils affectés aux recherches… Il y aurait à cette heure près de 3 000 personnes encore portées disparues… C’est assez difficile à évaluer en raison de la confusion qui régnait dans la cité ces dernières années : l’absence de tout recensement effectué depuis l’abandon des autres villes, le cloisonnement entre les classes sociales, et ne parlons pas des esclaves calogiens, dont personne ne sait combien ils étaient exactement avant ce désastre…

 

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- Hardy : …C’est horrible… Il ne faut pas lâcher… Si besoin est, nous laisserons des équipes de secours sur place en renfort pendant notre installation… Comment ça se présente de ce côté-là ?

- Chardonville : Oh ! Les études préliminaires et les prospectives sur le site de Groffliers sont excellentes ! Je vous ai préparé un condensé et quelques diagrammes…

 

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- Hardy : Merci… Euhmmm… Nous verrons ça demain… Je vous remercie… Tous… Je vous souhaite une bonne nuit…

- Chardonville : …Mais… J’avais des diagrammes à vous  projeter, là, sur le grand écran…

- Hardy : C’est gentil tout plein. J’adore vos diagrammes. Mais j’ai besoin de… De me retirer. Monsieur Gytring, quoi qu’il arrive cette nuit, vous prenez le commandement. Bonsoir. A demain.

 

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- Chardonville : Bon... Je ne serai pas étonné qu'il demande un congé... Ce serait une bonne idée, d'ailleurs. 

 

 

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- Professeur Décalon : Remettons-nous au travail. Nous aussi, nous avons un nouveau monde à construire. Une termitière, comme dirait l'Amiral... Quand prévoyez-vous notre départ de cette chambre du Voltaire ?

- Gytring : Le décollage est prévu pour le 8 juillet. Essayons de profiter d'ici là de quelques bons moments. Ils peuvent nous passer si vote sous le nez !... Pour ce qui est des opérations de sauvetage, elles sont prévues pour durer toute la semaine. L'avantage du site Arrochelle, c'est qu'il est encore plus proche de la baie. Ainsi, nous pourrons mieux continuer nos observations dans le futur.

- Chardonville : Parfait. Quelqu'un veut dire le mot de la fin ?... Mmmm ?... Non... Je vois. Nous sommes tous bien fatigués, on dirait !

 

 

 

Oui, les aventuriers du Sasgarion ont bien mérité un peu de repos, mais pas  tout de suite. Il reste encore un épisode avant de conclure cette première saison de notre série-diaporama de science-fiction miniature. Et dans le bar du Voltaire, le barman assiste à l'arrivée, pour une nouvelle fois, des membres du réseau des Grands Protecteurs, qui ont entre leurs mains une foule de petits destins méconnus. Il reste encore de grandes décisions à prendre et qui sait si les problèmes ne font pas QUE commencer ?...

 

 

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 Il faut préciser que le barman dispose, caché sous le plan de travail et à côté du lave-vaisselle, d'un bouton d'alerte directement relié au Poste principal du Sasgarion. Il doit l'actionner et faire son rapport au Commandant Hardy dès qu'il entend un client parler, avec surexcitation, d'une étrange découverte dans le sable, en dehors des canettes de coca et des mâchoires humaines non datées...  Du genre un Grand qui aurait trouvé ou capturé des petits hommes...

Le cas ne s'est encore jamais présenté.

 

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  A SUIVRE...

 

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 09:54

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Résumé de l’épisode précédent : L’expédition montvillienne dans la Baie d’Authie a mal tourné. Le Professeur Lodre a exigé de la production que l’on revoit son contrat à la hausse, en mettant le meilleur avocat du Sasgarion sur le coup. Une grève des techniciens de la zone de lancement 2 retarde les réparations et je suis en mesure, avec 4 semaines d’avance, puisque nous sommes le 27 juin, de vous annoncer le décès d’Amy Winehouse.

Et la base dunaire mobile a été attaquée par les mystérieux habitants de la baie, surnommés les Crépusculaires… Les responsables de la mission commencent sérieusement, après 2 semaines de galère, à ressentir une profonde lassitude… 

 

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Lundi 27 juin - A bord du Sasgarion – 7h30

 

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- Voix féminine : « Tnit-tnit » ! Bonjour, Commandant Hardy. Je vous informe qu’il est 7h30 et vous rappelle que vous prenez votre service maintenant.

- Hardy : Mmmmmmnooon…

 

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- La voix : Quoi, non ?

- Hardy : Mmmmm… Laissez-moi tranquille, Mademoiselle… Je ne vais pas travailler ce matin… Je veux pas…

 

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- La voix : …Comment ça, vous ne voulez pas ?...

- Hardy : Nooon ! Je sens que ça va encore être une journée de merdre, alors je reste couché. On va la laisser passer celle-là…

- La voix : Aaah, mais ce n’est pas possible. Je vous rappelle que vous pren…

- Hardy : Oooooh, ça va bien…

 

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- La voix : Et pourquoi une journée de merde, d’abord ? Qu’est-ce que vous en savez ?

- Hardy : Hhh-hhhhhh…. Je sais que depuis 2 semaines, nous n’avons QUE des journées de merde. Y a pas de raison que celle-là soit tellement différente… Après ce qui s’est passé hier.

- La voix : Ah ! Oui, vous voulez parler de la disparition de l’expédition du Professeur Simon et de Gecko 4, du bombardement sur la base dunaire et des 3 morts de plus ! Qu’est-ce qui peut être pire ?!

 

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- Hardy : …?... Quatre morts de plus…

- La voix : Oui, ben c’est ce qui arrivera si vous ne vous levez pas tout de suite pour reprendre les choses en main et prendre les décisions dont notre survie dépend !

- Hardy : Je ne veux pas ! Je ne PEUX pas !

- La voix : Rhâââ !! Mais vous allez arrêter de faire l’enfant, oui ? C’est quoi ce petit caprice ? Vous voulez que je vienne vous tirer du lit, hein, bon sang de bon sang, c’est ça que vous voulez ?

 

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- Hardy : Mais… Mais enfin qui êtes-vous ?

- La voix : Pfff ! Si c’est pas malheureux… Commandant, vous avez un double appel.

- Voix du Professeur Chardonville : Hardy ? Je vous cherchais au Poste principal, mais vous n’y êtes pas…

- Hardy : Vous allez me lâcher, oui…

- Chardonville : L’Amiral Enondradel convoque une réunion du Comité à 8h00. La situation est grave…

- Hardy : Vous croyez que je ne le sais pas ? Pourquoi je resterais couché, sinon ?...

- La voix féminine : Il refuse de se lever ! Enfin, c’est incroyable !

- Chardonville : Un léger coup de mou, ce sont des choses qui arrivent…

- La voix : Commandant, vous avez un triple appel.

 

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- Une voix masculine : Ici la Section technique, Ingénieur Pasglann Je voulais vous joindre au Poste principal, mais v…

- Hardy : Oui, ben j’y suis pas, désolé…

- La voix féminine : Ouiiii, soit disant que le Commandant a un léger coup de mou… Il s’écoute trop, oui ! Il refuse de quitter sa couchette !

- Hardy : Oui, ma couchette elle est sacrée, et j’aimerais qu’on m’y foute la paix ! Est-ce que je vérifie si vous y êtes, vous tous, dans votre couchette, pour vous rappeler à quelle heure vous allez au turbin ?

- Chardonville : Oh, moi, je découche souvent ces jours-ci…

- La voix féminine : Oui, ça c’est vrai. Très souvent. Je le vois bien quand c’est moi qui annonce le réveil. Bon, ben voilà, il a léger coup de mou… Alors on fait quoi ? Hein ?

  

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- Pasglann : Quel coup de mou ? A mon avis, c’est plus grave que ça. Et je comprends son désarroi : il est notre responsable et nous devons le soutenir moralement dans une période où il a le sentiment d’avoir tout raté.

- Hardy : …Je ne trouve pas ce genre de soutien très efficace ! Maintenant, je vous coupe, du balai ! « Tnit » !

 

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« Tnit-tnit » !

- Hardy : La porte, maintenant !...

 

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- Hardy : …Madame Ludnarwera… Bonjour.

- Madame Ludnarwera : Euh, je vous croyais en conférence chez vous… J’entendais des voix…

- Hardy : Vraiment ? Je ne peux rien pour vous.

- Madame Ludnarwera : Je vais chez l’Amiral, qui convoque…

- Hardy : Oui, je suis au courant. Je vous accompagne.

 

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- Madame Ludnarwera : Est-ce que vous vous sentez bien ?

- Hardy : …Non… Tout va mal depuis quelques temps, nous sommes au bord de la catastrophe. Au moins, la base dunaire n’a pas connu de nouvelle attaque cette nuit… Il est clair que les menaces de ces gens n’étaient pas de l’esbroufe et qu’ils sont prêts à tout. Ils sont allés trop loin, et nous serons obligés d’y aller aussi.

- Madame Ludnarwera : Notre priorité est maintenant de ramener en vie l’expédition. Quelle marge de manœuvre avons-nous ? Nous n’allons pas lancer une opération militaire, quand même ?

 

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- Hardy : La solution viendra des Grands. Il faut les faire intervenir sur le terrain, il n’y a pas d’autre choix.

- Madame Ludnarwera : Cela leur est interdit.

  

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- Hardy : Sauf si l’urgence d’une évacuation massive est flagrante, que ces Crépusculaires le veuillent bien ou non ! Imaginez que des Grands soient venus se promener sur le site où ils ont bombardé la base… Jusqu’où a-t-on entendu la déflagration des bombes, même si pour les Grands c’était l’équivalent de pétards du 14 juillet ? C’est de la pure inconscience ! Nous allons envoyer des renforts à Frankel, mais en mission de défense, pas pour attaquer. Le temps de lancer une tentative de négociation, tout en préparant le retour de la base dunaire dès que les Grands seront prêts à entrer en scène.

- Madame Ludnarwera : Il y a eu des discussions diplomatiques cette nuit, avec les Grands. L’Amiral a peut-être des choses à nous dire qui vont dans votre sens…

  

 

La cité souterraine des Oyatsines – Planète Bédaoti – 9h00

 

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- Le vieil homme  : Bonjour, amis Montvilliens. Avez-vous bien dormi ? Mon nom est Myrmécias, et je fais partie du Conseil des Archontes. Le Conseil m’a désigné pour vous endoctriner et vous convaincre, puisque votre séjour chez les Oyatsines est définitif, que vous allez vous plaire ici… Je vous le dis tout de suite, ils ont fait un mauvais choix.

- Simon : Pourquoi ?

- Myrmécias : Parce que je suis de ceux qui fondent très peu d’espoirs sur l’avenir de notre société dans ce pays. Je me suis souvent accroché à ce sujet avec notre Gardien en titre, Tellinos. Votre arrivée dans notre monde de l’illusion m’intéresse et j’y vois la sortie de cette impasse dans laquelle nous nous trouvons.

- Simon : Au moins, vous êtes franc… Mais le mal est fait. Notre base a été attaquée !

 

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- Myrmécias : Oui, et nous avons capté des émissions radio assez pessimistes. Il y a eu des victimes, et je regrette profondément ce radicalisme dans notre attitude…

- Professeur Lodre : Pourtant, c’est vous qu’on envoie pour nous endoctriner… Ce n’est pas logique, si on écoute votre discours.

- Myrmécias : Pour Tellinos, Argousio et d’autres, ça doit l’être un peu… Je suis le plus vieil habitant de la cité, on ne m’a donné aucune escorte, je n’ai pour compagnie qu’un de mes plus proches serviteurs, alors ils doivent se dire qu’un accès de colère de votre part provoquerait facilement ma regrettable disparition. A ce propos, j’espère que vous n’avez pas l’intention de me tuer. En dehors du fait que ce serait indirectement un acte politique auquel je ne souscris pas, il me reste encore quelques mois, sinon quelques années, de vie et je voudrais les vivre intensément. 

  

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- Simon : Le meurtre d’un Archonte serait une bonne raison de poursuivre et d’aggraver les hostilités, en effet. Je crois que nous ferons de notre mieux pour écarter cette option.   

- Myrmécias : Parfait. Promenons-nous un peu par ici… Comme on vous l’a dit, notre cité est entièrement souterraine. Ses ramifications occupent en gros l’équivalent de la surface d’un court de tennis des Géants.

- Madame Simon : Un quoi ?

- Myrmécias : Disons que c’est très grand. Notre fourmilière s’étend sous les pins et la végétation qui fixe le sable. Il y a parfois des effondrements ou des infiltrations, mais rien de dramatique depuis longtemps, depuis que les autres cités et villages ont été évacués pour rassembler la population ici : nous pouvons mieux surveiller et entretenir la ville, mais la plupart de nos gens vivent dans des conditions sanitaires difficiles. Et la chaleur de ces jours-ci est autant pénible dans le sol qu’au dehors. Vous savez sans doute que l’accès à la surface pendant quelques heures est « rationné », soumis à autorisations ? Ce n’est plus tenable. Notre peuple supporte ça stoïquement, à cause de la peur que lui inspire le monde extérieur. Mais les 400 esclaves calogiens actuellement en vie se révoltent souvent.  Accompagnez-moi, marchons un peu...

 

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- Madame Simon : 400… Ils sont presque aussi nombreux que ceux qui vivent dehors, en liberté…

- Myrmécias : La plupart sont nés ici, mais ils rêvent tous d’évasion, ce qui est bien normal. Ce que je le trouve moins, normal, c’est qu’on les fasse encore travailler dans des secteurs très sensibles, comme la centrale à essence… Il faut dire que nos Oyatsines sont assez fiers et délicats, ils ne supportent pas les vapeurs d’essence. L’avantage, c’est que ces vapeurs, habilement diffusées dans les secteurs périphériques inhabités, font fuir aussi les insectes et les rongeurs… Voyez-vous, il est clair dans l’esprit de certains d’entre nous, même ceux qui ignorent la réalité du monde qui nous entoure, que nous sommes arrivés au bout de quelque chose. C’est le déclin. Et la chute et proche. Nous le sentons.

- Simon : Les Grands Protecteurs berckois ne vous connaissaient pas. Ils peuvent vous aider, vous déplacer dans une zone plus sûre, votre peuple tout comme les calogiens.

- Myrmécias : Alors il faut que vous nous aidiez, que vous intercédiez auprès d’eux. Ce conflit est absurde et j’espère que vos chefs auront la sagesse de voir au-delà quand ils connaîtront la taille de l’enjeu.

- Simon : Pour évacuer tout le monde, les Grands devront intervenir directement, ici.

 

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- Madame Simon : Où sommes-nous ? C’est immense !

- Myrmécias : La cité est née dans ces ruines, qui sont les fondations d’une cabane occupée autrefois par des pêcheurs Géants. Ici, ils avaient monté des murs en planches et en briques, coiffés de la coque renversée d’une grande barque. C’est ce qu’on appelait une « Caloge », ce qui a donné le premier nom de notre ruche de petits hommes et même, le nom des tribus qui ont choisi par la suite de vivre à l’extérieur. Le sable a tout recouvert, la forêt de pins a été plantée au dessus, mais ces structures ont laissé d’immenses volumes souterrains. C’est la partie la plus profonde de la cité. Le palais des Archontes, où vous étiez hier soir, est là haut. Les logements nobles aussi, de même que les fermes d’insectes et la centrale, un peu plus loin. Le fond est occupé par les usines et… Les pauvres.

 

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- Lodre : Il n’y a rien de nouveau sous le soleil, mais sous le sable non plus.

- Myrmécias : C’est l’évacuation générale, décidée il y a 6 ans, qui a détérioré nos conditions de vie. Comme d’habitude, la sécurité a primé sur toute autre considération… Et notre monde souffre de ce repli total qui fait passer la survie de la communauté avant la vraie vie des gens. Je pense que ça ne peut plus durer. Aidez-nous…

 

 

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- Myrmécias : J’ai bien connu vos colonies de Sablonie, au nord de Berck… J’y avais été envoyé en 2002 comme observateur, avec quelques compagnons, à ma demande dois-je préciser… A cette époque, l’empire des colons hédoniens était en guerre contre les casteignans et les howlaks. Les hédoniens se battaient sur plusieurs fronts et leurs adversaires reculaient. A Canarleurre et dans le désert des Nudes, le vice-Empereur Merlimont utilisait les services des tribus mercenaires éléboranaises…

 

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…Et c’est là que j’ai connu un jeune chef prometteur, Réginar, avant qu’il fédère ces tribus et devienne lui aussi Empereur… Nous étions à ses côtés comme diplomates mercenaires, un concept que j’avais inventé…

 

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Je m’étais beaucoup attaché à ce jeune guerrier, intrépide, fabuleux organisateur, tacticien et stratège, et en même temps nourri par une grande idée nationale pour donner de la force, de la fierté et de l’indépendance à l’Eléborance, cantonnée dans des régions marécageuses autour du lac. Un génie, une sorte de mini-Napoléon, ce Réginar… Ambitieux, certes, un brin mégalo et colérique, mais pourtant d'un raffinement et d'une timidité surprenants.

 

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Il avait pris et occupé Canarleurre pendant 2 mois, mais l’arrivée des montviliens sur le front sud, fin octobre, avait changé le cours de la guerre. Au nord, les Howlaks avaient aussi, enfin, remporté une grande victoire le 24… Réginar comprit que le plan hédonien tombait à l’eau et que les renforts n’arriveraient jamais.

 

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Il décida d’évacuer ses derniers soldats sur un bateau et brûla les autres dans le port, le soir du 2 novembre. Mais dans la nuit, un bateau montvillien nous intercepta et nous revînmes à Canarleurre en tant que prisonniers…

 

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- Simon : Et 2 jours plus tard, les hédoniens ont capitulé…

- Myrmécias : J'ai assisté à tout cela... Ce fut une belle aventure. Nous avons été récupérés par notre Géant, Monsieur Gilbert, dans les dunes, au printemps 2003. Mon rapport ne fit guère plaisir au Seigneur Tellinos et au Conseil, comme vous pouvez l’imaginer… Mon intérêt pour vos nations et vos péripéties fut considéré comme malsain et dangereux, c’est de là que date notre brouille. Puis les colons sont tous partis et Réginar a pu réaliser son projet de société mais pas ici, en Savoie, dans les Terres Protégées d’Aiguebelette.

     

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J’ai appris qu’il avait réussi à transformer l’Eléborance, à dominer les nations les plus belliqueuses et même à se faire des amis… Jusqu’à sa défaite finale en 2008 et son exil en Orchide… L’Eléborance est de nouveau divisée : une république, un royaume d’Onagrie, une fédération lacustrienne, un protectorat howlak… Mais il rebondira, j’en suis sûr !

- Madame Simon : Vous semblez très attiré par notre monde. Il n’est pas parfait, loin de là, mais il peut vous offrir des possibilités nouvelles. Il faut juste préparer le terrain et les esprits sans faire peur…

- Myrmécias : C’est bien mon intention. Demain matin, Tellinos réunit le Conseil des Archontes et des généraux, toutes les personnes dépositaires du secret de la réalité de Bédaoti. Il faut que de grandes et graves décisions sortent de cette réunion…

 

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- Simon : Vous pouvez nous aider aussi, de manière directe, Seigneur Myrmécias : Permettez-nous de communiquer avec notre base !

- Myrmécias : ...Ce serait de la haure trahison... Faut-il que j'aie vraiment confiance en vous pour oser imaginer faire cela... Eh bien... Votre appareil et le reste de votre équipe sont gardés sous le village abandonné, près de la station radio et de l'entrée que vous avez trouvés... Soit... Si c'est pour notre bien. Attendez de mes nouvelles demain matin. Et soyez sages. Ne tentez rien d'ici là.

- Simon : Merci. Vous avez toute notre gratitude. 

- Myrmécias : J'espère seulement que mon peuple aura la même gratitude quand nous aurons détruit son monde pour lui montrer le vrai... 

 

A bord du Sasgarion - Salle de conférence de l’Amral Enondradel

 

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Amiral Enondradel : Le Commandant  Frankel m’a rappelé il y a 15 minutes. Il a préféré abandonner ses postes avancés, d’autant plus qu’ils sont presque tous en plein soleil et que ça va être intenable dans la journée, plus pour des raisons physiologiques que militaires… Il a également fait décoller Gecko 11 pour ramener à bord les 6 blessés de l’attaque d’hier. Aucun autre mouvement de l’ennemi n’a pu être observé depuis. Et personne ne répond à nos appels radio réguliers.

Commissaire Hampföld : Frankel estime qu’il doit néanmoins rester sur place, tant que qu’aucune preuve de vie de l’expédition ne nous sera pas parvenue. Et il demande des renforts.

 

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- Professeur Greboren : C’est risqué, non ?

- Hardy : Frankel est encore le meilleur juge de sa situation sur place. Il doit penser aussi au fait que l’attaque aérienne a occasionné des pertes chez l’ennemi…

- Enondradel : Un seul hélicoptère sur 5…

- Hardy : …C’est suffisant pour montrer que la base dunaire est en capacité de se défendre efficacement, à présent que l’effet de surprise ne joue plus. Leur attaque était un moyen de pression. Mais si nous ne bougeons pas, ils seront bien obligés de nous contacter de nouveau, au moins pour évoquer le sort des époux Simon et de leur équipe...

- Chardonville : Oui, l’essentiel est d’arriver à renouer le dialogue.

- Enondradel : Pour ce que ça a servi jusque là…

 

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- Hardy : Notre approche n’était peut-être pas la bonne. Nous n’avons parlé que de nous, alors qu’il aurait fallu mettre les Grands Protecteurs dans la balance. L’attitude des Crépusculaires montre qu’ils sont dangereux autant pour nous que pour eux-mêmes, pour l’ensemble des mondes miniatures et la discrétion qu’implique leur survie. C’est un cas où les Grands ont toute compétence pour intervenir…

- Chardonville : Hardy a raison : En voulant se protéger, ces gens se sont exposés inconsidérément. Cela démontre que leur société n’est pas en mesure de gérer seule sa survie dans un milieu qui n’est plus sécurisé. Il y a quelque chose qui cloche dans leur organisation politique…

- Greboren : Ne jugeons pas trop vite… Sommes-nous d’ailleurs en qualité de le faire ?

- Hardy : Oui, depuis que nous sommes attaqués malgré nos annonces préliminaires de paix ! Depuis que 14 des nôtres sont retenus prisonniers, ou déjà morts peut-être, en plus de ceux que nous avons déjà perdus…

- Hampföld : Donc… C’est votre conclusion… Faire entrer les Grands dans la danse… Amiral ?...

- Enondradel : Oui… Ils sont décidément au centre de toutes les discussions, en ce moment… Vous le savez tous, un Grand du réseau reçoit aujourd’hui les montvilliens évacués avec le général Diride. Ils sont arrivés en voiture à Stella… J’ai bien sûr émis une protestation au sujet de cette arrivée dans la région, en raison du fait que le Sasgarion a été victime, très récemment, d’une tentative de prise de contrôle à distance par le général. On m’a garanti que les 750 nouveaux venus, dont 330 soldats de l’armée régulière, seront installés le plus loin possible d’ici, sans moyens personnels de nous atteindre, c'est-à-dire pas d’engins volants… Le fait est que pour eux, c’est la fin du voyage. Et il se pourrait bien que pour nous aussi…

Je comprends votre étonnement à tous… Monsieur le Commissaire ?...

 

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- Hampföld : Les nombreux et tristes événements actuels, nos graves pertes humaines et matérielles, nous renvoient à notre propre fragilité. Nous pouvons faire ce constat nous-mêmes, mais il est fait également par les Grands… Ce conflit imprévu dans la Baie d’Authie, avec une civilisation dont tout le monde ignorait tout, les inquiète. Notre mission commence à présenter trop de risques. Il est sans doute temps de penser concrètement à notre avenir, je dirais… Par la force des choses.

- Chardonville : Nous n’irons donc pas explorer la Normandie ?...

- Enondradel : Pas de cette façon, pas avec le Sasgarion. Voilà ce qui nous est proposé : Une famille de Grands met à notre disposition un agréable jardin et une remise prolongée par une véranda. C’est ici, à Groffliers, au lieu-dit "L'Arrochelle". Une centaine de colons casteignans y vivent déjà, depuis des années. C’est une région très calme, discrète et en même temps très proche de Berck ou de la Baie d’Authie. On peut facilement les rejoindre avec un simple Gecko.

- Madame Nedelkynn : C’était fatal. A force de venir ici et de passer pour des indigènes, il fallait bien qu’on s’y installe. Le Sasgarion étant lui-même une ville parfaitement autonome, nous avons déjà tout ce qu’il faut pour démarrer une vraie colonisation, comme c’était prévu. Et ces casteignans sont des agriculteurs, nous aurons besoin de leur savoir-faire.

 

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- Chardonville : Ce sera donc ici…

- Enondradel : Le Commissaire et moi-même rencontrons à nouveau la délégation des Grands cette nuit, dans le restaurant du Voltaire, après la fermeture. Madame Ludnarwera viendra pour évoquer l’aspect logistique et le Commandant Hardy pour les questions de sécurité. Il faut que le Comité soit unanimement d’accord, avant que l’annonce soit faite à tout le personnel civil et militaire… Je vous laisse réfléchir quelques minutes, le temps de prendre à part le Commandant dans mon bureau… Hardy ?...

- Hardy : Je vous suis.

 

 

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- Enondradel : …Voilà la situation… Vous l’avez compris, les Grands ne nous laissent pas le choix.

- Hardy : Et ils ont bien raison. Nos imprudences risquent de leur donner une notoriété dont ils se passent très bien… Même faisant partie du Comité, je suis toujours un peu surpris d’être mis au courant des grandes choses avant tous les autres officiers plus gradés que moi…

- Enondradel : Vos fonctions sont lourdes et particulières… Elles vous pèsent souvent, surtout en ce moment, mais vous les assumez avec une efficacité inégalée dans le reste du corps des officiers. Vous avez bien le droit, de temps en temps, à un léger coup de mou, bien sûr…

 

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- Hardy : Pardon !?...

- Enondradel : Oui, je me suis laissé dire que ce matin, disons… Bref, tout cela n’est pas bien grave…

- Hardy : …Je n’y crois pas !.... Chardonville a cafté ?

- Enondradel : Je ne vois pas qui mieux que vous pourrait assurer la sécurité du Sasgarion. La mésaventure dramatique de Monsieur Wilfrid nous rappelle que nous avons un devoir de confiance et de sérénité entre nous, et une obligation de nous ménager mutuellement, parce que nos forces morales et physiques ne sont pas illimitées…

- Hardy : Vous essayez de me demander quelque chose ?

- Enondradel : Oui. De vous rendre immédiatement sur la base dunaire pour tenter de parler avec les Crépusculaires, ou quelque soit leur vrai nom, les localiser, obtenir la libération des nôtres, faire le lien avec les Grands… Qui arriveront dans la Baie d’Authie demain matin, mardi. Il serait bon que tout soit réglé avant la fin de l’après-midi… La chaleur va atteindre un pic, mais le temps est annoncé orageux en fin de journée… Si une évacuation massive a lieu demain, il faut qu’elle soit terminée avant la pluie, c’est mieux…

 

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 - Hardy : Comment les Grands vont-ils procéder ? Il y a sûrement des milliers de personnes, là-bas…

- Enondradel : Comme la marée sera haute, ils vont venir en bateau depuis Etaples. Avec des glacières, c’est très pratique. Vous les guiderez sur la zone où doit se trouver la cité principale qui doit être enfouie dans le sable, ils la dégageront sans demander l’avis de personne et ils ordonneront aux gens de monter dans ces… Véhicules. Ils en ramasseront autant que possible, quitte à revenir plus tard… Frankel s’occupera dès ce matin de rassembler les tribus calogiennes autour de la base dunaire. Les Grands vous emporteront aussi, en raison des vents forts qui risquent de se lever ce soir. Alors ?

- Hardy : J’accepte la mission. Je pars à 9h00 précises à bord de Gecko 8. Il est armé…      

- Enondradel : Bien… Bonne chance, mon ami. 

 

 

9h30 – Quelque part dans les dunes, revoilà le Colonel Fresnize… Mais que fait-il là ?...

 

 

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- Colonel Fresnize : Messieurs, cette chaleur est oppressante, mais nous ne devons pas nous endormir ! Si nos éclaireurs sont moins cons qu’ils en ont l’air, nous avons bien devant nous une bande de guerriers hostiles…

 

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…Et en effet, ils se cachent à tout juste 50 centimètres de là, derrière un repli sablonneux.

 

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En quelques secondes, ils surgissent de chaque côté de la colonne montvillienne.

 

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L’assaut est furieux et les hommes de Fresnize sont à deux pattes de mouche de perdre pied, mais la ligne tient bon malgré tout.

 

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Fresnize, sans doute galvanisé par l’air marin, entraîne ses hommes dans une contre-attaque qui surprend les calogiens.

 

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Les montvilliens reprennent le dessus. Ils ne reste plus qu’à capturer quelques indigènes pour les faire parler, soigner les soldats qui ont été assommés ou qui sont en train d’être avalés par le sable fin et brûlant, et fêter la toute première victoire du colonel Fresnize, après 11 ans de carrière d’officier... Mais qu’est-ce qu’il fout là ?...

 

 

 Berck-sur-Mer – 22 boulevard de Boulogne – 10h45

 

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- Général Diride : …Et là, vous m’entendez ?... Allô !!... Lieutenant, allez-vous enfin régler ce haut-parleur ?!

- Le lieutenant : J’y viens, j’y viens, Mon Général…

- Diride : …Vous m’entendez, maintenant ?... 1, 2, 3, 4, 5 ?… Ba-bé-bi-bo-bu ?...

 

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- Le Grand : Je vous entends, Général Diride.

- Diride : Ah ! Bon, c’est quand même mieux que d’avoir à crier !

Le Grand : Eh ben, ne criez pas, ce n’est plus la peine… En revanche, si vous ne voulez pas que je crie aussi, il va falloir être convaincant…

- Diride : Je ne comprends pas ! On me fait venir ici, on me convoque ! Je sais tout ce que je… Ce que nous devons au Réseau, mais j’espérais un minimum de considération !

 

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- Le Grand : Vous êtes là parce que vous avez été obligés de quitter votre pays. Même dans les Serres d’Aiguebelette, on ne veut plus de vous… Votre éloignement était nécessaire. Je vous aurais bien laissé vous installer en paix à Stella Plage, mais dès votre arrivée, vous avez commencé par entortiller Monsieur Codevelle pour qu’il dépose hier soir, dans les dunes de la baie, très au sud de la ville, un contingent militaire… Je lui ai dit que c’était une erreur.

- Diride : Quel contingent ? C’est une expédition… Géographique !

 

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- Le Grand : Vous les démarrez bien loin, vos expéditions ! Il s’agissait, disiez-vous, de porter secours à des colons oubliés là il y a quelques années…

- Diride : Je trouve que c’est très altruiste de ma part.

- Le Grand : Mais la vérité, c’est que vous cherchez la base dunaire des montvilliens, pour faire pression sur le Sasgarion, que vous tenez tant à récupérer. 

- Diride : Et c’est tout ce qu’il y a de plus normal et légal, Monsieur Asselin ! Vous n’avez pas à vous en mêler ! C’est une démarche intérieure miniature qui n’est pas de votre compétence politique. Les responsables de la Cité volante sont des séditieux. Ils l’ont détourné de son devoir, qui est de restaurer l’Etat en Montvillange, et l’Etat, c’est moi ! J’en suis la plus haute autorité !

 

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- Le Grand : Plus maintenant… Les Opalonais ont été repoussés, l’Howlakie a renoncé à son attaque à cause du congrès des Etats d’Eléborance, qui a démarré à l’initiative du roi d’Onagrie, et il y a un gouvernement provisoire montvillien. Et vous n’y êtes pas…

- Diride : …Quoi ?...

- Le Grand : Par ailleurs, la situation est déjà bien assez compliquée dans la Baie d’Authie. Nous ne pouvons pas permettre que vous attaquiez vous aussi la base dunaire…

 

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- Diride : Comment ça, « nous aussi » ?... Voilà autre chose… Pourquoi ne suis-je au courant de rien ? Il faut qu’on parle !

- Le Grand : Nous parlerons tant que vous voudrez de vos projets, tant qu’ils se cantonneront au jardin de Monsieur Codevelle à Stella. Pour le reste… Nous prenons les choses en main, avec l’aide de l’Amiral Enondradel… En qui nous avons toute confiance.

- Diride : …Je suis atterré… Alors vous êtes en train de me dire que je suis là en villégiature ! Je n’ai même plus de patrie, alors, je ne suis plus qu’un réfugié ?!

 

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- Le Grand : Pourquoi est-ce un problème ? Vous allez vous plaire, ici… Ne pensez plus au Sasgarion, et ne parlons plus de « haute autorité », ni de « compétence politique ». Contentez-vous de cultiver sagement votre jardin… De toute façon, la question de la Baie d’Authie sera réglée demain et d’ici là, je ne veux plus d’esclandre.

 

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- Diride : …Et vous, bon sang, est-ce que vous allez arrêter de bouffer ?!!

 

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- Le lieutenant : Mon Général, j’ai une communication de notre station à Stella. Ils ont eu un contact avec le Colonel Fresnize, dans la Baie… Il semble qu’il ait dû engager la bataille, contre une tribu calogienne…

- Diride : …Encore ?...

- Le lieutenant : Oui, mais cette fois, il a gagné. Il… Mon Général, je suis désolé, mais… Fresnize a annoncé qu’il avait localisé la base dunaire montvillienne et qu’il allait l’investir dans l’après-midi… Le contact a été perdu à ce moment-là…

- Diride : …Pourquoi rien n’est jamais simple ?...

- Le Grand : …Sinon, nous avons aussi une riante petite colonie sur l’île d’Ouessant…

 

 

 

La Baie d'Atuthie garde encore ses secrets.

 

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Sous la surface bucolique, tout un monde se déploie, encore inconnu et toujours redoutable. Les montvilliens réussiront-ils à limiter la casse et le Commandant Hardy pourra-t-il enfin passer une bonne nuit ?

 

LA SUITE DANS : LA SUITE

 

 

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Published by SASGARION
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